La data client se collecte, s'organise et se protège avant de s'analyser. Cette fiche décrit les sources de données, leur structuration dans le CRM, les règles du RGPD et les mesures de sécurité qui s'imposent à toute équipe commerciale.
| Source | Données obtenues | Base légale habituelle |
|---|---|---|
| Formulaires (site, application, jeu-concours) | Identité, coordonnées, centres d'intérêt | Consentement ou contrat |
| Commandes et caisse | Historique d'achat, montants, fréquence | Exécution du contrat |
| Navigation et cookies | Pages vues, produits consultés, source de trafic | Consentement (traceurs non essentiels) |
| Service client (appels, e-mails, chat) | Demandes, réclamations, satisfaction | Intérêt légitime ou contrat |
| Réseaux sociaux | Mentions, avis, interactions | Intérêt légitime (veille), consentement pour les contacts |
| Sources externes (SIRENE, annuaires, partenaires) | Données d'entreprises, enrichissement | Intérêt légitime en B to B, licence du fournisseur |
Principes : ne collecter que le nécessaire (minimisation), dire pourquoi (finalité), informer la personne au moment de la collecte (qui, pourquoi, combien de temps, quels droits), prouver le consentement quand il est requis.
| Obligation | Ce que fait l'équipe commerciale |
|---|---|
| Registre des traitements | Décrire chaque usage des données (prospection, fidélisation, service client) |
| Information et droits | Mention d'information sur chaque formulaire ; traiter sous un mois les demandes d'accès, de rectification, d'effacement, d'opposition, de portabilité |
| Durées de conservation | Prospects : 3 ans après le dernier contact ; clients : durée de la relation puis archivage légal (factures 10 ans) |
| Sous-traitants | Contrat avec l'hébergeur, l'outil d'e-mailing, le CRM ; données de préférence dans l'Union européenne |
| Consentement | Case non précochée, preuve conservée, désinscription dans chaque message ; téléphone : consentement préalable des particuliers depuis le 11 août 2026 |
| Violation de données | Notification à la CNIL sous 72 h et information des personnes si risque élevé |
Sanctions : jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial ; la CNIL publie ses décisions.
À retenir
Pour aller plus loin :