Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

L'impact des mutations du travail sur l'emploi et les conditions de travail

Thème 5 du programme, « les mutations du travail », question 5.3 : quel est l'impact des mutations du travail sur l'emploi et les conditions de travail ? Après l'économie du marché du travail et le droit du travail, ce chapitre adopte le point de vue du management : anticiper les emplois et les compétences par la GPEC, comprendre et entretenir la motivation, concilier les objectifs de l'entreprise avec les attentes des salariés et faire évoluer les conditions de travail.

Les mutations du travail et leurs effets sur l'emploi

Le marché du travail (chapitre 5.1) et le droit du travail (chapitre 5.2) ont montré les transformations de l'emploi : numérique, tertiarisation, vieillissement de la population active, pénuries de main-d'œuvre, nouvelles formes d'emploi. Ce chapitre se place du côté du management : comment l'entreprise adapte-t-elle ses emplois, maintient-elle la motivation de ses salariés et fait-elle évoluer les conditions de travail ?

Une mutation du travail est une transformation durable du contenu des emplois, des compétences requises ou de la manière de travailler. Elle crée des écarts entre ce que l'entreprise possède et ce dont elle a besoin.

MutationEffet sur les emploisExemple dans les entreprises fil rouge
Numérique et automatisationDisparition de tâches répétitives, création d'emplois de pilotage et d'analyse, besoin de compétences numériquesVélocité : les monteurs utilisent des tablettes de contrôle qualité ; Kooma : métiers de la donnée
Transition écologiqueNouveaux produits et procédés, nouvelles normesLes Jardins de Tessier : plantations économes en eau demandées par les collectivités
Vieillissement et pénuriesDéparts groupés, difficultés de recrutement sur certains métiersVélocité : monteurs expérimentés proches de la retraite
Attentes des salariésDemande d'autonomie, de sens, d'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelleKooma : télétravail et horaires souples réclamés par les développeurs

Le management répond par trois leviers étudiés dans ce chapitre : la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la motivation et les conditions de travail.

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est la démarche par laquelle l'entreprise anticipe l'évolution de ses emplois et de ses compétences pour réduire, à l'avance, l'écart entre ses ressources humaines actuelles et ses besoins futurs. Un emploi regroupe des postes aux activités proches (monteur, vendeur-conseil, développeur) ; une compétence est la capacité à mobiliser des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être pour réaliser une activité. Elle est obligatoirement négociée dans les entreprises d'au moins 300 salariés ; les PME la pratiquent volontairement.

ÉtapeContenuOutils
1. Inventaire des ressources actuellesEffectifs par emploi, âges, ancienneté, compétences détenuesRéférentiel des emplois et des compétences, fiches de poste, pyramide des âges, entretiens professionnels
2. Besoins futursEmplois à 3-5 ans selon la stratégie, l'activité et la technologiePlan stratégique, étude des emplois sensibles (en développement, en transformation, en déclin)
3. Mesure des écartsÉcarts quantitatifs (nombre de postes) et qualitatifs (compétences manquantes ou obsolètes)Tableau de comparaison ressources/besoins
4. Plan d'actionRecrutement, formation, mobilité interne, tutorat, aménagement des fins de carrière, départsPlan de développement des compétences, parcours de mobilité, recrutement anticipé
5. SuiviVérifier que les écarts se réduisentIndicateurs : heures de formation, postes clés couverts, délai de recrutement

La GPEC sert l'entreprise (continuité de l'activité, compétences disponibles au bon moment) et les salariés (visibilité sur leur avenir, parcours professionnels, employabilité). Elle s'appuie sur les outils du droit du travail vus au chapitre précédent : entretien professionnel tous les deux ans, plan de développement des compétences, compte personnel de formation.

Processus en cinq étapes : inventaire des ressources actuelles (effectifs, âges, ancienneté, compétences ; référentiel, fiches de poste, pyramide des âges) ; besoins futurs (emplois à 3-5 ans selon la stratégie, l'activité et la technologie) ; mesure des écarts (quantitatifs et qualitatifs) ; plan d'action (recrutement, formation, mobilité interne, tutorat, aménagement des fins de carrière) ; suivi (heures de formation, postes clés couverts, délai de recrutement).
Schéma 1. Les cinq étapes de la GPEC : réduire à l’avance l’écart entre les ressources humaines actuelles et les besoins futurs.

La pyramide des âges et le plan d'action

La pyramide des âges représente la répartition de l'effectif par tranche d'âge (souvent par sexe). Sa forme révèle les risques : une pyramide « champignon » (beaucoup de seniors) annonce des départs groupés et une perte de savoir-faire ; une pyramide « poire écrasée » (beaucoup de jeunes) expose à un manque d'expérience et à un turnover élevé ; une forme « toupie » (concentration sur les âges intermédiaires) bloque les promotions. L'âge moyen se calcule à partir du milieu de chaque tranche.

Tranche d'âgeEffectifPart de l'effectif
Moins de 30 ans321,4 %
30 à 39 ans428,6 %
40 à 49 ans535,7 %
50 ans et plus214,3 %
Total14100,0 %
Graphique en barres de l'effectif par tranche d'âge aux Jardins de Tessier : moins de 30 ans, 3 salariés (21,4 %) ; 30 à 39 ans, 4 (28,6 %) ; 40 à 49 ans, 5 (35,7 %) ; 50 ans et plus, 2 (14,3 %). Total 14 salariés.
Schéma 2. La répartition par tranche d’âge des 14 salariés des Jardins de Tessier : une pyramide équilibrée, mais une compétence clé détenue par un seul senior.

Exemple. Aux Jardins de Tessier (14 salariés), les 40-49 ans représentent 35,7 % de l'effectif et les 50 ans et plus 14,3 % : la pyramide est équilibrée, mais le chef de culture, qui détient seul la connaissance des variétés, aura 64 ans dans trois ans. Le plan d'action ne porte pas sur le nombre de départs mais sur une compétence clé à transmettre : binôme avec un ouvrier de pépinière, rédaction des fiches de culture, puis recrutement anticipé.

Le plan d'action de GPEC combine toujours plusieurs réponses : recruter quand la compétence existe sur le marché du travail, former quand le salarié peut évoluer, organiser le tutorat quand le savoir-faire est interne, aménager les fins de carrière (temps partiel, mentorat) pour étaler les départs.

La motivation et la satisfaction au travail

La motivation est l'ensemble des forces qui poussent une personne à agir et à persévérer dans son travail ; la satisfaction est le jugement qu'elle porte sur sa situation. Quatre théories donnent au manager des grilles de lecture.

AuteurIdée centraleConséquence pour le manager
Maslow (pyramide des besoins)Cinq niveaux de besoins : physiologiques, sécurité, appartenance, estime, accomplissement ; un besoin satisfait ne motive plusIdentifier le besoin dominant de chacun : la sécurité de l'emploi pour l'un, la reconnaissance ou le projet à porter pour l'autre
Herzberg (deux facteurs)Les facteurs d'hygiène (salaire, conditions matérielles, horaires, relations) évitent l'insatisfaction sans motiver ; les facteurs de motivation (contenu du travail, responsabilités, reconnaissance, progression) créent la motivationCorriger d'abord les facteurs d'hygiène, puis enrichir le travail
Vroom (attentes)Motivation = expectation (mon effort change-t-il le résultat ?) × instrumentalité (le résultat sera-t-il récompensé ?) × valence (la récompense a-t-elle de la valeur pour moi ?)Fixer des objectifs atteignables, liés à l'action du salarié, avec une récompense qui compte pour lui
Adams (équité)Le salarié compare son rapport contribution/rétribution à celui de ses collègues ; l'iniquité perçue réduit l'effortRègles de rémunération et de promotion transparentes et expliquées

Exemple. Chez Vélocité, une prime collective de 300 € versée à tout l'atelier si le taux de vélos sans défaut dépasse 98 % respecte les trois conditions de Vroom : les monteurs agissent directement sur la qualité (expectation), la règle est écrite (instrumentalité) et la somme compte pour des salaires proches du SMIC (valence). La même prime indexée sur le chiffre d'affaires du site de vente en ligne ne motiverait pas l'atelier.

Comparaison : les facteurs d'hygiène (salaire, conditions matérielles, horaires, relations) évitent l'insatisfaction sans motiver ; les facteurs de motivation (contenu du travail, responsabilités, reconnaissance, progression) créent la motivation.
Schéma 3. Les deux facteurs de Herzberg : corriger d’abord les facteurs d’hygiène, puis enrichir le travail.

Concilier les objectifs de l'entreprise et les attentes individuelles

Les objectifs de l'entreprise (productivité, qualité, délais, rentabilité) et les attentes individuelles (rémunération, sécurité, sens, équilibre de vie, évolution) ne coïncident pas spontanément. Le management les concilie par des leviers qui servent les deux : un salarié formé est plus productif et plus employable ; une organisation autonome produit mieux et répond au besoin d'accomplissement.

LevierAttente individuelle satisfaiteObjectif de l'entreprise servi
Rémunération globale (salaire, primes, intéressement, participation, avantages)Reconnaissance, sécuritéAttirer, fidéliser, orienter les efforts (participation obligatoire à partir de 50 salariés)
Formation et parcoursÉvolution, employabilitéCompétences disponibles, adaptation aux mutations
Organisation du travail (autonomie, polyvalence, travail en équipe)Sens, responsabilitéFlexibilité, qualité, réactivité
Reconnaissance et communicationEstime, appartenanceEngagement, climat social
Équilibre des temps (télétravail, horaires)Conciliation vie professionnelle et personnelleAttractivité, réduction de l'absentéisme

Le contrat psychologique désigne les attentes implicites entre salarié et employeur au-delà du contrat de travail (loyauté contre évolution, effort contre reconnaissance) ; sa rupture perçue explique de nombreux départs. Chez Kooma, les développeurs recrutés sur la promesse d'« un projet qui a du sens » attendent de participer aux décisions : un management directif romprait ce contrat.

Les conditions de travail et leurs évolutions

Les conditions de travail regroupent l'environnement physique (bruit, postures, locaux), l'organisation (horaires, charge, autonomie, contrôle) et les relations (soutien du manager, collectif). Elles évoluent sous l'effet des mutations du travail, avec des gains (télétravail, outils collaboratifs) et des risques nouveaux (intensification, isolement, hyperconnexion).

NotionDéfinitionEnjeu pour l'entreprise
Qualité de vie et des conditions de travail (QVCT)Démarche qui associe les salariés à l'amélioration de leur travail (contenu, organisation, relations) ; la négociation sur la QVCT est obligatoire dans les entreprises avec délégué syndicalPerformance et santé vont ensemble ; le CSE y est associé
TélétravailTravail hors des locaux grâce au numérique, mis en place par accord collectif ou charte, sur la base du volontariatFlexibilité, attractivité ; risques d'isolement et de difficulté à encadrer
Flexibilité du temps de travailHoraires variables, annualisation, forfait jours, temps partiel choisiAdapter la présence à l'activité ; respecter les durées maximales et le droit à la déconnexion
Charge mentalePression liée au volume d'informations, aux interruptions et aux décisions à prendre, parfois hors du temps de travailErreurs, fatigue, baisse de qualité
Risques psychosociaux (RPS)Risques pour la santé mentale et physique nés de l'organisation du travail : stress, harcèlement, violences, épuisement professionnelObligation de sécurité de l'employeur : évaluation dans le DUERP, prévention

Exemple. Kooma généralise le télétravail trois jours par semaine : la charte fixe les plages de joignabilité, les outils fournis, la prise en charge des frais et le droit à la déconnexion après 19 h.

Mesurer : les indicateurs sociaux

Le bilan social (obligatoire au-delà de 300 salariés) et le tableau de bord social rassemblent les indicateurs qui mesurent l'emploi et les conditions de travail. Trois indicateurs sont à connaître et à savoir calculer.

IndicateurCalculLecture
Taux d'absentéismeheures d'absence ÷ heures théoriques de travailSignal de fatigue, de démotivation ou de risques ; se compare d'une année à l'autre
Taux de rotation (turnover)((entrées + sorties) ÷ 2) ÷ effectif moyenMesure le renouvellement ; un taux élevé coûte en recrutement et en formation
Taux de fréquence des accidentsaccidents du travail avec arrêt × 1 000 000 ÷ heures travailléesSécurité physique ; complété par le taux de gravité (jours perdus × 1 000 ÷ heures travaillées)

Exemple. Aux Jardins de Tessier, 620 heures d'absence sur 14 salariés travaillant 1 600 heures théoriques donnent un taux d'absentéisme de 620 ÷ 22 400 = 2,77 %. Avec 2 entrées et 3 sorties dans l'année, le taux de rotation est ((2 + 3) ÷ 2) ÷ 14 = 17,86 %. Ces valeurs prennent leur sens dans la durée : une hausse continue impose d'en chercher la cause avec les salariés et le CSE.

Équation : entrées plus sorties de l'année, divisées par 2, divisées par l'effectif moyen, égalent le taux de rotation. Exemple chiffré : (2 + 3) ÷ 2 ÷ 14 = 17,86 %. Un taux élevé coûte en recrutement et en formation.
Schéma 4. Le taux de rotation (turnover) ; exemple chiffré des Jardins de Tessier : 2 entrées et 3 sorties dans l’année pour un effectif moyen de 14 salariés.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Une question de CEJM sur ce chapitre demande généralement de repérer un problème de ressources humaines dans le dossier, de l'expliquer avec les notions du cours et de proposer des actions. La réponse suit quatre temps.

  1. Identifier et qualifier : nommer la situation avec le vocabulaire du programme (pyramide des âges vieillissante, écart de compétences, facteur d'hygiène, risque psychosocial…).
  2. Expliquer le mécanisme : rappeler la notion ou la théorie mobilisée (étapes de la GPEC, Herzberg, Vroom…) en une ou deux phrases.
  3. Appliquer au cas : relier la notion aux faits et aux chiffres du dossier, avec un calcul si les données le permettent.
  4. Conclure : proposer une action ou un avis argumenté, en indiquant ses limites.

Exemple rédigé. « Vélocité peut-elle faire face aux départs de ses monteurs ? » — Identifier : la pyramide des âges de l'atelier est vieillissante : près d'un tiers des salariés ont 50 ans ou plus et les monteurs les plus expérimentés partiront dans les cinq ans ; il s'agit d'un écart prévisible entre ressources et besoins. Mécanisme : la GPEC consiste à anticiper cet écart par un plan d'action (recrutement, formation, tutorat). Application : une dizaine de départs sont attendus alors que l'effectif doit croître pour l'usine de batteries ; les savoir-faire de montage ne se trouvent pas tels quels sur le marché du travail. Conclusion : Vélocité doit lancer dès 2026 un recrutement anticipé et un tutorat entre seniors et nouveaux embauchés, puis suivre le plan avec des indicateurs (postes clés couverts, heures de formation) ; la limite est le coût de la période de doublon, à comparer à la perte d'une compétence clé.

Exercices auto-corrigés

La pyramide des âges de Vélocité


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Vélocité, fabricant de vélos à assistance électrique d'Annecy, prépare son projet d'usine d'assemblage de batteries. Mme Garnier, la présidente, veut savoir si l'effectif actuel permettra d'y faire face. En tant qu'assistant(e) de direction, vous exploitez la pyramide des âges (document 1) et les hypothèses du plan à cinq ans (document 2) pour chiffrer les départs et les recrutements à prévoir d'ici fin 2031.


Document 1 : pyramide des âges au 1er janvier 2026

Tranche d'âgeEffectif
Moins de 30 ans14
30 à 39 ans23
40 à 49 ans22
50 à 59 ans18
60 ans et plus8
Total85

Document 2 : hypothèses du plan à cinq ans

ÉlémentContenu
Âge de départ à la retraite retenu64 ans : tous les salariés de 60 ans et plus seront partis fin 2031 ; parmi les 50-59 ans, 3 salariés ont 59 ans
Effectif cible fin 2031+ 20 % par rapport à 2026 (usine de batteries et développement des ventes en ligne)
Autres départsnon pris en compte dans ce premier chiffrage

Annexe 1 (arrondir les pourcentages à une décimale, les âges à une décimale)

QuestionRéponse
Part des salariés de 50 ans et plus dans l'effectif (%)
Part des salariés de moins de 30 ans (%)
Âge moyen approché de l'effectif, calculé avec le milieu de chaque tranche (ans)
Départs à la retraite attendus d'ici fin 2031 (salariés)
Taux de départ sur cinq ans par rapport à l'effectif actuel (%)
Effectif cible fin 2031 (salariés)
Recrutements à réaliser sur cinq ans pour atteindre la cible (salariés)
Recrutements moyens par an (salariés)

Questions d'analyse

Avec 30,6 % de salariés de 50 ans et plus et 16,5 % de moins de 30 ans, la pyramide des âges de Vélocité est :


Les 8 salariés de 60 ans et plus sont pour la plupart des monteurs expérimentés de l'atelier. L'action de GPEC prioritaire est :




Le plan de GPEC des Jardins de Tessier


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Les Jardins de Tessier, pépinière et jardinerie de Montélimar (14 salariés dont 3 saisonniers), voient leur activité évoluer : les collectivités demandent des plantations économes en eau, les particuliers achètent de plus en plus en ligne et M. Tessier, le gérant, veut ouvrir un service de conseil en aménagement. Stagiaire auprès du gérant, vous l'aidez à bâtir un plan de GPEC à partir des informations du document 1.


Document 1 : éléments recueillis auprès de M. Tessier

ÉlémentContenu
Effectif14 salariés : 1 chef de culture (61 ans), 4 ouvriers de pépinière, 5 vendeurs-conseils, 1 responsable administratif, 3 saisonniers (avril à juin)
Évolutions de l'activitédemande des collectivités pour des plantations économes en eau ; ventes en ligne en hausse ; projet de service de conseil en aménagement
Emplois en reculvente d'engrais et de traitements chimiques (– 15 % par an)
Compétences absentesgestion d'une boutique en ligne ; conception d'aménagements
Documents existantsaucune fiche de poste, pas de suivi des compétences, entretiens professionnels non réalisés

La première étape du plan consiste à :


Le vendeur chargé du rayon « engrais et traitements », dont les ventes reculent, est volontaire et à l'aise avec les clients. L'écart constaté relève :


Pour la vente en ligne, aucun salarié ne maîtrise la gestion d'une boutique sur internet. L'outil de GPEC le plus adapté à court terme est :


Les 3 saisonniers reviennent chaque printemps mais aucune trace écrite de leurs compétences n'est conservée. Dans le plan de GPEC, M. Tessier doit :


Le chef de culture a 61 ans et détient seul la connaissance des variétés produites à la pépinière. Le risque principal pour l'entreprise est :


Pour suivre le plan, M. Tessier retient comme indicateur :




Motiver l'équipe technique de Kooma


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Kooma, start-up lyonnaise de covoiturage domicile-travail (22 salariés), vient de perdre deux développeurs en six mois. Mme Diallo, la cofondatrice, a fait réaliser une enquête interne (document 1). Collaborateur(trice) de la direction, vous analysez les résultats à l'aide des théories de la motivation et vous proposez les leviers adaptés.


Document 1 : extraits de l'enquête interne (12 répondants sur 14 dans l'équipe technique)

ÉlémentContenu
Rémunérationjugée correcte par 8 répondants ; 4 citent des écarts entre collègues « inexpliqués »
Conditions de travailopen space bruyant (10 répondants), horaires de mise en production décidés la veille (9 répondants)
Contenu du travail« tâches découpées, pas de vision d'ensemble » (7 répondants) ; demande de responsabilités (6 répondants)
Reconnaissance« les succès ne sont jamais fêtés » (8 répondants)
Projet de la directionprime trimestrielle indexée sur le nombre de trajets réalisés sur l'application

Les développeurs se plaignent d'un open space bruyant et d'horaires imprévisibles. Pour Herzberg, ces éléments sont :


Un développeur senior, bien payé, dit s'ennuyer et vouloir « porter un projet de bout en bout ». Dans la pyramide de Maslow, son besoin dominant est :


Mme Diallo propose une prime liée au nombre de trajets réalisés sur l'application. Un développeur répond : « je n'ai aucune influence sur le nombre de trajets ». Selon Vroom, la prime échoue sur :


Une développeuse apprend qu'un collègue recruté récemment, à poste égal, est payé 15 % de plus. Sa réaction (baisse d'implication) s'explique par :


Pour concilier les objectifs de Kooma (livrer une nouvelle version avant la rentrée) et les attentes individuelles, la combinaison de leviers la plus cohérente est :


Le levier non monétaire le plus adapté à une start-up qui ne peut pas aligner ses salaires sur les grands groupes est :




Le tableau de bord social de l'atelier de Vélocité


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L'atelier de montage de Vélocité emploie 40 salariés. Le CSE a alerté la direction sur la fatigue des monteurs depuis le passage à une nouvelle organisation en ligne. Mme Garnier vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, de calculer les indicateurs de conditions de travail de l'année 2026 (document 1) et d'en chiffrer le coût, avant la réunion avec le CSE.


Document 1 : données sociales de l'atelier, année 2026

ÉlémentValeur
Effectif moyen40 salariés
Temps de travail théorique1 600 h par salarié et par an
Heures d'absence (maladie, accidents)2 880 h
Départs dans l'année6 ; entrées : 7
Accidents du travail avec arrêt3, soit 45 jours perdus
Coût horaire chargé moyen22 €
Coût moyen d'un remplacement (recrutement, formation)4 500 €

Document 2 : formules

IndicateurCalcul
Taux d'absentéismeheures d'absence ÷ heures théoriques
Taux de rotation((entrées + sorties) ÷ 2) ÷ effectif moyen
Taux de fréquenceaccidents avec arrêt × 1 000 000 ÷ heures travaillées
Taux de gravitéjours perdus × 1 000 ÷ heures travaillées

Annexe 1 (arrondir les pourcentages et taux à deux décimales, les montants à l'euro)

QuestionRéponse
Heures de travail théoriques de l'atelier sur l'année (h)
Taux d'absentéisme (%)
Taux de rotation du personnel (turnover) (%)
Taux de fréquence des accidents du travail (accidents avec arrêt par million d'heures)
Taux de gravité (jours perdus pour 1 000 heures)
Coût direct de l'absentéisme (€)
Coût des départs à remplacer (€)
Coût total mesuré des dégradations de conditions de travail (€)

Questions d'analyse

Le taux d'absentéisme de l'atelier a doublé en un an et le turnover dépasse 15 %. Ces indicateurs signalent :


La démarche la plus adaptée pour agir est :







Questions fréquentes

Quelles sont les étapes d'une démarche de GPEC ?

Cinq étapes : inventaire des ressources actuelles (effectifs, âges, compétences, pyramide des âges), besoins futurs à 3-5 ans selon la stratégie, mesure des écarts quantitatifs et qualitatifs, plan d'action (recrutement, formation, mobilité interne, tutorat, aménagement des fins de carrière) et suivi par des indicateurs (heures de formation, postes clés couverts). La GPEC est obligatoirement négociée à partir de 300 salariés.

Quelle est la différence entre facteurs d'hygiène et facteurs de motivation chez Herzberg ?

Les facteurs d'hygiène (salaire, conditions matérielles, horaires, relations) évitent l'insatisfaction mais ne motivent pas ; les facteurs de motivation (contenu du travail, responsabilités, reconnaissance, progression) créent la motivation. Le manager corrige d'abord les facteurs d'hygiène, puis enrichit le travail. Chez Vroom, motivation = expectation × instrumentalité × valence ; chez Adams, l'iniquité perçue réduit l'effort.

Comment calculer le taux d'absentéisme et le taux de rotation du personnel ?

Taux d'absentéisme = heures d'absence ÷ heures théoriques de travail : 620 heures d'absence pour 14 salariés à 1 600 heures donnent 620 ÷ 22 400 = 2,77 %. Taux de rotation = ((entrées + sorties) ÷ 2) ÷ effectif moyen : 2 entrées et 3 sorties sur 14 salariés donnent 17,86 %. Le taux de fréquence des accidents vaut accidents avec arrêt × 1 000 000 ÷ heures travaillées. Ces valeurs prennent leur sens dans la durée.