Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

L'incidence du numérique sur le management

Après l'économie du numérique (4.1) et le droit du numérique (4.2), la question 4.3 du thème 4 porte sur le management : quelle est l'incidence du numérique sur la manière de diriger, d'organiser et de décider ? Le numérique s'incarne dans le système d'information de l'entreprise ; il modifie la division et la coordination du travail, autorise de nouvelles organisations comme le télétravail, transforme la décision par les données et crée des risques nouveaux, au premier rang desquels la cybersécurité.

Le système d'information : composantes et rôles

Le système d'information (SI) est l'ensemble organisé des ressources (matériel, logiciels, données, procédures, personnes) qui permettent de collecter, stocker, traiter et diffuser l'information dans l'entreprise. Il ne se réduit pas à l'informatique : une procédure de validation des commandes ou une réunion hebdomadaire en font partie. Le numérique a rendu le SI central, car il relie désormais toutes les fonctions et les partenaires.

ComposanteContenuExemple chez Vélocité
Matériel et réseauxServeurs, postes, tablettes, objets connectés, réseauTablettes des techniciens, capteurs sur la ligne d'assemblage
LogicielsApplications métier, bureautique, outils collaboratifsLogiciel de gestion de production, messagerie, site marchand
DonnéesClients, produits, stocks, finances, ressources humainesBase des magasins partenaires, nomenclatures des vélos
ProcéduresRègles de saisie, de validation, de sauvegardeValidation d'un devis au-delà d'un montant
PersonnesUtilisateurs, responsable du SI, prestatairesResponsable informatique, éditeur SaaS
Fonction du SIRôle
CollecterCapter l'information interne (ventes, production) et externe (marché, veille)
StockerConserver les données de façon sûre et accessible
TraiterTransformer les données en informations utiles (calculs, synthèses)
DiffuserMettre la bonne information à disposition de la bonne personne au bon moment

Le SI remplit trois rôles pour le management : opérationnel (exécuter les processus : facturer, livrer), décisionnel (fournir indicateurs et analyses) et relationnel (relier l'entreprise à ses clients, fournisseurs et salariés).

Cycle autour du système d'information (matériel, logiciels, données, procédures, personnes) : collecter (capter l'information interne et externe), stocker (conserver les données de façon sûre et accessible), traiter (transformer les données en informations utiles : calculs, synthèses), diffuser (la bonne information à la bonne personne au bon moment).
Schéma 1. Les quatre fonctions du système d’information, qui réunit matériel, logiciels, données, procédures et personnes.

ERP, CRM et outils numériques de gestion

Les logiciels de gestion se sont intégrés. Un progiciel de gestion intégré (ERP) regroupe, autour d'une base de données unique, des modules couvrant les fonctions de l'entreprise : une donnée saisie une fois est disponible partout. Un CRM (gestion de la relation client) centralise l'information sur les clients et prospects pour la vente, le marketing et le service. D'autres outils complètent le SI.

OutilFonctionApportLimite
ERPVentes, achats, stocks, production, comptabilité, paieSuppression des doubles saisies, cohérence, traçabilitéCoût, paramétrage, rigidité, dépendance à l'éditeur
CRMHistorique client, opportunités, campagnes, service après-venteVision unique du client, suivi des relances, personnalisationQualité de saisie par les commerciaux
Outils collaboratifsMessagerie instantanée, visioconférence, documents partagés, gestion de projetCoordination à distance, réactivitéSurcharge d'informations, dispersion
Informatique décisionnelle (tableaux de bord, analyse de données)Indicateurs, prévisionsDécisions fondées sur des donnéesQualité des données, biais d'interprétation
Commerce électronique et plateformesVente en ligne, relation avec les partenairesNouveaux canaux, automatisationDépendance aux plateformes (vu au chapitre 4.1)

Exemple. Chez Vélocité, la commande d'un magasin partenaire saisie dans l'ERP réserve les composants en stock, planifie l'assemblage, déclenche la facture et met à jour la trésorerie prévisionnelle. Sans intégration, quatre services ressaisiraient la même information, avec des délais et des erreurs.

Processus en cinq étapes : commande d'un magasin partenaire saisie dans l'ERP ; réservation des composants en stock ; planification de l'assemblage ; déclenchement de la facture ; mise à jour de la trésorerie prévisionnelle. Une donnée saisie une fois est disponible partout.
Schéma 2. Chez Vélocité, une commande saisie une seule fois dans l’ERP se propage à toutes les fonctions : sans intégration, quatre services ressaisiraient la même information.

Spécialisation, intégration, coordination et flexibilité

Le numérique modifie la manière dont l'entreprise divise et coordonne le travail (les mécanismes de coordination de Mintzberg ont été vus au chapitre 3.4). Il permet à la fois plus de spécialisation (chacun se concentre sur son expertise, les tâches répétitives sont automatisées) et plus d'intégration (les données partagées relient les spécialistes). L'action collective change : les équipes se forment autour de projets, parfois à distance, avec des membres de plusieurs services ou entreprises.

Mécanisme de coordinationEffet du numériqueExemple
Supervision directeRecul : le responsable voit l'activité dans les tableaux de bord sans surveiller en permanenceSuivi des tournées des techniciens de Vélocité par l'application de planning
Standardisation des procédésRenforcée : les processus sont inscrits dans les logiciels (workflow de validation)Circuit de validation des commandes dans l'ERP
Standardisation des résultatsFacilitée par les indicateurs en temps réelObjectifs de vente suivis dans le CRM
Standardisation des qualificationsNouvelles compétences numériques exigéesFormation des saisonniers de Tessier aux tablettes
Ajustement mutuelDémultiplié par les outils collaboratifsÉquipe produit de Kooma travaillant sur une messagerie et un tableau partagé

La flexibilité en est le résultat : flexibilité des horaires et des lieux (travail à distance), des volumes (sous-traitance en ligne, plateformes de travail indépendant), des structures (équipes projet temporaires). Elle a une contrepartie : l'organisation doit garder une cohérence d'ensemble, par des règles communes et des moments de rencontre.

Télétravail et nouvelles organisations du travail

Les nouvelles organisations du travail s'appuient sur le numérique. Le télétravail est l'exécution, hors des locaux de l'entreprise, d'un travail qui aurait pu y être réalisé, grâce aux technologies de l'information. Le travail hybride alterne présence et distance ; le travail nomade s'effectue chez les clients ou en déplacement.

Règle du télétravailContenu
Mise en placeAccord collectif ou charte élaborée par l'employeur après avis du CSE ; à défaut, accord individuel entre employeur et salarié
VolontariatLe salarié comme l'employeur peuvent refuser (l'employeur motive son refus pour un poste éligible) ; il peut être imposé en cas de circonstances exceptionnelles
Égalité des droitsMêmes droits que les salariés sur site : rémunération, formation, représentation, santé-sécurité ; présomption d'accident du travail pendant le temps de télétravail
OrganisationPlages de joignabilité, contrôle du temps, régulation de la charge, droit à la déconnexion (chapitre 4.2), prise en charge des frais selon l'accord ou la charte
Pour l'entreprisePour le salarié
Avantages : attractivité, réduction des surfaces, continuité d'activité, productivité sur les tâches de concentrationAvantages : moins de trajets, autonomie, conciliation des temps
Risques : affaiblissement du collectif, difficulté à intégrer les nouveaux, sécurité des données, management à distance à apprendreRisques : isolement, brouillage des frontières vie professionnelle-vie privée, surcharge, inégalités d'équipement

Exemple. Kooma applique deux jours de télétravail par semaine aux équipes de développement et de relation clients, avec un jour commun de présence pour les réunions d'équipe ; l'atelier et le bureau d'études de Vélocité, dont les tâches exigent les machines et les prototypes, ne sont pas éligibles, ce que la charte explique.

La décision fondée sur les données et les tableaux de bord

Le numérique transforme la décision. Les données produites par le SI alimentent des tableaux de bord : ensembles d'indicateurs choisis pour suivre les objectifs et déclencher des actions. La décision devient plus rapide, plus partagée (chaque manager voit ses indicateurs) et davantage fondée sur des faits que sur l'intuition.

Niveau de décisionDonnées mobiliséesExemple
StratégiqueTendances du marché, rentabilité par activité, analyses prédictivesVélocité décide l'usine de batteries à partir des coûts de sous-traitance et des prévisions de ventes
TactiqueIndicateurs mensuels par serviceKooma ajuste ses tarifs d'abonnement entreprise selon le taux d'utilisation
OpérationnelleDonnées en temps réelLes Jardins de Tessier réapprovisionnent un rayon à partir des ventes de la journée
Pyramide à trois niveaux. Sommet : décision stratégique, tendances du marché, rentabilité par activité, analyses prédictives (Vélocité décide l'usine de batteries). Milieu : décision tactique, indicateurs mensuels par service (Kooma ajuste ses tarifs d'abonnement entreprise). Base : décision opérationnelle, données en temps réel (Les Jardins de Tessier réapprovisionnent un rayon à partir des ventes de la journée).
Schéma 3. Trois niveaux de décision, trois horizons de données : des tendances du marché aux ventes de la journée.

Limites. Une donnée fausse produit une décision fausse (« garbage in, garbage out ») ; trop d'indicateurs noient l'essentiel ; les algorithmes peuvent reproduire des biais ; la décision reste un acte humain qui engage la responsabilité du manager. Un bon tableau de bord comporte peu d'indicateurs, reliés aux objectifs, avec une cible et un responsable pour chacun.

Exemple chiffré. Le tableau de bord hebdomadaire de la jardinerie suit quatre indicateurs : chiffre d'affaires par rayon, taux de perte des végétaux (objectif inférieur à 4 %), taux de rupture des produits saisonniers, panier moyen. Un taux de perte qui passe de 3 % à 6 % en pépinière déclenche une vérification de l'arrosage avant que la perte ne pèse sur la marge.

Opportunités et risques du numérique : cybersécurité, dépendance, compétences

Le numérique est une source d'opportunités (productivité, nouveaux marchés, relation client, flexibilité) mais aussi de risques que le management doit traiter.

RisqueManifestationRéponse managériale
CybersécuritéHameçonnage, rançongiciel, vol de données, fraude au virementSensibilisation, mots de passe et double authentification, mises à jour, sauvegardes testées, plan de reprise, assurance cyber ; notification à la CNIL sous 72 h si des données personnelles sont touchées
DépendancePrestataire SaaS, plateforme de vente, fournisseur d'hébergementClauses de réversibilité, diversification des canaux, compétences internes minimales
CompétencesÉcart entre les outils et les savoir-faire des salariésPlan de formation, tutorat, recrutement, accompagnement du changement
Surcharge et qualité de vieTrop de messages, connexion permanente, perte de sensRègles d'usage des outils, droit à la déconnexion, réunions limitées
ConformitéDonnées personnelles, propriété intellectuelle, contrats numériquesRègles du chapitre 4.2 : registre, charte informatique, contrats
Éthique et socialSurveillance excessive, décisions automatisées opaques, emplois transformésTransparence, dialogue social, GPEC (chapitre 5.3)

Exemple chiffré. Une panne du site marchand de Vélocité un samedi, de 10 h à 16 h, soit 6 heures, pendant lesquelles le site réalise en moyenne 1 800 € de ventes par heure ; si 90 % des clients ne reviennent pas commander plus tard, le chiffre d'affaires perdu est de 6 × 1 800 × 0,9 = 9 720 €. Ce calcul justifie une clause de disponibilité exigeante avec l'hébergeur et une astreinte le week-end.

Équation : durée de la panne (6 heures, de 10 h à 16 h un samedi) multipliée par les ventes moyennes par heure (1 800 €) multipliée par la part des clients perdus (90 % ne reviennent pas commander) égale le chiffre d'affaires perdu : 6 × 1 800 × 0,9 = 9 720 €.
Schéma 4. Le coût d’une panne de 6 heures du site marchand de Vélocité un samedi : un calcul qui justifie une clause de disponibilité exigeante et une astreinte le week-end.

Le rôle du manager et la conduite du changement

Le numérique ne remplace pas le manager : il change son rôle. Moins de contrôle direct, plus d'animation, de fixation d'objectifs et d'accompagnement des compétences. Tout projet numérique est d'abord un projet d'organisation, dont la réussite dépend de la conduite du changement.

  • Donner le sens : expliquer pourquoi l'outil est déployé et ce qu'il change pour chacun.
  • Associer les utilisateurs dès le choix et le paramétrage ; consulter le CSE lorsque la loi l'exige (nouvelle technologie, contrôle de l'activité).
  • Former et accompagner : formation, référents internes, période de double fonctionnement limitée.
  • Fixer des règles d'usage : charte informatique, plages de joignabilité, règles de réunion à distance.
  • Mesurer et ajuster : indicateurs d'adoption et de résultats, retours d'expérience.

Exemple. Pour son CRM, Vélocité nomme deux commerciaux référents, organise une demi-journée de formation par équipe et suit chaque mois le taux de saisie des visites ; au bout de trois mois, le taux atteint 92 % et la direction commence à utiliser les tableaux de bord dans ses réunions.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Une question de management sur le numérique attend une analyse structurée : qualifier la situation avec les notions du programme, mobiliser le mécanisme ou la théorie, l'appliquer à l'entreprise du dossier, conclure par une recommandation.

  1. Identifier l'enjeu : système d'information, coordination, organisation du travail, décision, risque.
  2. Expliquer le mécanisme : intégration des données, mécanismes de coordination, conditions du télétravail, rôle du tableau de bord.
  3. Appliquer au cas : quels effets concrets pour l'entreprise, ses salariés, ses clients ? Avec les chiffres du dossier.
  4. Conclure : avantages et limites, recommandation argumentée.

Exemple rédigé. Question : en quoi le déploiement d'un ERP chez Vélocité modifie-t-il la coordination entre l'atelier, le bureau d'études et le service commercial ?

Identification : il s'agit d'un projet de système d'information intégré touchant trois unités spécialisées. Mécanisme : l'ERP repose sur une base de données unique ; il renforce la standardisation des procédés (circuits de validation inscrits dans l'outil) et réduit le besoin de supervision directe, tandis que les données partagées facilitent l'ajustement mutuel entre services. Application : une commande saisie par un commercial réserve les composants, planifie l'assemblage et informe le bureau d'études des options demandées ; les trois services travaillent sur la même information, sans ressaisie ni réunion de mise à jour ; en contrepartie, chacun doit respecter les règles de saisie, et l'atelier perd une partie de son autonomie d'organisation. Conclusion : l'ERP améliore la coordination par l'intégration des données, à condition d'une conduite du changement (formation, référents, consultation du CSE) et d'une vigilance sur la dépendance à l'éditeur.

Exercices auto-corrigés

Le retour sur investissement d'un CRM chez Vélocité


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Les douze commerciaux de Vélocité suivent encore les magasins partenaires sur des fichiers séparés : doublons, relances oubliées, aucune vue d'ensemble pour la direction. Mme Garnier envisage un CRM (gestion de la relation client) en abonnement et vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, d'en chiffrer le retour sur investissement la première année (documents 1 et 2).


Document 1 : offre de l'éditeur

ÉlémentContenu
Licences12 utilisateurs à 45 € HT par mois chacun
Paramétrage, reprise des données et formation18 000 € HT, une seule fois
Hébergementcompris dans l'abonnement (SaaS)

Document 2 : gains estimés par la direction commerciale

ÉlémentContenu
Temps administratif gagné3 h par commercial et par semaine, 46 semaines par an, valorisées 28 € de l'heure
Chiffre d'affaires 202614 200 000 €, dont 78 % en B to B
Hausse attendue du chiffre d'affaires B to B1,5 % grâce au suivi des relances
Taux de marge sur les ventes B to B32 % du chiffre d'affaires

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les pourcentages et les mois à une décimale)

QuestionRéponse
Coût annuel des licences (€)
Coût total de la première année, paramétrage et formation compris (€)
Valeur du temps commercial gagné sur un an (€)
Chiffre d'affaires B to B de Vélocité en 2026 (€)
Chiffre d'affaires supplémentaire attendu (€)
Marge supplémentaire attendue (€)
Gain net de la première année (€)
Retour sur investissement de la première année (%)

Questions d'analyse

Le gain le plus incertain de ce calcul est :


Pour que la direction dispose d'une « vue d'ensemble », le CRM doit surtout :




Le rançongiciel qui a bloqué Les Jardins de Tessier


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Un lundi d'avril, un salarié des Jardins de Tessier ouvre une pièce jointe piégée : un rançongiciel chiffre le serveur de la jardinerie (caisse, stocks, fichier clients). Pendant quatre jours, le magasin vend « au carnet » et les ventes chutent. Les pirates réclament 15 000 € ; M. Tessier refuse de payer et fait appel à un prestataire. Stagiaire, vous chiffrez le coût de l'attaque (document 1) et vous le comparez au coût d'une sauvegarde externalisée (document 2).


Document 1 : conséquences de l'attaque

ÉlémentContenu
Chiffre d'affaires journalier moyen6 300 €
Durée de la perturbation4 jours, ventes en baisse de 70 %
Taux de marge42 % du chiffre d'affaires
Prestataire informatique (nettoyage, réinstallation)2 400 € HT
Ressaisie des ventes et des stocks60 h de travail à 24 € de l'heure, charges comprises
Rançon demandée15 000 €, non payée
Assurance cyberrembourse 70 % des frais de prestataire, rien sur la perte d'exploitation

Document 2 : offre de sauvegarde

ÉlémentContenu
Sauvegarde externalisée quotidienne70 € HT par mois
Restaurationsous 24 h, incluse

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les années à une décimale)

QuestionRéponse
Chiffre d'affaires perdu pendant les quatre jours (€)
Marge perdue sur ce chiffre d'affaires (€)
Coût de la ressaisie des ventes et des stocks (€)
Coût total de l'attaque, rançon non payée (€)
Remboursement de l'assurance cyber (€)
Coût net supporté par l'entreprise (€)
Coût annuel d'une sauvegarde externalisée quotidienne (€)
Nombre d'années de sauvegarde que le coût net de l'attaque aurait financées

Questions d'analyse

Le refus de payer la rançon est :


La première mesure de prévention, peu coûteuse, est :




La charte de télétravail de Kooma


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Kooma (22 salariés) veut formaliser le télétravail, pratiqué jusqu'ici au cas par cas. Mme Diallo vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, d'examiner le projet de charte (document 1) et les situations remontées par les équipes (document 2).


Document 1 : extraits du projet de charte

ÉlémentContenu
Éligibilitétout salarié en CDI après trois mois d'ancienneté, sur demande écrite
Rythmejusqu'à trois jours par semaine, jours fixés avec le responsable
Contrôlecapture d'écran automatique toutes les dix minutes
Fraisaucune prise en charge
Joignabiliténon précisée

Document 2 : situations remontées

ÉlémentContenu
Développeurrefuse le télétravail imposé par son responsable pour libérer des bureaux
Chargée de clientèlemessages de son responsable le soir et le week-end
Équipe produitréunions hybrides difficiles, informations perdues entre les présents et les distants

En l'absence d'accord collectif, le télétravail peut être mis en place :


Un développeur refuse de télétravailler deux jours par semaine comme le demande son responsable. Ce refus :


La charte prévoit un logiciel qui capture l'écran des télétravailleurs toutes les dix minutes. Ce dispositif est :


Les télétravailleurs demandent la prise en charge de leur abonnement internet et d'un siège. La règle est :


Une chargée de clientèle reçoit des messages de son responsable à 22 h et le week-end. La charte doit prévoir :


Pour maintenir la coordination d'une équipe hybride, le mécanisme le plus adapté est :


Un salarié en télétravail est victime d'une chute pendant ses heures de travail, à son domicile. L'accident est :




Un ERP pour Les Jardins de Tessier ?


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Après l'attaque informatique, M. Tessier veut remettre à plat le système d'information de la jardinerie. Deux options sont étudiées (document 1) : un ERP de petite entreprise en SaaS ou le maintien de logiciels séparés reliés par des exports. Stagiaire en gestion, vous l'aidez à choisir à partir des besoins exprimés (document 2).


Document 1 : les deux options

ÉlémentContenu
ERP en SaaSmodules caisse, stocks, achats, fidélité, comptabilité ; base unique ; 220 € HT par mois ; paramétrage et formation : 4 500 € HT ; accès sur tablette
Logiciels séparéslogiciel de caisse (60 € par mois), tableur pour les stocks, logiciel comptable du cabinet ; exports manuels chaque semaine

Document 2 : besoins et témoignages

ÉlémentContenu
M. Tessier« Je veux savoir chaque lundi ce qui s'est vendu, ce qui reste en pépinière et ce que je gagne par rayon. »
Responsable de caisse« Aujourd'hui je ressaisis les ventes dans le tableur le soir ; les stocks sont toujours faux. Et je n'ai pas le temps d'apprendre un nouveau logiciel. »
Saisonniers« Au printemps, on ne sait pas ce qui est disponible sans aller voir en pépinière. »

Un progiciel de gestion intégré (ERP) se caractérise par :


Le problème principal de l'option « logiciels séparés » décrit dans le document 2 est :


Le principal risque de l'ERP en SaaS pour une entreprise de 14 salariés est :


Pour piloter la jardinerie, le tableau de bord que M. Tessier attend de l'outil doit comporter :


Le témoignage de la responsable de caisse (« je n'ai pas le temps d'apprendre un nouveau logiciel ») montre que le projet exige :


La saisonnalité de la jardinerie (pic au printemps) plaide pour :







Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un système d'information et quels sont ses rôles ?

Le système d'information est l'ensemble organisé des ressources (matériel, logiciels, données, procédures, personnes) qui permettent de collecter, stocker, traiter et diffuser l'information ; il ne se réduit pas à l'informatique. Il remplit trois rôles pour le management : opérationnel (exécuter les processus : facturer, livrer), décisionnel (indicateurs et analyses) et relationnel (relier l'entreprise à ses clients, fournisseurs et salariés).

Quelle est la différence entre un ERP et un CRM ?

L'ERP (progiciel de gestion intégré) regroupe autour d'une base de données unique des modules couvrant ventes, achats, stocks, production, comptabilité et paie : une donnée saisie une fois est disponible partout, sans double saisie. Le CRM centralise l'information sur les clients et prospects (historique, opportunités, campagnes, SAV) pour la vente, le marketing et le service ; sa limite est la qualité de saisie par les commerciaux.

Quelles sont les règles de mise en place du télétravail ?

Le télétravail est mis en place par accord collectif ou charte élaborée après avis du CSE, à défaut par accord individuel. Il repose sur le volontariat (l'employeur motive son refus pour un poste éligible), sauf circonstances exceptionnelles, et sur l'égalité des droits avec les salariés sur site, avec présomption d'accident du travail. L'accord fixe les plages de joignabilité, la charge, le droit à la déconnexion et la prise en charge des frais.