Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

Les facteurs économiques et les choix de production

Thème 3 du programme : l'organisation de l'activité de l'entreprise. La question 3.1 est économique : comment les facteurs économiques déterminent-ils les choix de production ? Produire suppose de choisir une combinaison de travail et de capital, de mesurer son efficacité par la productivité, de connaître ses coûts et de décider ce que l'entreprise fait elle-même et ce qu'elle confie à d'autres. Ces choix dépendent du coût des facteurs, du taux d'intérêt et des volumes attendus ; ce chapitre en donne les outils, appliqués à Vélocité, aux Jardins de Tessier et à Kooma.

Les facteurs de production : travail et capital

Produire, c'est combiner des facteurs de production pour obtenir des biens ou des services. L'économie en distingue deux principaux. Le facteur travail est l'ensemble des heures et des compétences fournies par les personnes qui participent à la production : il se mesure en effectifs ou en heures, et se caractérise par sa qualification. Le facteur capital est l'ensemble des biens durables utilisés pour produire (capital technique fixe : bâtiments, machines, logiciels) et des biens consommés au cours de la production (capital circulant : matières premières, composants, énergie). Les ressources naturelles (terre, eau) et l'information (savoir-faire, brevets, données) complètent cette liste.

FacteurChez VélocitéChez Les Jardins de TessierChez Kooma
Travail85 salariés : opérateurs d'assemblage, ingénieurs du bureau d'études, commerciaux14 salariés dont 3 saisonniers : horticulteurs, vendeurs22 salariés : développeurs, commerciaux, support
Capital fixeAtelier, outillage, convoyeurs, logiciels de conceptionSerres, système d'arrosage, camion, terrainsServeurs loués, ordinateurs, logiciels, algorithmes
Capital circulantCadres, batteries, moteurs, rouesJeunes plants, terreaux, pots, eau, énergieCapacité de calcul, frais de paiement par trajet

L'investissement est l'achat de capital fixe. Il engage l'entreprise sur plusieurs années : son coût annuel comprend l'amortissement (répartition du prix d'achat sur la durée d'utilisation) et le coût du financement (intérêts de l'emprunt ou rémunération des fonds propres). Le taux d'intérêt est donc une donnée clé des choix de production : plus il est élevé, plus le capital coûte cher par rapport au travail.

La combinaison productive et le coût des facteurs

La combinaison productive est la proportion de travail et de capital retenue pour produire une quantité donnée. Les facteurs sont en partie substituables : une même production peut être obtenue avec beaucoup de main-d'œuvre et peu de machines, ou l'inverse. Ils sont parfois complémentaires : une machine exige un opérateur formé. L'entreprise choisit la combinaison la moins coûteuse compte tenu du coût relatif des facteurs : coût du travail (salaires et cotisations) et coût du capital (amortissement et intérêts). Quand le travail devient plus cher ou plus rare, l'entreprise substitue du capital au travail ; quand le taux d'intérêt monte, elle retarde l'investissement.

Exemple. Pour assembler 8 000 vélos, Vélocité compare deux combinaisons. La combinaison A emploie 20 opérateurs (coût annuel chargé 38 000 € chacun) avec un outillage dont le coût annuel est de 120 000 € : 20 × 38 000 + 120 000 = 880 000 €. La combinaison B emploie 12 opérateurs avec une ligne semi-automatisée de 1 500 000 € amortie sur 10 ans (150 000 € par an) et financée par emprunt à 4 % (60 000 € d'intérêts la première année), soit 300 000 € de coût du capital : 12 × 38 000 + 300 000 = 756 000 €. La combinaison B est moins coûteuse de 124 000 € par an. Si le taux d'intérêt passait à 8 %, les intérêts doubleraient (120 000 €) et l'écart se réduirait à 64 000 €.

Comparaison de deux combinaisons productives. Combinaison A, intensive en travail : 20 opérateurs × 38 000 € = 760 000 €, outillage 120 000 €, total 880 000 € par an. Combinaison B, intensive en capital : 12 opérateurs × 38 000 € = 456 000 €, ligne semi-automatisée 150 000 € d'amortissement + 60 000 € d'intérêts = 300 000 €, total 756 000 € par an, soit 124 000 € de moins.
Schéma 1. Deux combinaisons productives pour assembler 8 000 vélos : la combinaison B, plus intensive en capital, coûte 124 000 € de moins par an.
Facteur qui évolueEffet sur la combinaison productive
Hausse du coût du travail (salaires, cotisations)Incitation à substituer du capital au travail : automatisation, logiciels
Hausse du taux d'intérêtLe capital coûte plus cher : report des investissements, maintien d'une combinaison plus intensive en travail
Baisse du prix des machines, progrès techniqueInvestissement, hausse de la productivité du travail
Pénurie de main-d'œuvre qualifiéeAutomatisation ou externalisation des tâches concernées

La productivité et les gains de productivité

La productivité mesure l'efficacité de la production : c'est le rapport entre la production obtenue et les facteurs utilisés. La productivité du travail se calcule par tête (production ÷ effectif) ou par heure (production ÷ heures travaillées), en volume (unités produites : productivité physique) ou en valeur (valeur ajoutée ÷ effectif). La productivité du capital rapporte la production au capital utilisé. Un gain de productivité est l'augmentation de ce rapport d'une période à l'autre : on produit autant avec moins, ou plus avec autant.

Exemple. L'atelier de Vélocité assemble 8 000 vélos avec 40 opérateurs : productivité physique de 8 000 ÷ 40 = 200 vélos par opérateur et par an. Pour l'entreprise entière, la valeur ajoutée de 5 200 000 € rapportée aux 85 salariés donne une productivité en valeur de 61 176 € par salarié. Après l'installation de nouveaux postes, l'atelier produit 9 600 vélos avec le même effectif : 240 vélos par opérateur, soit un gain de productivité de 20 %.

Source des gains de productivitéExemple
Investissement en capital techniqueConvoyeurs et outillage à l'atelier ; serres automatisées
Organisation du travailSpécialisation des postes, réduction des temps d'attente, polyvalence
Qualification et formationOpérateurs formés au nouveau matériel ; développeurs expérimentés
Progrès technique et numériqueLogiciels de planification, algorithmes d'appariement chez Kooma
Effet de la tailleÉtalement des coûts fixes, achats en volume (voir les économies d'échelle)

Les gains de productivité se partagent : baisse des prix (gain pour les clients, compétitivité), hausse des salaires (motivation), hausse des profits (autofinancement, actionnaires) ou investissement. Ils expliquent l'essentiel de la croissance à long terme ; à court terme, ils peuvent réduire les besoins en main-d'œuvre dans l'activité concernée.

Les coûts : fixes, variables, moyen, marginal

Les décisions de production s'appuient sur l'analyse des coûts. Les coûts fixes ne dépendent pas des quantités produites à court terme (loyers, amortissements, salaires de l'encadrement, assurances) ; les coûts variables varient avec la production (matières, énergie, main-d'œuvre directe, commissions). Le coût total est leur somme. Le coût moyen (ou coût unitaire) est le coût total divisé par la quantité ; le coût marginal est le coût de la dernière unité produite, c'est-à-dire l'augmentation du coût total pour une unité de plus.

Quantité (vélos)Coûts fixesCoûts variablesCoût totalCoût moyenCoût marginal (par vélo, sur la tranche)
2 000600 000 €2 400 000 €3 000 000 €1 500,00 €–
4 000600 000 €4 700 000 €5 300 000 €1 325,00 €1 150,00 €
6 000600 000 €6 900 000 €7 500 000 €1 250,00 €1 100,00 €
8 000600 000 €9 200 000 €9 800 000 €1 225,00 €1 150,00 €
10 000600 000 €11 800 000 €12 400 000 €1 240,00 €1 300,00 €
Courbes du coût moyen et du coût marginal par vélo selon la quantité produite. Coût moyen : 1 500 € à 2 000 vélos, 1 325 € à 4 000, 1 250 € à 6 000, 1 225 € à 8 000, 1 240 € à 10 000. Coût marginal sur la tranche : 1 150 € à 4 000, 1 100 € à 6 000, 1 150 € à 8 000, 1 300 € à 10 000. Le coût moyen est minimal à 8 000 vélos.
Schéma 2. Le coût moyen baisse tant que les coûts fixes s’étalent, puis remonte quand le coût marginal augmente : le minimum (1 225 € à 8 000 vélos) indique la taille la plus efficace de l’atelier.

Lecture : le coût moyen diminue d'abord parce que les coûts fixes se répartissent sur davantage de vélos (600 000 € ÷ 2 000 = 300 € par vélo, puis 75 € à 8 000 vélos). Il remonte à 10 000 vélos parce que le coût marginal augmente : heures supplémentaires, atelier saturé, pannes plus fréquentes. L'entreprise a intérêt à produire une unité supplémentaire tant que le prix de vente dépasse le coût marginal ; le coût moyen minimal indique la taille la plus efficace de l'atelier.

Ces notions commandent plusieurs décisions : accepter ou non une commande exceptionnelle à prix réduit (elle est rentable si le prix couvre le coût marginal et si la capacité est disponible), fixer un prix de vente (qui doit couvrir le coût moyen complet à long terme), déterminer le niveau d'activité à partir duquel les coûts sont couverts.

Les économies d'échelle

Les économies d'échelle désignent la baisse du coût moyen lorsque la quantité produite augmente. Elles ont trois origines : l'étalement des coûts fixes sur un plus grand nombre d'unités, la spécialisation des tâches et des équipements que permet la taille, et le pouvoir de négociation sur les achats (remises de volume). Elles expliquent pourquoi les grandes entreprises peuvent vendre moins cher et pourquoi, dans certains secteurs (automobile, plateformes numériques), la concentration est forte : la taille est une barrière à l'entrée.

Exemple. Dans le tableau ci-dessus, passer de 2 000 à 8 000 vélos ramène le coût moyen de 1 500,00 € à 1 225,00 €, soit une baisse de 18,3 %. Chez Kooma, les coûts fixes de la plateforme sont les mêmes pour 1 ou 10 millions de trajets : chaque trajet supplémentaire coûte presque rien, et le coût moyen s'effondre avec le volume. C'est la logique des plateformes, qui cherchent d'abord la taille.

NotionDéfinitionConséquence
Économies d'échelleCoût moyen décroissant avec la quantitéAvantage aux grandes séries, incitation à grandir ou à se regrouper
Déséconomies d'échelleCoût moyen croissant au-delà d'une certaine taille (coordination, encadrement, lourdeur)Taille optimale, organisation en unités autonomes
Taille critiqueVolume minimal pour être compétitif sur un marchéBarrière à l'entrée pour les nouveaux concurrents

La chaîne de valeur

La chaîne de valeur (Michael Porter) décompose l'entreprise en activités qui, chacune, ajoutent de la valeur au produit et engendrent des coûts. Les activités principales participent directement à la création du produit et à sa vente ; les activités de soutien les rendent possibles. La différence entre la valeur que le client accepte de payer et le coût de l'ensemble des activités est la marge. L'outil sert à repérer les activités qui font la différence face aux concurrents (à renforcer) et celles qui coûtent sans différencier (à rationaliser ou à confier à l'extérieur).

CatégorieActivitéChez Vélocité
PrincipaleLogistique interneRéception et stockage des cadres, batteries et composants
PrincipaleProductionAssemblage des vélos, contrôle qualité
PrincipaleLogistique externePréparation des commandes, expédition aux magasins et aux clients en ligne
PrincipaleMarketing et ventesCatalogue, force de vente auprès des magasins, boutique en ligne
PrincipaleServicesGarantie, pièces détachées, formation des vendeurs des magasins
SoutienInfrastructureDirection, finance, juridique, qualité
SoutienGestion des ressources humainesRecrutement, formation, paie
SoutienDéveloppement technologiqueBureau d'études, conception des nouveaux modèles
SoutienApprovisionnementsChoix et négociation avec les fournisseurs de batteries et de cadres

Chez Vélocité, la valeur vient surtout du bureau d'études (conception) et de la relation avec les magasins (vente, services) ; l'assemblage est nécessaire mais peu différenciant. Chez Kooma, la valeur tient à l'algorithme et au réseau d'utilisateurs ; l'hébergement des serveurs est confié à un prestataire. La chaîne de valeur conduit naturellement à la question suivante : que faire soi-même et que faire faire ?

Processus des activités principales de la chaîne de valeur de Vélocité : logistique interne (réception et stockage des cadres, batteries et composants), production (assemblage des vélos, contrôle qualité), logistique externe (préparation des commandes, expédition), marketing et ventes (catalogue, force de vente, boutique en ligne), services (garantie, pièces détachées, formation des vendeurs). La marge est la différence entre la valeur que le client accepte de payer et le coût de l'ensemble des activités.
Schéma 3. Les cinq activités principales de la chaîne de valeur chez Vélocité ; les activités de soutien (infrastructure, ressources humaines, développement technologique, approvisionnements) les rendent possibles.

Faire ou faire faire : impartition, sous-traitance, externalisation

Pour chaque activité, l'entreprise choisit entre faire (réaliser en interne, avec ses propres facteurs) et faire faire (confier à une autre entreprise). L'impartition est le terme général pour le recours à un partenaire extérieur. La sous-traitance consiste à faire exécuter par une autre entreprise, selon ses instructions, une partie de la production (Vélocité fait fabriquer ses batteries en Asie). L'externalisation consiste à confier durablement à un prestataire une fonction entière, souvent auparavant assurée en interne (paie, informatique, logistique, nettoyage). Les franchises, concessions et partenariats de recherche sont d'autres formes d'impartition.

CritèreFaire (internaliser)Faire faire (impartition)
CoûtCoûts fixes élevés, coût moyen décroissant avec le volumeCoût variable, pas d'investissement ; prix du prestataire + coûts de transaction
SouplesseFaible : capacité à financer même si l'activité baisseForte : volume ajustable, mais dépendance au prestataire
MaîtriseContrôle de la qualité, des délais, du savoir-faireRisque de qualité, de fuite de savoir-faire, de rupture d'approvisionnement
CompétencesNécessité de les posséder ou de les acquérirAccès au savoir-faire d'un spécialiste ; recentrage sur le cœur de métier

L'économiste Ronald Coase, puis Oliver Williamson, ont montré que le recours au marché engendre des coûts de transaction : rechercher un fournisseur, négocier et rédiger le contrat, contrôler l'exécution, régler les litiges. L'entreprise internalise une activité lorsque ces coûts de transaction dépassent les coûts d'organisation interne ; elle fait faire dans le cas inverse. Plus l'activité est spécifique (équipements dédiés, savoir-faire rare) et fréquente, plus l'internalisation est probable.

Exemple. Une batterie achetée coûte 380 € ; assemblée en interne, elle coûterait 220 € de coût variable, plus 1 800 000 € de coûts fixes annuels d'usine. Fabriquer devient moins cher à partir de 1 800 000 ÷ (380 – 220) = 11 250 batteries par an. En ajoutant 40 € de coûts de transaction par batterie achetée (contrôle qualité, suivi du fournisseur, transport), le seuil tombe à 1 800 000 ÷ (420 – 220) = 9 000 batteries. Le choix dépend donc du volume attendu, du coût des facteurs, du taux d'intérêt qui finance l'usine et des risques (dépendance, droits de douane, qualité).

Courbes du coût annuel, en milliers d'euros, selon le nombre de batteries par an. Acheter : 380 € par batterie, droite partant de zéro. Acheter avec 40 € de coûts de transaction : 420 € par batterie. Fabriquer : 1 800 000 € de coûts fixes plus 220 € par batterie. Fabriquer devient moins cher à partir de 11 250 batteries (sans coûts de transaction) ou 9 000 batteries (avec).
Schéma 4. Acheter ou fabriquer les batteries : fabriquer devient moins cher à partir de 11 250 batteries par an, et dès 9 000 si l’on ajoute 40 € de coûts de transaction par batterie achetée.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Une question d'économie sur les choix de production se traite en quatre étapes. 1. Identifier la décision en jeu et les notions mobilisées (combinaison productive, productivité, coûts, économies d'échelle, faire ou faire faire). 2. Expliquer le mécanisme avec une définition courte et, si possible, une formule. 3. Appliquer au cas avec les chiffres du dossier : calculer, comparer, et interpréter le résultat. 4. Conclure en répondant à la question et en nuançant par les facteurs non chiffrés (risques, souplesse, compétences).

ÉtapeExemple rédigé : « Expliquez pourquoi Vélocité envisage d'assembler elle-même ses batteries alors qu'elle les achète moins cher à l'unité. »
IdentifierIl s'agit d'un choix entre faire et faire faire : Vélocité sous-traite aujourd'hui ses batteries et envisage d'internaliser cette activité de sa chaîne de valeur.
MécanismeLe coût d'un achat ne se limite pas au prix : il faut ajouter le transport, les droits et les coûts de transaction (contrôle, négociation, litiges). La fabrication interne supporte des coûts fixes, mais son coût moyen baisse avec le volume (économies d'échelle).
ApplicationAvec les données du dossier, le coût complet d'une batterie achetée dépasse le coût variable interne ; au-delà du seuil d'indifférence (coûts fixes ÷ écart de coût unitaire), fabriquer coûte moins cher, et l'écart grandit avec les volumes prévus.
ConclusionL'internalisation est justifiée si les volumes sont atteints et si le financement de l'usine reste supportable (taux d'intérêt) ; elle réduit en outre la dépendance à un fournisseur lointain, au prix d'une rigidité des coûts à surveiller.

Erreurs fréquentes : confondre production et productivité (un rapport) ; confondre coût moyen et coût marginal ; comparer un prix d'achat au seul coût variable interne en oubliant les coûts fixes ou les coûts de transaction ; conclure sans mentionner les critères non financiers.

Exercices auto-corrigés

La productivité de l'atelier d'assemblage de Vélocité


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En 2026, Vélocité a équipé son atelier d'Annecy de nouveaux postes d'assemblage (outillage, convoyeurs) et embauché deux opérateurs. Mme Garnier vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, de mesurer l'évolution de la productivité du travail entre 2025 et 2026 et son effet sur le coût de main-d'œuvre d'un vélo (document 1).


Document 1 : données de l'atelier d'assemblage

Élément20252026
Opérateurs d'assemblage3638
Heures travaillées par opérateur et par an1 580 h1 580 h
Vélos assemblés7 5608 740
Coût horaire chargé d'un opérateur26,00 €26,00 €

Annexe 1 (arrondir les vélos et les heures à deux décimales, les montants à deux décimales)

QuestionRéponse
Productivité annuelle par opérateur en 2025 (vélos)
Productivité annuelle par opérateur en 2026 (vélos)
Gain de productivité entre 2025 et 2026 (%)
Heures de main-d'œuvre par vélo en 2025 (h)
Heures de main-d'œuvre par vélo en 2026 (h)
Coût de main-d'œuvre par vélo en 2025 (€)
Coût de main-d'œuvre par vélo en 2026 (€)
Économie annuelle de main-d'œuvre sur la production 2026 (€)

Questions d'analyse

Les gains de productivité réalisés peuvent être utilisés par Vélocité pour :


La hausse de productivité de 2026 s'explique d'abord par :




Faire ou faire-faire : l'assemblage des batteries de Vélocité


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Vélocité achète aujourd'hui ses batteries à un sous-traitant asiatique. Mme Garnier étudie la construction d'une usine d'assemblage en Haute-Savoie. Le contrôleur de gestion a réuni les coûts des deux solutions (document 1) ; les besoins sont estimés à 9 000 batteries en 2027 et 14 000 en 2029.

Assistant(e) de direction, vous comparez les deux solutions et déterminez le volume à partir duquel fabriquer devient moins coûteux qu'acheter.


Document 1 : coûts des deux solutions

ÉlémentValeur
Prix d'achat d'une batterie au sous-traitant410 € HT
Transport et droits de douane45 € par batterie
Coûts de transaction (contrôle qualité, suivi du fournisseur, litiges)25 € par batterie
Usine en Haute-Savoie : coûts fixes annuels (amortissement, encadrement, énergie de base)2 100 000 €
Coût variable d'une batterie assemblée en interne (cellules, composants, main-d'œuvre directe)240 €

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les volumes à l'unité)

QuestionRéponse
Coût complet d'une batterie achetée (achat + transport et droits + coûts de transaction) (€)
Coût total de l'achat pour 9 000 batteries (€)
Coût total de la fabrication interne pour 9 000 batteries (€)
Économie annuelle de la fabrication interne en 2027 (€, négatif si la fabrication coûte plus cher)
Volume à partir duquel fabriquer coûte moins cher qu'acheter (batteries)
Coût moyen d'une batterie fabriquée en interne pour 14 000 unités (€)
Économie annuelle de la fabrication interne en 2029 (€)

Questions d'analyse

Les 25 € de coûts de transaction par batterie correspondent :


Le principal risque de la fabrication interne est :




Les économies d'échelle de la plateforme Kooma


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Kooma perçoit une commission moyenne de 0,60 € par trajet réalisé. Ses coûts fixes annuels (équipe, serveurs de base, locaux) s'élèvent à 1 440 000 € ; chaque trajet supplémentaire coûte 0,09 € (frais de paiement, notifications, capacité de calcul). Mme Diallo vous demande, en tant que stagiaire au contrôle de gestion, de montrer aux investisseurs comment le coût d'un trajet évolue avec le volume (document 1).


Document 1 : données de la plateforme

ÉlémentValeur
Coûts fixes annuels1 440 000 €
Coût variable par trajet0,09 €
Commission moyenne par trajet0,60 €
Volumes étudiés1 000 000, 3 000 000, 6 000 000, 10 000 000 trajets par an

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les trajets à l'unité)

QuestionRéponse
Coût moyen d'un trajet pour 1 000 000 trajets par an (€)
Coût moyen d'un trajet pour 3 000 000 trajets (€)
Coût moyen d'un trajet pour 10 000 000 trajets (€)
Coût marginal d'un trajet supplémentaire (€)
Nombre de trajets à partir duquel Kooma couvre ses coûts (arrondir à l'unité supérieure)
Résultat annuel pour 6 000 000 trajets (€)
Résultat annuel pour 10 000 000 trajets (€)

Questions d'analyse

Le coût moyen d'un trajet diminue avec le volume parce que :


Au-delà d'un certain volume, le coût moyen pourrait remonter si :




La chaîne de valeur des Jardins de Tessier


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M. Tessier veut comprendre où son entreprise crée de la valeur et s'il doit continuer à livrer lui-même les paysagistes avec son camion. Il a listé les activités de l'entreprise (document 1) et chiffré la livraison (document 2). En tant qu'assistant(e) de gestion, vous l'aidez à lire sa chaîne de valeur et à décider.


Document 1 : activités de l'entreprise

ActivitéContenu
ARéception des jeunes plants, des terreaux et des pots ; stockage sous serre
BAchat des jeunes plants et des fournitures, négociation avec les producteurs
CCulture, rempotage, arrosage, taille des plants pendant plusieurs mois
DPréparation des commandes et livraison des paysagistes et des collectivités avec le camion de l'entreprise
ECatalogue, site internet, animations en jardinerie, devis aux collectivités
FConseil personnalisé en jardinerie, garantie de reprise des plants pendant un an
GRecrutement et formation des saisonniers, paie
HComptabilité, financement, gestion administrative, direction

Document 2 : coût annuel de la livraison des paysagistes

SolutionCoût annuel
Camion de l'entreprise (amortissement, carburant, entretien, assurance) et temps du salarié qui livre31 000 €
Transporteur régional spécialisé dans les végétaux (tarif négocié pour le même volume)24 000 €
Temps de suivi du transporteur et contrôle des livraisonsenviron 2 h par semaine du responsable logistique

L'activité A (réception des jeunes plants et des terreaux, stockage sous serre) est, dans la chaîne de valeur, une activité :


L'activité C (culture, rempotage, taille des plants pendant plusieurs mois) est :


L'activité F (conseil personnalisé en jardinerie et garantie de reprise des plants un an) est :


L'activité G (recrutement et formation des saisonniers, paie) est :


D'après le document 2, confier la livraison des paysagistes à un transporteur :


La source principale de la marge des Jardins de Tessier, d'après la chaîne de valeur, est :







Questions fréquentes

Quelle est la différence entre coût moyen et coût marginal ?

Le coût moyen est le coût total divisé par la quantité produite ; le coût marginal est le coût de la dernière unité, c'est-à-dire l'augmentation du coût total pour une unité de plus. Le coût moyen baisse d'abord parce que les coûts fixes se répartissent (600 000 € ÷ 2 000 = 300 € par vélo, 75 € à 8 000 vélos), puis remonte quand le coût marginal augmente. On produit une unité de plus tant que le prix dépasse le coût marginal.

Comment calculer la productivité du travail et un gain de productivité ?

Productivité physique = production ÷ effectif (ou ÷ heures) : 8 000 vélos avec 40 opérateurs = 200 vélos par opérateur. Productivité en valeur = valeur ajoutée ÷ effectif : 5 200 000 € ÷ 85 = 61 176 € par salarié. Le gain de productivité est la hausse de ce rapport : 9 600 vélos avec le même effectif, soit 240 par opérateur, font un gain de 20 %. Il se partage entre prix, salaires, profits et investissement.

Comment décider entre faire et faire faire ?

On compare le coût complet de l'achat (prix + coûts de transaction : recherche, contrat, contrôle) au coût interne (coût variable + coûts fixes). Seuil d'indifférence = coûts fixes ÷ écart de coût unitaire : avec 1 800 000 € de coûts fixes, 380 € d'achat et 220 € de coût variable, fabriquer devient moins cher dès 11 250 batteries par an (9 000 avec 40 € de coûts de transaction). S'y ajoutent souplesse, maîtrise et compétences.