Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

Dans quelle mesure le droit répond-il aux questions posées par le numérique

Le thème 4 du programme étudie l'impact du numérique sur la vie de l'entreprise. Après les transformations économiques (chapitre 4.1), la question 4.2 demande dans quelle mesure le droit répond aux questions posées par le numérique : comment protéger un logiciel ou une base de données, quelles règles encadrent les données personnelles, ce que l'employeur peut contrôler, comment prouver un contrat conclu en ligne et quelles obligations pèsent sur la vente et les prestations numériques. Le droit n'a pas créé un « droit du numérique » séparé : il adapte le droit des contrats, de la propriété intellectuelle et du travail, et y ajoute des règles spécifiques comme le RGPD.

La protection des actifs immatériels

Une entreprise numérique possède des actifs immatériels : logiciels, bases de données, marques, noms de domaine, contenus. Sans support physique, ils ont une grande valeur et sont faciles à copier. Le droit les protège par plusieurs régimes qui se combinent ; la propriété industrielle (brevet, marque) a été vue au chapitre 2.2, ce chapitre y ajoute le droit d'auteur.

ActifProtectionConditions et duréeExemple chez Kooma
Logiciel (code source, code objet, documentation)Droit d'auteurŒuvre originale, protégée sans formalité dès sa création ; droits patrimoniaux jusqu'à 70 ans après la mort de l'auteur ; le logiciel créé par un salarié dans ses fonctions appartient à l'employeurLe code de l'application de covoiturage appartient à Kooma, qui peut interdire sa copie
Base de donnéesDroit du producteur de base de données (et droit d'auteur si la structure est originale)Investissement substantiel dans la constitution ou la vérification des données ; interdit l'extraction d'une partie substantielleLa base des trajets et des utilisateurs ne peut être extraite par un concurrent
Nom et logoMarque (INPI)Signe distinctif, disponible, déposé pour des classes de produits ou services ; 10 ans renouvelables« Kooma » déposé pour les services de transport et les logiciels
Nom de domaineEnregistrement auprès d'un bureau d'enregistrement (règle du premier arrivé)Pas un titre de propriété ; contestable s'il reproduit une marque antérieure (cybersquattage)kooma.fr et kooma.com réservés dès la création
Invention techniqueBrevet (INPI), 20 ansUn logiciel « en tant que tel » n'est pas brevetable ; une invention qui l'intègre peut l'êtreUn capteur de détection d'accident développé avec un partenaire
Carte : au centre, les actifs immatériels de Kooma. Cinq branches : logiciel, droit d'auteur sans formalité dès la création, 70 ans après la mort de l'auteur ; base de données, droit du producteur, interdit l'extraction d'une partie substantielle ; nom et logo, marque déposée à l'INPI, 10 ans renouvelables ; nom de domaine, enregistrement, règle du premier arrivé, pas un titre de propriété ; invention technique, brevet INPI, 20 ans, un logiciel en tant que tel n'est pas brevetable.
Schéma 1. Les actifs immatériels de Kooma et le régime qui protège chacun d’eux ; la contrefaçon et le secret des affaires complètent la défense.

Défense. La copie d'un logiciel ou l'extraction d'une base sans autorisation est une contrefaçon, sanctionnée civilement (dommages-intérêts, interdiction) et pénalement. Le secret des affaires protège en outre les informations confidentielles (algorithmes, tarifs, fichiers clients) gardées secrètes par des mesures raisonnables.

Les données personnelles et les principes du RGPD

Une donnée personnelle est toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable (nom, courriel, adresse IP, géolocalisation, historique d'achats). Un traitement est toute opération sur ces données : collecte, enregistrement, conservation, consultation, transmission, effacement. Le responsable du traitement est celui qui en détermine les finalités et les moyens (l'entreprise) ; le sous-traitant traite les données pour son compte (hébergeur, prestataire de paie, éditeur SaaS).

Le règlement général sur la protection des données (RGPD), applicable depuis mai 2018 dans toute l'Union européenne, fixe les principes que tout traitement doit respecter.

PrincipeSignificationApplication dans l'entreprise
LicéitéLe traitement repose sur une base légale : consentement, contrat, obligation légale, intérêt légitime, mission d'intérêt public, sauvegarde des intérêts vitauxLa paie repose sur le contrat et la loi ; la prospection par courriel auprès de prospects sur le consentement
FinalitéLes données sont collectées pour un objectif déterminé, explicite et légitimeUn fichier clients ne sert pas à surveiller les salariés
MinimisationSeules les données nécessaires sont collectéesPas de date de naissance pour une simple commande en ligne
Limitation de la conservationDurée fixée selon la finalité, puis suppression ou archivageDonnées de prospects supprimées après une durée définie sans contact
Sécurité et confidentialitéMesures techniques et organisationnelles adaptéesMots de passe, chiffrement, sauvegardes, habilitations

Exemple. Les Jardins de Tessier collectent, pour la livraison des végétaux, le nom, l'adresse et le téléphone du client : base légale, le contrat ; finalité, la livraison ; minimisation, aucune autre donnée n'est demandée. Pour envoyer ensuite un catalogue par courriel, l'entreprise informe le client lors de la collecte et lui permet de s'opposer à chaque envoi.

Processus en cinq principes : licéité (une base légale : consentement, contrat, obligation légale, intérêt légitime ; ici le contrat) ; finalité (objectif déterminé, explicite et légitime : la livraison) ; minimisation (seules les données nécessaires : nom, adresse, téléphone) ; limitation de la conservation (durée fixée selon la finalité, puis suppression ou archivage) ; sécurité et confidentialité (mots de passe, chiffrement, sauvegardes, habilitations).
Schéma 2. Les cinq principes du RGPD, appliqués à la collecte des Jardins de Tessier pour la livraison des végétaux.

Les droits des personnes, les obligations de l'entreprise et la CNIL

Le RGPD confère des droits aux personnes et impose des obligations au responsable du traitement. L'autorité de contrôle en France est la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui conseille, contrôle et sanctionne.

Droits des personnesContenu
InformationSavoir qui collecte, pourquoi, pour combien de temps, avec quels droits (mentions lors de la collecte, politique de confidentialité)
AccèsObtenir la copie de ses données ; réponse dans un délai d'un mois
Rectification et effacementFaire corriger ou supprimer ses données (« droit à l'oubli ») lorsque le traitement n'est plus justifié
Opposition et limitationS'opposer au traitement, notamment à la prospection, ou en demander le gel
PortabilitéRécupérer ses données dans un format lisible pour les transmettre à un autre prestataire
Obligations de l'entrepriseContenu
Registre des traitementsListe des traitements avec finalité, données, destinataires, durées, mesures de sécurité
Protection dès la conception et par défautIntégrer la protection des données dans tout nouveau projet (site, application, CRM)
Analyse d'impact (AIPD)Obligatoire avant un traitement à risque élevé (surveillance à grande échelle, données sensibles, profilage)
Délégué à la protection des données (DPO)Obligatoire pour les organismes publics, le suivi régulier et systématique à grande échelle ou les données sensibles à grande échelle ; recommandé ailleurs
Notification des violationsÀ la CNIL dans les 72 heures ; aux personnes concernées si le risque pour elles est élevé

Sanctions. La CNIL peut prononcer un rappel à l'ordre, une mise en demeure, une injonction sous astreinte et une amende administrative pouvant atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu, selon la gravité, la durée et la coopération de l'entreprise. S'y ajoutent l'atteinte à la réputation et les actions des personnes lésées.

Identité numérique et usage du numérique au travail

L'identité numérique d'une personne est l'ensemble des traces qu'elle laisse en ligne (profils, publications, données collectées). Celle d'une entreprise, son e-réputation, est protégée contre le dénigrement, la diffamation et l'usurpation ; en retour, l'entreprise doit une publicité loyale (avis vérifiés, contenus sponsorisés identifiés). Au travail, l'employeur peut fixer les règles d'usage du numérique et contrôler l'activité, dans des limites qui protègent la vie privée du salarié.

QuestionRègle
Charte informatiqueDocument, souvent annexé au règlement intérieur, qui fixe les usages autorisés (messagerie, internet, réseaux sociaux, matériel personnel) et les contrôles ; opposable si elle a été portée à la connaissance des salariés et soumise au CSE
Contrôle de l'activitéPrincipes de loyauté (information préalable des salariés), de proportionnalité (justifié par la nature de la tâche) et de transparence ; le CSE est consulté avant la mise en place d'un dispositif de contrôle
Fichiers et messagesLes fichiers et courriels créés avec les outils professionnels sont présumés professionnels et consultables par l'employeur, sauf s'ils sont clairement identifiés comme personnels
Droit à la déconnexionLe salarié n'a pas à répondre aux sollicitations numériques hors de son temps de travail ; l'entreprise négocie ou définit dans une charte les modalités de ce droit

Exemple. Vélocité équipe ses techniciens de tablettes géolocalisées pour organiser les tournées de service après-vente : finalité légitime (planification), information des salariés, pas de suivi en dehors des heures de travail, CSE consulté. Un suivi permanent des déplacements d'un commercial pour contrôler son emploi du temps serait disproportionné.

La preuve et la signature électroniques

Le droit admet l'écrit électronique comme preuve au même titre que l'écrit sur papier, à condition que son auteur soit identifié et que le document soit conservé dans des conditions qui en garantissent l'intégrité. La signature électronique identifie le signataire et manifeste son consentement ; le règlement européen eIDAS distingue trois niveaux.

NiveauCaractéristiquesUsage
Signature simpleCase à cocher, nom tapé, code reçu par SMS ; fiabilité à prouver en cas de litigeConditions générales, bons de commande courants
Signature avancéeLiée au signataire de manière univoque, créée sous son contrôle, détecte toute modification ultérieureContrats commerciaux, contrats de travail, devis
Signature qualifiéeSignature avancée fondée sur un certificat qualifié délivré par un prestataire certifié ; présumée fiable, équivalente à la signature manuscriteActes à fort enjeu, marchés publics
Pyramide à trois niveaux. Sommet : signature qualifiée, certificat qualifié délivré par un prestataire certifié, présumée fiable, équivalente à la signature manuscrite ; actes à fort enjeu, marchés publics. Milieu : signature avancée, liée au signataire de manière univoque, détecte toute modification ; contrats commerciaux, contrats de travail, devis (contrats d'abonnement de Kooma). Base : signature simple, case à cocher, nom tapé, code reçu par SMS, fiabilité à prouver en cas de litige ; conditions générales, bons de commande courants.
Schéma 3. Les trois niveaux de signature électronique du règlement eIDAS, de la plus courante à la plus sûre.

Exemple. Kooma fait signer ses contrats d'abonnement aux entreprises clientes par signature avancée via un prestataire : l'identité du signataire, la date et le contenu sont garantis ; en cas de contestation, le fichier de preuve produit par le prestataire est opposable.

Le contrat de vente électronique

Le contrat de vente électronique (vente à distance par un site, une application ou une place de marché) obéit au droit commun des contrats vu au chapitre 1.2, complété par un formalisme protecteur, surtout lorsque l'acheteur est un consommateur (B to C).

ÉtapeObligation du vendeur professionnel
Information précontractuelleIdentité et coordonnées, caractéristiques essentielles, prix total, frais de livraison, date ou délai de livraison, modalités de paiement, droit de rétractation et ses exceptions, garanties, conditions générales accessibles et conservables
Conclusion (« double clic »)Récapitulatif de la commande, possibilité de corriger les erreurs, confirmation expresse, bouton indiquant clairement l'obligation de payer, accusé de réception électronique
ExécutionLivraison à la date convenue ou, à défaut, au plus tard 30 jours après la commande ; le vendeur supporte le risque de perte jusqu'à la remise au consommateur
Rétractation14 jours à compter de la réception du bien (ou de la conclusion pour un service), sans motif ; remboursement intégral dans les 14 jours ; frais de retour à la charge du consommateur s'il en a été informé ; exceptions : biens personnalisés, périssables, descellés d'hygiène, contenus numériques fournis avec accord exprès, services pleinement exécutés
GarantiesGarantie légale de conformité de 2 ans (réparation ou remplacement, puis réduction du prix ou résolution) ; le vendeur en ligne est responsable de plein droit de la bonne exécution, même si un prestataire livre
Frise en cinq jalons : avant la commande, information précontractuelle (identité, prix total, frais et délai de livraison, droit de rétractation, garanties, conditions générales) ; à la commande, le double clic (récapitulatif, correction des erreurs, bouton indiquant l'obligation de payer, accusé de réception) ; 30 jours au plus tard, livraison (le vendeur supporte le risque jusqu'à la remise) ; 14 jours après réception, rétractation sans motif et remboursement intégral dans les 14 jours ; 2 ans, garantie légale de conformité (réparation ou remplacement, puis réduction du prix ou résolution).
Schéma 4. Les obligations du vendeur en ligne envers un consommateur, de l’information précontractuelle à la garantie légale de conformité.

Entre professionnels (B to B), le formalisme est allégé et il n'existe pas de droit de rétractation, sauf cas particuliers.

Exemple. Sur le site de Vélocité, un magasin partenaire (B to B) commande dix vélos : pas de rétractation, conditions générales de vente professionnelles, délai de paiement convenu. Un particulier qui commande le même modèle (B to C) bénéficie de l'information renforcée, du double clic, de la rétractation de 14 jours et de la garantie légale de conformité de 2 ans.

Les contrats de prestation numérique : SaaS, hébergement, niveaux de service

Les entreprises n'achètent plus seulement des produits numériques : elles contractent des prestations numériques continues. Le contrat SaaS (logiciel en tant que service) donne un droit d'utilisation d'un logiciel hébergé par l'éditeur, contre un abonnement ; le contrat d'hébergement met à disposition des serveurs et leur maintenance ; le contrat de développement commande un logiciel sur mesure. Ces contrats sont des contrats d'entreprise (prestation de services) et relèvent du droit commun, mais leurs clauses techniques sont décisives.

ClauseRôlePoint de vigilance
Niveaux de service (SLA)Engagements mesurables : disponibilité, délai de rétablissement, supportPénalités réelles ou simple avoir ; mode de mesure
Propriété intellectuelleQui détient le logiciel, les développements spécifiques, les donnéesLes données restent au client ; cession des développements sur mesure à négocier
Données personnellesQualité de sous-traitant, lieu d'hébergement, sécurité, notification des violationsContrat de sous-traitance RGPD obligatoire
RéversibilitéRestitution des données dans un format exploitable, assistance à la migrationSans elle, dépendance au prestataire
ResponsabilitéObligation de moyens (hébergement, disponibilité) ou de résultat (livrables définis) ; plafondsPlafond souvent limité à la redevance : mesurer le risque

Exemple. Les Jardins de Tessier souscrivent un logiciel de caisse en SaaS : la disponibilité promise de 99 % tolère environ 7 heures d'indisponibilité par mois (730 h × 1 %) ; M. Tessier vérifie que le support est joignable le samedi et que les données de caisse sont exportables à tout moment.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Une question de CEJM sur le droit du numérique demande d'appliquer une règle à une situation, pas de réciter le RGPD. La réponse suit quatre temps.

  1. Identifier et qualifier les faits avec le vocabulaire juridique : donnée personnelle, traitement, responsable du traitement, sous-traitant, consommateur, vente à distance, contrat SaaS.
  2. Énoncer la règle applicable : principe du RGPD, droit des personnes, formalisme de la vente électronique, régime de la signature électronique.
  3. Appliquer la règle au cas : les conditions sont-elles remplies ? Quels délais ? Quelles obligations concrètes pour l'entreprise ?
  4. Conclure par une réponse argumentée et, si la question le demande, une recommandation.

Exemple rédigé. Question : Kooma peut-elle utiliser les trajets enregistrés par ses utilisateurs pour leur proposer des publicités de commerces situés sur leur parcours ?

Qualification : les trajets, associés à un compte, sont des données personnelles ; leur exploitation publicitaire est un nouveau traitement, distinct de la finalité initiale (mise en relation pour le covoiturage). Règle : le RGPD impose une finalité déterminée et une base légale ; une finalité nouvelle non compatible exige une nouvelle base, en pratique le consentement, et une information préalable ; le profilage à des fins publicitaires peut nécessiter une analyse d'impact. Application : Kooma ne peut pas utiliser les trajets à des fins publicitaires sur la seule base du contrat de covoiturage ; elle doit informer les utilisateurs, recueillir un consentement spécifique (case non pré-cochée) et permettre son retrait. Conclusion : le projet est possible à condition de créer un consentement dédié et d'inscrire le traitement au registre ; à défaut, Kooma s'expose à une sanction de la CNIL et à une perte de confiance des utilisateurs.

Exercices auto-corrigés

La fuite de données de l'application Kooma


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Le mardi 3 mars 2026 à 9 h, l'équipe technique de Kooma constate qu'un accès non autorisé a permis de copier une partie de la base des utilisateurs de l'application de covoiturage (nom, adresse électronique, trajets habituels). Mme Diallo, cofondatrice, vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, de chiffrer l'ampleur de l'incident, les délais à respecter et le coût de sa gestion (documents 1 et 2).

Une semaine plus tard, le 10 mars, un utilisateur demande par courriel la copie de toutes les données que Kooma détient sur lui.


Document 1 : données de l'incident

ÉlémentContenu
Base de données48 000 comptes utilisateurs
Comptes copiés15 % de la base
Détectionmardi 3 mars 2026 à 9 h
Chiffre d'affaires 2026 de Kooma2 400 000 €
Comptes inactifs depuis plus de trois ans3 100 (non supprimés malgré la politique de conservation de trois ans)

Document 2 : coûts de gestion et rappels

ÉlémentContenu
Courriel d'information0,02 € par personne concernée
Expert en sécurité3 jours à 950 € par jour
Temps interne40 h à 32 € de l'heure
Notification à la CNILdans les 72 heures suivant la découverte
Réponse à une demande d'accèsdans le mois suivant la réception
Amende administrativejusqu'à 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les pourcentages à une décimale)

QuestionRéponse
Nombre de personnes concernées par la violation
Délai maximal de notification de la violation à la CNIL (heures)
Montant de 4 % du chiffre d'affaires annuel de Kooma (€)
Plafond de l'amende administrative encourue par Kooma (€)
Coût de l'information individuelle des personnes concernées (€)
Coût total de la gestion de l'incident (€)
Part des comptes inactifs depuis plus de trois ans dans la base (%)
Nombre de jours dont dispose Kooma pour répondre à la demande d'accès reçue le 10 mars

Questions d'analyse

Les personnes concernées doivent être informées directement de la violation :


L'hébergeur des serveurs de Kooma, qui stocke les données pour son compte, est :


Pour envoyer des offres commerciales par courriel aux utilisateurs, la base légale la plus sûre est :




Les fichiers et caméras des Jardins de Tessier


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M. Tessier modernise la gestion de sa jardinerie : carte de fidélité, lettre d'information par courriel, caméras en magasin, fichier des paysagistes clients. Stagiaire en gestion, vous l'aidez à vérifier que chaque pratique respecte le RGPD (documents 1 et 2).


Document 1 : pratiques envisagées

ÉlémentContenu
Carte de fidéliténom, courriel, date de naissance, achats ; 2 600 porteurs
Lettre d'informationcourriel mensuel aux porteurs de la carte (promotions saisonnières)
Camérasdeux caméras : entrée du magasin et caisse ; enregistrement conservé 30 jours
Fichier des paysagistes120 entreprises clientes avec le nom et le téléphone du gérant
Conservationaucune durée fixée à ce jour

Document 2 : témoignage de M. Tessier

ÉlémentContenu
Sur la lettre d'information« Les clients ont donné leur courriel pour la carte, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas leur écrire. »
Sur les caméras« Je voulais aussi vérifier que la caissière ne traîne pas en fin de journée. »
Sur les demandes des clients« Une cliente veut savoir ce que j'ai sur elle, est-ce que je suis obligé de répondre ? »

Le fichier de la carte de fidélité (nom, courriel, historique d'achats) est :


Pour la lettre d'information envoyée par courriel aux clients de la carte de fidélité, à propos de produits analogues à leurs achats :


Les caméras installées à la caisse et à l'entrée :


Une cliente demande la liste des données que la jardinerie détient sur elle. M. Tessier doit :


La jardinerie souhaite conserver indéfiniment les coordonnées de tous les clients « au cas où ». Cette pratique :


La désignation d'un délégué à la protection des données (DPO) est, pour cette SARL de 14 salariés :


Le fichier des paysagistes clients (nom de l'entreprise, nom du gérant, téléphone professionnel) :




Le contrat SaaS de gestion commerciale de Vélocité


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Vélocité remplace son logiciel de gestion commerciale par une solution en ligne (SaaS) proposée par l'éditeur Gestiflow. Mme Garnier vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, d'analyser le projet de contrat (document 1) avant signature, en gardant à l'esprit que la base clients de Vélocité (magasins et particuliers) y sera hébergée.


Document 1 : extraits du projet de contrat Gestiflow

ÉlémentContenu
Objetdroit d'accès et d'utilisation du logiciel Gestiflow, hébergé par l'éditeur, pour 25 utilisateurs
Redevance1 450 € HT par mois
Durée36 mois, reconduction tacite par périodes de 12 mois ; résiliation par lettre recommandée 3 mois avant l'échéance
Niveau de servicedisponibilité mensuelle de 99,5 % ; au-dessous, avoir de 5 % de la redevance par tranche de 0,1 point
Donnéesle client reste propriétaire de ses données ; hébergement dans un centre situé en Irlande ; l'éditeur agit en qualité de sous-traitant
Réversibilitérestitution des données dans un format standard dans les 60 jours suivant la fin du contrat
Responsabilitélimitée à six mois de redevance, hors faute lourde

Dans un contrat SaaS, le client :


La clause de disponibilité de 99,5 % par mois est :


Au regard du RGPD, Gestiflow, qui héberge les données des clients de Vélocité, est :


L'hébergement des données dans un centre situé en Irlande :


La clause de réversibilité (restitution des données dans un format exploitable sous 60 jours à la fin du contrat) est :


La clause qui limite la responsabilité de Gestiflow au montant de six mois de redevance :


Le contrat est conclu pour 36 mois avec tacite reconduction. Pour éviter un renouvellement non souhaité, Vélocité doit :




Le retour d'un vélo acheté sur le site de Vélocité


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Le 2 avril 2026, un particulier commande sur le site de Vélocité un vélo de ville à assistance électrique à 2 490 € TTC, livraison standard offerte. Le vélo est livré le 9 avril. Le 20 avril, le client renvoie le vélo, non utilisé, en invoquant son droit de rétractation. Assistant(e) de direction, vous traitez le dossier (document 1) et vous mesurez le poids des retours dans l'activité en ligne (document 2).


Document 1 : la commande

ÉlémentContenu
Commande2 avril 2026, paiement par carte, 2 490 € TTC (TVA 20 %)
Livraison9 avril 2026, livraison standard offerte
Conditions générales de ventedroit de rétractation de 14 jours ; frais de retour à la charge du client : 45 € ; information donnée avant la commande
Renvoi du vélo20 avril 2026, vélo non utilisé, emballage d'origine

Document 2 : ventes en ligne de Vélocité

ÉlémentContenu
Chiffre d'affaires 202614 200 000 €
Part des ventes en ligne (B to C)22 %
Taux de retour constaté3 % des ventes en ligne

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales)

QuestionRéponse
Durée du délai de rétractation du client (jours)
Nombre de jours écoulés entre la livraison et le renvoi
Prix hors taxes du vélo (€)
TVA comprise dans le prix (€)
Montant que Vélocité doit rembourser au client (€)
Délai maximal de remboursement après information de la rétractation (jours)
Chiffre d'affaires des ventes en ligne de Vélocité en 2026 (€)
Montant des ventes en ligne faisant l'objet d'un retour (€)

Questions d'analyse

Le délai de rétractation court :


Un client commande un vélo avec un cadre peint à ses couleurs et gravé à son nom. Il demande à se rétracter. Vélocité :


Pour que la commande en ligne soit valablement conclue, le site de Vélocité doit :







Questions fréquentes

Quels sont les principes du RGPD à respecter pour un traitement de données personnelles ?

Cinq principes : licéité (une base légale : consentement, contrat, obligation légale, intérêt légitime…), finalité déterminée et légitime, minimisation (seules les données nécessaires), limitation de la conservation (durée fixée selon la finalité) et sécurité. La CNIL peut sanctionner jusqu'à 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu ; une violation se notifie à la CNIL dans les 72 heures.

Quelle est la différence entre signature électronique simple, avancée et qualifiée ?

La signature simple (case à cocher, code SMS) sert aux commandes courantes ; sa fiabilité est à prouver en cas de litige. La signature avancée est liée au signataire de manière univoque, créée sous son contrôle et détecte toute modification : contrats commerciaux, contrats de travail, devis. La signature qualifiée repose sur un certificat qualifié délivré par un prestataire certifié ; présumée fiable, elle équivaut à la signature manuscrite.

Quelles obligations s'imposent à un vendeur en ligne envers un consommateur ?

Information précontractuelle (identité, prix total, frais et délai de livraison, rétractation, garanties), conclusion par « double clic » avec récapitulatif et bouton indiquant l'obligation de payer, livraison au plus tard 30 jours après la commande, droit de rétractation de 14 jours sans motif avec remboursement sous 14 jours, garantie légale de conformité de 2 ans. Entre professionnels, le formalisme est allégé et il n'y a pas de rétractation.