BTS NDRC, bloc 2 : relation client à distance et digitalisation

Cours : créer et entretenir la relation client à distance

Le client s'informe en ligne et compare avant d'appeler ou d'acheter : l'entreprise doit être cohérente sur tous ses canaux. Ce cours donne les méthodes pour cartographier le parcours client, choisir un CRM, prospecter et vendre à distance dans les règles de 2026, concevoir une landing page et un e-mail de prospection, automatiser le suivi des prospects, préparer un appel et tenir la base à jour. Il prépare à l'étude de cas 1 et à l'étude de cas 2.

L'entreprise des exemples : ConseilOr

Comme dans les études de cas, les exemples se passent chez ConseilOr (entreprise fictive), qui accompagne les entreprises dans leur stratégie de digitalisation et de vente omnicanale. Ce cours suit son centre de relation client, qui prospecte des entreprises, son offre phare AuditOr et sa boutique en ligne d'équipements pour le télétravail ; ses logiciels open source, dont le CRM SuiteCRM, sont hébergés sur Internet. Tous les chiffres sont fictifs.

Sources : DGCCRF – démarchage téléphonique (2026) ; Bpifrance Création – rétractation en ligne (2026) ; Commission européenne – article 50 du règlement sur l'IA (2026)

Le parcours client à l'ère de la connectivité

Le parcours client décrit les étapes que traverse un client et, à chacune, ses points de contact avec l'entreprise, en ligne (site, avis, e-mail, chat) ou hors ligne (salon, appel, rendez-vous). Connecté, le client ne suit plus seul un entonnoir : il interroge son entourage et lit les avis. Philip Kotler (Marketing 4.0) décrit cinq étapes, les « 5A » : prise de conscience (aware), séduction (appeal), questionnement (ask), action (act) et recommandation (advocate). Les avis des clients satisfaits nourrissent le questionnement des suivants. Le parcours se simplifie souvent en quatre étapes : besoin (prise de conscience et séduction), recherche (questionnement), achat (action) et post-achat (utilisation, puis recommandation).

Source : American Marketing Association – les 5A de Kotler (2018)

Les cinq étapes du parcours client à l'ère de la connectivité, ou « 5A », illustrées par le dirigeant d'une PME qui découvre l'audit AuditOr de ConseilOr : 1, prise de conscience, il découvre ConseilOr par une publication LinkedIn ou un salon ; 2, séduction, il retient quelques cabinets grâce au site, à une vidéo, à une étude de cas ; 3, questionnement, il compare grâce aux avis, au webinaire et à un appel au centre de relation client ; 4, action, il signe le devis et accueille l'audit dans ses locaux ; 5, recommandation, il témoigne et recommande ConseilOr à un confrère.
Schéma 1. Le parcours « 5A » du dirigeant d'une PME qui découvre l'audit AuditOr de ConseilOr.
  • Multicanal : des canaux séparés ; le conseiller au téléphone ignore ce que le client a fait sur le site.
  • Cross-canal : le client combine les canaux pour un même achat (devis en ligne, signature en rendez-vous).
  • Omnicanal : tous les canaux partagent les mêmes données ; le client passe de l'un à l'autre sans rupture ni répétition. C'est le parcours « sans couture ».

L'omnicanal suppose une vision à 360 degrés : un référentiel client unique, partagé par le marketing, les ventes et le service client, au lieu de fichiers séparés (organisation en silos). Pour cartographier un parcours, on relève à chaque étape les points de contact et les irritants, puis on propose une action par irritant (fiche outils de communication à distance et expérience client). Pour AuditOr :

ÉtapePoints de contact en lignePoints de contact hors ligne
Prise de consciencePublication LinkedIn, articleSalon, conférence
SéductionSite, vidéoPlaquette remise au salon
QuestionnementAvis, chat, webinaireAppel au CRC, rendez-vous
ActionDevis signé en ligneAudit dans les locaux du client
RecommandationAvis, témoignage publiéRecommandation à un confrère

Le CRM, mémoire de la relation client

Le CRM (Customer Relationship Management, gestion de la relation client) centralise l'historique de chaque client et prospect : contacts, échanges datés, opportunités suivies étape par étape (le pipeline), devis, campagnes, demandes du service client, tableaux de bord. Relié à la téléphonie, il affiche la fiche du client dès que son appel arrive : c'est l'outil de la vision à 360 degrés. ConseilOr utilise SuiteCRM, logiciel open source : son code est public et modifiable, et il est gratuit quel que soit le nombre d'utilisateurs.

Source : SuiteCRM – site de l'éditeur (2026)

CRM ou PGI ?

Le PGI (progiciel de gestion intégré, ERP en anglais) gère dans une base unique les processus internes : achats, stocks, facturation, comptabilité, paie. Le CRM est tourné vers le client ; les deux se complètent : un audit suivi dans le CRM jusqu'à la signature est facturé par le PGI.

Choisir un CRM

On liste les besoins des futurs utilisateurs, on fixe les critères (fonctions, simplicité, liens avec la téléphonie et le PGI, sécurité des données, coût, assistance), on fait tester deux ou trois solutions, puis on prévoit la reprise des données et la formation. Le logiciel en ligne par abonnement (SaaS) se paie par utilisateur et par mois ; l'éditeur l'héberge et le met à jour. Le logiciel open source ne coûte rien en licence, mais il faut l'installer, l'héberger et le maintenir (mises à jour, sécurité), souvent avec un prestataire.

Coût total sur trois ans = coûts de mise en place + coûts mensuels × 36 + coûts annuels × 3

Exemple : le CRM d'une PME cliente de ConseilOr

Une PME cliente veut équiper 10 utilisateurs et compare deux offres (prix HT). En ligne : 39 € par utilisateur et par mois, 600 € de mise en route. Open source : installation et reprise des données 3 900 €, hébergement 70 € par mois, maintenance 1 200 € par an.

En ligne : 10 × 39 × 36 + 600 = 14 640 €, soit 14 640 ÷ (10 × 36) = 40,67 € par utilisateur et par mois. Open source : 3 900 + 70 × 36 + 1 200 × 3 = 10 020 €, soit 27,83 €. Économie = 14 640 – 10 020 = 4 620 €, soit 4 620 ÷ 14 640 × 100 = 31,6 % du coût de l'offre en ligne.

Le centre de relation client et la prospection à distance

Le centre de relation client (CRC) traite les contacts entrants (demandes, réclamations) et sortants (prospection, relances) par téléphone, e-mail, chat, SMS ou visioconférence ; celui de ConseilOr prospecte des entreprises (atouts et limites de chaque canal : fiche supports et médias). Le marketing entrant (inbound) attire des prospects venus d'eux-mêmes : référencement naturel (classement gratuit dans les moteurs de recherche), blog, réseaux sociaux, landing page avec contenu offert, webinaire, chat ; il coûte peu par contact mais agit lentement (fiche inbound marketing). Le marketing sortant (outbound) va les chercher : appel, e-mailing, SMS, publipostage, publicité en ligne ; rapide et ciblé, il est encadré par ces règles :

CanalVers un particulier (B to C)Vers un professionnel (B to B)Dans chaque sollicitation
TéléphoneConsentement préalable depuis le 11 août 2026 (acte positif, valable un an au plus, preuve gardée au moins trois ans), sauf appel lié à un contrat en cours ou vente de journaux et magazines. Du lundi au vendredi, 10 h-13 h et 14 h-20 h, hors jours fériés (sauf créneau précis accepté), quatre appels au plus en 30 joursPossible si l'offre concerne sa profession ; personne informée et libre de s'opposer simplement et gratuitementIdentité de l'entreprise, numéro non masqué, refus des appels suivants possible
E-mail, SMSConsentement préalable (case non précochée), sauf client qui a déjà acheté, pour des produits ou services analoguesPossible si le message concerne sa profession, avec information et droit d'opposition ; adresses génériques (contact@) hors de ces règlesIdentité de l'expéditeur, désinscription simple et gratuite

Sources : DGCCRF – démarchage téléphonique (2026) ; CNIL – prospection commerciale par téléphone (2026) ; CNIL – prospection par e-mail et SMS (2026)

Un lien de désinscription ne remplace pas le consentement d'un particulier.

Comparaison des règles de la prospection à distance selon la cible. Vers un particulier (B to C), accord préalable : au téléphone, consentement préalable depuis le 11 août 2026 ; par e-mail ou SMS, case non précochée ; exception pour l'e-mail et le SMS, le client déjà acquis, pour des produits analogues ; appels du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h. Vers un professionnel (B to B), droit d'opposition : offre en rapport avec son métier, personne informée lors de la collecte, opposition simple et gratuite ; les adresses e-mail génériques comme contact@ échappent à ces règles.
Schéma 2. Prospecter à distance : accord préalable des particuliers, droit d'opposition des professionnels.

Exemple : qui le CRC peut-il appeler ?

Pour ses cabines acoustiques, le CRC peut appeler 620 – 35 = 585 entreprises (35 se sont opposées) et, parmi les 280 particuliers clients de la boutique, les 90 qui ont un consentement valable (un achat passé ne vaut pas consentement) : 675 appels. À 6 minutes par appel (tentatives, échange, saisie dans le CRM), 675 × 6 ÷ 60 = 67,5 heures ; au coût horaire complet d'un téléacteur (salaire, cotisations patronales, poste de travail et encadrement) de 24 €, la campagne coûte 67,5 × 24 = 1 620 €, soit 1 620 ÷ 675 = 2,40 € par appel.

Landing page et e-mail de prospection

La landing page (page d'atterrissage) accueille l'internaute qui a cliqué sur un e-mail, une annonce ou une publication. Consacrée à une seule offre, elle vise une seule action (télécharger, s'inscrire, demander un devis) et comporte :

  • un titre qui annonce le bénéfice, trois ou quatre points clés et une preuve (témoignage, chiffre) ;
  • un formulaire court, une mention d'information et une case non précochée pour accepter d'être recontacté ;
  • un seul appel à l'action, bien visible ;
  • aucun menu ni lien de sortie, et un affichage rapide sur téléphone.

Pour un particulier, prévoyez une case distincte « J'accepte d'être appelé » : télécharger un guide ne vaut pas consentement aux appels.

Rédiger un e-mail de prospection B to B

  1. Choisir la cible (directeurs commerciaux de PME) et l'action attendue.
  2. Écrire un objet court et concret, complété par le pré-en-tête (texte affiché après l'objet).
  3. Partir du besoin du destinataire, présenter l'offre, apporter une preuve, placer un bouton vers la landing page.
  4. Signer, identifier l'expéditeur, ajouter le lien de désinscription (fiche écrits digitaux).
IndicateurFormule
Taux de délivrabilitée-mails délivrés ÷ e-mails envoyés × 100
Taux d'ouvertureouvreurs ÷ e-mails délivrés × 100
Taux de cliccliqueurs ÷ e-mails délivrés × 100
Taux de réactivitécliqueurs ÷ ouvreurs × 100
Taux de désinscriptiondésinscrits ÷ e-mails délivrés × 100
Taux de conversion de la landing pageformulaires remplis ÷ visites de la page × 100
Coût par contactcoût total ÷ contacts obtenus

Exemple : l'e-mail « livre blanc » de ConseilOr

ConseilOr propose son livre blanc « Digitaliser sa relation client » à 4 000 contacts professionnels : 3 880 e-mails délivrés, 1 164 ouvreurs, 194 cliqueurs (autant de visites de la landing page), 78 formulaires remplis ; coût : 936 €.

Délivrabilité = 3 880 ÷ 4 000 × 100 = 97,0 % ; ouverture = 1 164 ÷ 3 880 × 100 = 30,0 % ; clic = 194 ÷ 3 880 × 100 = 5,0 % ; réactivité = 194 ÷ 1 164 × 100 = 16,7 % ; conversion de la page = 78 ÷ 194 × 100 = 40,2 % ; coût par contact = 936 ÷ 78 = 12 € : deux visiteurs sur cinq remplissent le formulaire.

À l'épreuve E5

À l'épreuve pratique E5B (40 minutes sur poste informatique, sans préparation), l'examinateur ne pose aucune question : seul compte ce qui est produit sur le site. La première question compte toujours pour 10 points sur 20 ; sur WordPress, elle demande un article d'au moins 150 mots à partir d'une annexe : les règles d'écriture de la landing page s'y appliquent (titre clair, paragraphes courts, appel à l'action).

Vendre à distance dans les règles

Un contrat est conclu à distance quand vendeur et client ne sont pas réunis (site, téléphone, e-mail). Le code de la consommation protège le consommateur ; avec un professionnel, comme pour AuditOr, s'appliquent surtout le contrat et les conditions générales de vente (CGV), communiquées à tout client professionnel qui les demande. Vendre à un particulier impose de :

  1. informer avant la commande : vendeur, caractéristiques, prix TTC et frais de livraison, date de livraison, paiement, droit de rétractation, garanties, médiateur de la consommation ;
  2. faire valider un récapitulatif corrigeable par un bouton « commande avec obligation de paiement », puis accuser réception par voie électronique ;
  3. livrer à la date annoncée ou, à défaut, dans les 30 jours ;
  4. permettre la rétractation pendant 14 jours et rembourser dans les 14 jours qui suivent.

Source : Entreprendre.service-public.fr – règles du commerce en ligne (2026)

Rétractation et remboursement

  • Délai : 14 jours, sans justification, à partir du lendemain de la réception du bien (de la conclusion du contrat pour un service) : dernier jour = date de réception + 14 jours, reporté au premier jour ouvrable s'il tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié ; prolongé de 12 mois si le client n'en a pas été informé.
  • Exercice : formulaire, déclaration ou fonction en ligne ; renvoyer le colis sans rien dire ne suffit pas. Le bien revient dans les 14 jours, aux frais du client s'il en a été informé.
  • Remboursement : toutes les sommes versées, livraison comprise, sauf le supplément d'une livraison plus chère que la standard ; même moyen de paiement, sauf accord du client ; le vendeur peut attendre le retour du bien ou la preuve de son expédition.
  • Exceptions : bien fabriqué selon les spécifications du client ou nettement personnalisé, périssable, descellé non renvoyable pour des raisons d'hygiène ; service entièrement exécuté avant la fin du délai, avec l'accord du client.

Source : Service-public.fr – délai de rétractation (2026)

Exemple : une rétractation sur la boutique de ConseilOr

Un particulier reçoit le samedi 10 octobre 2026 un casque-micro à 129 € TTC, livré en express (14,90 €, contre 5,90 € en standard). Dernier jour pour se rétracter : 10 + 14 = samedi 24 octobre, reporté au lundi 26 octobre.

Il clique sur « renoncer au contrat ici » le mercredi 14 octobre : ConseilOr accuse réception et le rembourse au plus tard le mercredi 28 octobre, de 129 + 5,90 = 134,90 € ; le supplément de l'express (14,90 – 5,90 = 9,00 €) reste à sa charge. Garanties et prix de référence des promotions : fiche droit de la consommation et du web.

Le marketing automation

Le marketing automation déclenche des actions sans intervention humaine, selon le comportement ou le profil du contact : e-mail, SMS, changement de segment, tâche pour un téléacteur. Relié au CRM, il sert surtout à faire mûrir les prospects (nurturing) par des contenus utiles envoyés pas à pas.

Le scoring

Le scoring attribue des points au profil du prospect (fonction, taille de l'entreprise) et à son comportement (téléchargement, clic, inscription, visite des pages d'offre). À partir d'un seuil, le prospect est jugé « chaud » et le CRC l'appelle ; en dessous, il reste dans le scénario. Mautic, logiciel open source de marketing automation cité dans l'étude de cas 1, gère ainsi des points : un déclencheur prévient un commercial quand un contact atteint le seuil.

Sources : Mautic – dépôt officiel du logiciel (2026) ; Documentation Mautic – points (version 7.1, consultée en 2026)

Frise du scénario automatisé « livre blanc » de ConseilOr et des points du scoring : jour 0, envoi du livre blanc après le formulaire, 15 points ; jour 3, e-mail présentant une étude de cas, 5 points par clic ; jour 8, invitation au webinaire, 20 points pour l'inscription ; jour 15, e-mail menant à la page AuditOr, 10 points pour la visite ; à 60 points, le prospect est jugé chaud et le centre de relation client le rappelle sous 48 heures.
Schéma 3. Le scénario automatisé « livre blanc » de ConseilOr et les points du scoring.

Exemple : le scoring du scénario « livre blanc »

Les 78 contacts du livre blanc suivent ce scénario (schéma 3), avec des points de profil : dirigeant ou directeur commercial, 15 points ; entreprise de 20 salariés ou plus, 10 points. Seuil d'appel : 60 points.

Mme Roux, directrice commerciale d'une PME de 45 salariés, a cliqué deux fois, s'est inscrite au webinaire et a visité la page AuditOr : 15 + 2 × 5 + 20 + 10 + 15 + 10 = 80 points, elle est appelée. M. Petit, gérant d'une entreprise de 8 salariés, a cliqué une fois et visité la page : 15 + 5 + 10 + 15 = 45 points, il reste dans le scénario. En trois semaines, 21 contacts atteignent le seuil : 21 ÷ 78 × 100 = 26,9 % sont transmis au CRC.

Préparer et conduire un appel de prospection

Au téléphone, l'interlocuteur raccroche facilement : tout se prépare avec des outils d'aide à la vente (fichier qualifié, fiche prospect du CRM, guide d'entretien, plan de découverte, argumentaire, fiche de traitement des objections, modèles d'e-mail). Le guide d'un appel sortant suit la méthode CROC (contact, raison, objectif, congé) ; celui d'un appel entrant, la méthode CERC (contact, écoute, réponse, congé).

ÉtapeCe que fait le téléacteurExemple : Inès propose les cabines acoustiques
ContactSe présenter, vérifier l'interlocuteur« Bonjour Madame Lefort, Inès, de ConseilOr. Avez-vous deux minutes ? »
RaisonDonner un motif réel, tourné vers l'interlocuteur« Vous avez téléchargé notre guide sur le bruit en open space : vous a-t-il été utile ? »
ObjectifDécouvrir par des questions ouvertes, reformuler, viser l'objectif« Combien de personnes téléphonent en même temps ? […] Mardi 10 h ou jeudi 15 h pour une démonstration en visioconférence ? »
CongéRécapituler, confirmer par écrit, remercier, noter dans le CRM« Jeudi 15 h, c'est noté ; je vous le confirme par e-mail. Merci, Madame Lefort. »

L'argumentaire CAP

Chaque argument relie une caractéristique de l'offre, l'avantage que le client en retire (formulé avec « vous ») et une preuve vérifiable :

CaractéristiqueAvantage pour le clientPreuve
Cabine posée sans travaux en une demi-journéeVos équipes l'utilisent le lendemain, sans fermer le plateauPlanning d'installation écrit dans le devis
Ventilation et éclairage intégrésDes appels longs sans fatigue ni chaleurEssai gratuit de 15 jours
Location à 189 € HT par moisUn budget mensuel prévisible, sans investissement lourdSimulation chiffrée jointe au devis

Traiter les objections

Une objection n'est pas un refus : le client veut souvent être rassuré. On la traite en quatre temps : écouter, reformuler, répondre, vérifier (fiche situation de communication et de négociation).

ObjectionTechniqueRéponse possible
« C'est trop cher. »Fractionnement« La location revient à 189 € HT par mois, environ 9 € par jour ouvré. »
« Nos téléconseillers ont déjà des casques. »Compensation« Le casque protège celui qui le porte ; la cabine protège aussi ses voisins du bruit. »
« Je n'ai pas le temps. »Question alternative (objection souvent prétexte) : proposer un autre moment« Quinze minutes en visioconférence jeudi ou vendredi : quel moment vous arrange ? »

À l'épreuve E5

Présentez l'argumentaire en tableau (au moins trois arguments tirés des documents du sujet) : chaque avantage parle au client, chaque preuve est vérifiable. Rédigez les réponses aux objections comme vous les diriez au téléphone.

La fiche prospect et la base de données à jour

Le client entre en relation par la voix (appel, demande de rappel, visioconférence) ou par écrit, en direct (chat, chatbot, messagerie) ou en différé (e-mail, formulaire, réseaux sociaux, courrier). Chaque contact alimente la fiche du CRM, qui réunit l'entreprise (raison sociale, secteur, effectif), le contact (nom, fonction, coordonnées professionnelles), l'origine et le cadre légal (source, date de collecte, consentement ou opposition), la qualification (besoin, budget, décideur, échéance) et le suivi (historique, prochaine action, dernier contact venant du prospect).

Mettre la base à jour

  1. Vérifier les informations à chaque contact et les corriger aussitôt dans le CRM.
  2. Traiter chaque semaine les e-mails en erreur et les numéros non attribués ; dédoublonner.
  3. Lancer chaque année une campagne de requalification : e-mail de confirmation, puis appel à ceux qui n'ont pas répondu.
  4. Supprimer ou archiver les fiches arrivées au terme de leur durée de conservation.

Le RGPD impose une finalité précise, des données limitées au nécessaire, l'information des personnes, le respect de leurs droits (accès, rectification, effacement, opposition) et un fichier sécurisé. Les données d'un prospect se conservent trois ans à compter de leur collecte ou du dernier contact venant de lui (un clic dans un e-mail, une demande). Au terme de ce délai, on peut lui demander s'il veut rester en contact ; sans réponse positive, on supprime ou on archive.

Source : CNIL – conservation des données des prospects (2022)

Exemple : le nettoyage du fichier de ConseilOr

Au 2 novembre 2026, le fichier compte 4 800 prospects, dont 576 collectés avant le 2 novembre 2023 sans contact venant d'eux depuis. Sans réponse positive à une dernière demande, ils sont supprimés : il reste 4 800 – 576 = 4 224 fiches.

ConseilOr estime que 15 % des fiches deviennent fausses chaque année : 4 224 × 15 % = 633,6, soit 634 fiches à corriger dans l'année, environ 53 par mois (fiche collecte et protection des données).

Pour aller plus loin :

DGCCRF – démarchage téléphonique (2026)

CNIL – prospection par e-mail et SMS (2026)

Entreprendre.service-public.fr – règles du commerce en ligne (2026)

Exercices

Le CRM d'une PME cliente de ConseilOr


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ConseilOr (entreprise fictive) accompagne les entreprises dans leur stratégie de digitalisation et de vente omnicanale. Son centre de relation client prospecte des entreprises par téléphone, e-mail, chat et SMS ; elle vend aussi en ligne des équipements pour le télétravail et la relation client à distance. En septembre 2026, une PME cliente, qui fait le négoce de fournitures de bureau, veut équiper de son premier CRM ses 14 utilisateurs (commerciaux et assistants). Inès, alternante en BTS NDRC chez ConseilOr, compare deux offres sur trois ans (document 1).

Complétez l'annexe, puis répondez aux questions d'analyse.


Document 1 – Les deux offres de CRM étudiées (prix HT)

ÉlémentOffre A : logiciel en ligne par abonnementOffre B : logiciel open source hébergé
Licence ou abonnement42 € par utilisateur et par moisGratuite, quel que soit le nombre d'utilisateurs
Mise en place (une fois)Mise en route et formation : 1 500 €Installation, paramétrage et reprise des données : 5 400 €
HébergementCompris dans l'abonnement85 € par mois
Mises à jour et assistanceComprises dans l'abonnementContrat de maintenance : 1 800 € par an

Annexe (coût des deux offres sur trois ans : arrondir les montants au centime, le pourcentage à une décimale)

QuestionRéponse
Coût total de l'offre A sur trois ans (€ HT)
Coût total de l'offre B sur trois ans (€ HT)
Économie réalisée avec l'offre B (€ HT)
Économie en pourcentage du coût de l'offre A (%)
Coût de l'offre A par utilisateur et par mois (€ HT)
Coût de l'offre B par utilisateur et par mois (€ HT)

Questions d'analyse

Le dirigeant voudrait aussi suivre ses stocks, sa facturation et sa paie dans une base de données unique. Quel logiciel répond à ce besoin ?


Quelles contraintes de l'offre B la PME doit-elle anticiper ? (plusieurs réponses)




L'invitation au webinaire et le scoring des inscrits


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ConseilOr (entreprise fictive) accompagne les entreprises dans leur stratégie de digitalisation et de vente omnicanale. Son centre de relation client prospecte des entreprises par téléphone, e-mail, chat et SMS ; elle vend aussi en ligne des équipements pour le télétravail et la relation client à distance. En octobre 2026, ConseilOr a invité par e-mail des contacts professionnels à son webinaire « Organiser la prospection à distance en 2026 ». L'e-mail menait à une landing page d'inscription (document 1). Chaque inscrit entre ensuite dans un scénario de marketing automation qui lui attribue des points (document 2).

Complétez les annexes, puis répondez aux questions d'analyse.


Document 1 – Résultats de l'invitation (octobre 2026)

ÉlémentValeur
E-mails envoyés5 600
E-mails délivrés5 460
Ouvreurs1 365
Cliqueurs (visites de la landing page)328
Désinscrits38
Inscriptions (formulaires remplis)123
Coût de l'opération (outil d'e-mailing, rédaction, landing page)1 230 €

Document 2 – La grille de scoring et deux inscrits

Action ou profilPoints
Inscription au webinaire20
Participation au webinaire25
Clic dans un e-mail du scénario (par clic)4
Visite de la page AuditOr12
Fonction de direction (dirigeant, directeur commercial)15
Entreprise de 50 salariés ou plus10

Seuil de transmission au CRC : 70 points. Mme Garcia, directrice commerciale d'une entreprise de 30 salariés, s'est inscrite, a participé au webinaire, a cliqué deux fois et a visité la page AuditOr. M. Morel, chargé de marketing d'une entreprise de 120 salariés, s'est inscrit sans participer, a cliqué trois fois et a visité la page AuditOr.


Annexe 1 (résultats de l'e-mail et de la landing page : arrondir les taux à une décimale, le coût au centime)

QuestionRéponse
Taux de délivrabilité (%)
Taux d'ouverture (%)
Taux de clic (%)
Taux de réactivité (%)
Taux de désinscription (%)
Taux de conversion de la landing page (%)
Coût par inscrit (€)

Annexe 2 (scores des deux inscrits, en points)

QuestionRéponse
Score de Mme Garcia (points)
Score de M. Morel (points)

Questions d'analyse

Lesquels de ces destinataires ConseilOr pouvait-elle inviter sans leur accord préalable ? (plusieurs réponses)


Quel élément faut-il retirer de la landing page d'inscription ?




Rétractations sur la boutique en ligne de ConseilOr


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ConseilOr (entreprise fictive) accompagne les entreprises dans leur stratégie de digitalisation et de vente omnicanale. Son centre de relation client prospecte des entreprises par téléphone, e-mail, chat et SMS ; elle vend aussi en ligne des équipements pour le télétravail et la relation client à distance. En novembre 2026, Inès, alternante en BTS NDRC au centre de relation client, traite les demandes de rétractation de clients particuliers de la boutique (document 1). La livraison standard coûte 5,90 € TTC ; les conditions générales de vente informent le client que les frais de retour sont à sa charge. Aucune des dates limites ne tombe un jour férié.

Complétez l'annexe, puis répondez aux questions d'analyse.


Document 1 – Les demandes de novembre 2026

ClientCommande et livraisonRéception du colisDemande
ACasque-micro à 149 € TTC ; livraison standard (5,90 €)Lundi 9 novembre 2026Fonction « renoncer au contrat ici » utilisée le jeudi 12 novembre
BWebcam à 89 € TTC et lampe à 39 € TTC ; livraison express (14,90 €)Samedi 14 novembre 2026Se demande jusqu'à quand il peut se rétracter
CCabine acoustique fabriquée à ses dimensions et à ses couleursLundi 2 novembre 2026Veut se rétracter le vendredi 6 novembre

Annexe (dates : indiquer le jour du mois de novembre 2026 ; montants au centime)

QuestionRéponse
Client A : dernier jour pour se rétracter (jour de novembre)
Client A : montant à rembourser (€ TTC)
Client A : date limite du remboursement (jour de novembre)
Client B : dernier jour pour se rétracter (jour de novembre)
Client B : montant à rembourser s'il se rétracte pour toute sa commande (€ TTC)
Client B : supplément de livraison qui reste à sa charge (€ TTC)

Questions d'analyse

Le client C veut se rétracter pour sa cabine fabriquée à ses dimensions et à ses couleurs. Que lui répond Inès ?


Lesquelles de ces pratiques de la boutique sont conformes ? (plusieurs réponses)




La campagne d'appels de novembre et le fichier de prospects


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ConseilOr (entreprise fictive) accompagne les entreprises dans leur stratégie de digitalisation et de vente omnicanale. Son centre de relation client prospecte des entreprises par téléphone, e-mail, chat et SMS ; elle vend aussi en ligne des équipements pour le télétravail et la relation client à distance. Pour présenter ses cabines acoustiques aux entreprises et aux télétravailleurs, le centre de relation client prépare une campagne d'appels du 16 au 27 novembre 2026. Inès fait d'abord le point sur le fichier de prospects au 2 novembre 2026 (document 1), puis estime la charge de travail (document 2).

Complétez l'annexe, puis répondez aux questions d'analyse.


Document 1 – Le fichier de prospects au 2 novembre 2026

Catégorie de fichesNombre
Entreprises dont la collecte ou le dernier contact venant d'elles date de moins de trois ans2 760
… dont entreprises qui se sont opposées à la prospection180
Entreprises collectées avant le 2 novembre 2023, sans contact venant d'elles depuis340
Particuliers ayant accepté, il y a moins d'un an, d'être appelés pour les équipements de la boutique150
Particuliers sans consentement d'appel (clients de la boutique)450
Total du fichier3 700

Document 2 – La charge de travail

Durée moyenne d'un appel (tentatives, échange, saisie dans le CRM) : 5 minutes. Coût horaire complet d'un téléacteur (salaire, cotisations patronales, poste de travail et encadrement) : 25 €. ConseilOr estime que 18 % des fiches conservées deviennent fausses chaque année (départs, changements de poste, déménagements).


Annexe (préparation de la campagne : nombres entiers, heures à une décimale, montants au centime)

QuestionRéponse
Fiches à supprimer (ou à requalifier) au titre de la durée de conservation (fiches)
Entreprises que le CRC peut appeler (appels)
Nombre total d'appels de la campagne (appels)
Temps d'appel nécessaire (heures)
Coût de la campagne (€)
Coût moyen d'un appel (€)
Fiches à vérifier dans l'année parmi les fiches conservées (fiches)

Questions d'analyse

Lesquels de ces appels sont conformes ? (plusieurs réponses)


Dans l'argumentaire CAP du casque-micro proposé avec les cabines, laquelle de ces phrases est un avantage pour le client ?