Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

Les principales évolutions du marché du travail

Le thème 5 du programme porte sur les mutations du travail. Sa première question (5.1), économique, demande quelles sont les principales évolutions du marché du travail. L'entreprise y recrute, y fixe ses salaires et y subit les tensions ou les pénuries ; comprendre son fonctionnement (offre et demande de travail, salaire, chômage, segmentation) et ses transformations (tertiarisation, numérique, vieillissement) permet d'expliquer les choix de recrutement d'une entreprise et les politiques publiques de l'emploi qu'elle peut mobiliser.

L'offre et la demande de travail, le salaire et le coût du travail

Le marché du travail est le lieu de rencontre entre l'offre de travail, émise par les ménages (les personnes qui souhaitent travailler), et la demande de travail, émise par les entreprises et les administrations (les emplois proposés). Attention au vocabulaire : ce sont les travailleurs qui offrent leur travail et les entreprises qui le demandent. Le salaire est le prix du travail.

ActeurCe qui détermine son comportement
Ménages (offre)Niveau du salaire net, âge et formation, situation familiale, revenus de remplacement (allocations), conditions de travail, préférence pour le temps libre
Entreprises (demande)Coût du travail (salaire brut + cotisations patronales), productivité attendue du salarié, niveau de l'activité, prix des équipements qui peuvent remplacer le travail, flexibilité des contrats
ÉtatFixe le salaire minimum, les cotisations, la durée légale, les règles d'embauche et de rupture ; finance la formation et les aides

Dans l'analyse de marché vue au chapitre 1.1, le salaire s'ajusterait jusqu'à égaliser offre et demande. En réalité, le marché du travail est imparfait : le salaire ne baisse pas librement (SMIC, conventions collectives, contrats), l'information est incomplète (asymétrie d'information sur les compétences du candidat et sur la qualité de l'emploi), la mobilité est limitée (logement, famille) et les qualifications ne sont pas interchangeables. Le coût du travail pour l'employeur dépasse le salaire net perçu par le salarié.

Exemple chiffré. Au 1er janvier 2026, le SMIC est de 12,02 € brut de l'heure, soit 1 823,03 € brut par mois pour 35 h. Avec des cotisations patronales de 42 %, un salarié au SMIC coûterait 1 823,03 × 1,42 = 2 588,70 € par mois ; grâce à l'allègement général de cotisations sur les bas salaires, le taux patronal effectif est bien plus faible : avec un taux simplifié de 10 %, le coût tombe à 2 005,33 €. Cet écart explique pourquoi les politiques de l'emploi agissent sur les cotisations.

Graphique en barres : salaire brut mensuel au SMIC au 1er janvier 2026, 1 823,03 € ; coût pour l'employeur avec 42 % de cotisations patronales, 2 588,70 € ; coût avec un taux patronal effectif simplifié de 10 % grâce à l'allègement général, 2 005,33 €.
Schéma 1. Le coût du travail dépasse le salaire brut : pour un salarié au SMIC (1 823,03 € brut par mois), l’allègement général de cotisations ramène le coût mensuel de 2 588,70 € à 2 005,33 € (taux simplifiés de la page).

Le chômage : mesure et causes

Le chômage est la situation d'une personne sans emploi, disponible pour travailler et en recherche active (définition du Bureau international du travail, utilisée par l'INSEE). La population active regroupe les actifs occupés et les chômeurs ; les inactifs (étudiants, retraités, personnes au foyer) n'en font pas partie.

IndicateurCalculExemple (chiffres simplifiés)
Population activeactifs occupés + chômeurs29 700 000 + 2 300 000 = 32 000 000
Taux de chômagechômeurs ÷ population active2 300 000 ÷ 32 000 000 = 7,2 %
Taux d'emploiactifs occupés ÷ population de 15 à 64 ans29 700 000 ÷ 45 000 000 = 66,0 %
Taux d'activitépopulation active ÷ population de 15 à 64 ans32 000 000 ÷ 45 000 000 = 71,1 %
Empilement de la population de 15 à 64 ans, 45 000 000 personnes : actifs occupés 29 700 000, chômeurs 2 300 000, inactifs 13 000 000 (étudiants, retraités, personnes au foyer). Population active : 32 000 000 ; taux de chômage 2 300 000 ÷ 32 000 000 = 7,2 % ; taux d'emploi 29 700 000 ÷ 45 000 000 = 66,0 % ; taux d'activité 32 000 000 ÷ 45 000 000 = 71,1 %.
Schéma 2. La population de 15 à 64 ans de l’exemple (chiffres simplifiés) et les trois taux qui en découlent ; les inactifs, 13 000 000, sont obtenus par différence.
Type de chômageCauseRemède
ConjoncturelRalentissement de l'activité : les entreprises embauchent moins ou licencientPolitiques de soutien de la demande (chapitre 2.1), chômage partiel
StructurelInadéquation durable entre qualifications offertes et demandées, coût du travail, rigidités, localisationFormation, apprentissage, allègements, mobilité
FrictionnelDélai normal de recherche entre deux emploisInformation, intermédiation (France Travail, plateformes d'emploi)

En France, le taux de chômage s'établit en 2026 autour de 7 à 8 % de la population active, un niveau en recul sur dix ans mais supérieur à celui de plusieurs voisins européens ; le taux d'emploi des 15-64 ans dépasse légèrement les deux tiers. Les jeunes, les moins qualifiés et certains territoires restent plus exposés. À l'inverse, des métiers en tension (industrie, bâtiment, santé, restauration, numérique) peinent à recruter : le chômage et les pénuries coexistent.

La segmentation du marché du travail

Le marché du travail n'est pas homogène : il est segmenté. On distingue un marché primaire (emplois stables, qualifiés, bien rémunérés, avec des perspectives de carrière) et un marché secondaire (emplois temporaires, moins qualifiés, moins rémunérés, à forte rotation). Les entreprises utilisent cette segmentation pour obtenir de la flexibilité.

Comparaison : le marché primaire regroupe des emplois stables, qualifiés, bien rémunérés, avec des perspectives de carrière (CDI à temps plein : stabilité, fidélisation, investissement en formation ; 11 permanents aux Jardins de Tessier) ; le marché secondaire regroupe des emplois temporaires, moins qualifiés, moins rémunérés, à forte rotation (CDD, intérim, temps partiel, travailleurs de plateformes : flexibilité externe pour ajuster les effectifs à l'activité ; 3 saisonniers de mars à juin).
Schéma 3. Marché primaire et marché secondaire : les Jardins de Tessier combinent la stabilité d’un noyau de 11 permanents en CDI et la flexibilité externe de 3 saisonniers en CDD.
Segment ou forme d'emploiCaractéristiquesEnjeu pour l'entreprise
CDI à temps pleinForme normale de l'emploi, majoritaire dans le stock d'emploisStabilité, fidélisation, investissement en formation
CDD, intérimMinoritaires dans le stock mais majoritaires dans les embauches ; concentrés sur les jeunes et les moins qualifiésFlexibilité externe : ajuster les effectifs à l'activité
Temps partielMajoritairement féminin ; subi ou choisiAdapter les horaires aux pics (commerce, services)
Apprentissage, alternanceForte progression depuis plusieurs annéesFormer sa future main-d'œuvre, aides publiques
Qualifiés / non qualifiésÉcart croissant de taux de chômage et de salaireConcurrence pour les talents ; automatisation des tâches non qualifiées
Indépendants, micro-entrepreneursEn hausse, notamment dans les services et le numériqueSouplesse et expertise externe, mais risque de requalification en salariat (chapitre 5.2)
Travailleurs de plateformesLivreurs, chauffeurs, micro-tâches ; statut d'indépendant souvent discutéCoût variable, mais encadrement juridique en évolution

Exemple. Les Jardins de Tessier emploient 14 salariés : 11 permanents en CDI (marché primaire local) et 3 saisonniers en CDD de mars à juin, période où la jardinerie réalise près de la moitié de son chiffre d'affaires. Les saisonniers, souvent étudiants, reviennent d'une année sur l'autre : l'entreprise combine stabilité du noyau et flexibilité externe.

Les grandes tendances : tertiarisation, numérique, vieillissement, pénuries

Plusieurs tendances de fond transforment le marché du travail et les besoins des entreprises.

TendanceDescriptionConséquence pour les entreprises
TertiarisationLes services représentent environ les trois quarts des emplois ; l'industrie et l'agriculture reculent en partCompétences relationnelles et numériques ; emplois de services à la personne et aux entreprises
Numérique et automatisationDisparition de tâches répétitives, création de métiers nouveaux (données, cybersécurité), transformation de tous les métiersBesoin de formation continue ; polarisation entre emplois très qualifiés et peu qualifiés
Vieillissement de la populationDéparts en retraite massifs, allongement de la vie active (âge légal relevé progressivement à 64 ans)Transmission des savoir-faire, maintien dans l'emploi des seniors, pénuries dans certains métiers
Pénuries de main-d'œuvreMétiers en tension malgré le chômage : inadéquation des qualifications, conditions de travail peu attractives, mobilité limitéeHausse des salaires d'embauche, recours à l'apprentissage, amélioration des conditions, immigration de travail
Élévation du niveau de formationDiplômés du supérieur plus nombreuxAttentes accrues en matière d'autonomie, de sens et d'évolution
Nouvelles attentesTélétravail, équilibre des temps, utilité du travail, surtout chez les jeunes actifsMarque employeur, organisation du travail, fidélisation

Exemple chiffré. Grâce à ses outils numériques de conception, le bureau d'études de Vélocité conçoit désormais 120 variantes de vélos par an avec le même effectif qu'il y a cinq ans, contre 100 auparavant : la productivité a progressé de 20 %. L'entreprise n'a pas réduit ses effectifs : elle a redéployé le temps gagné vers des produits nouveaux, mais les dessinateurs ont dû se former aux nouveaux logiciels.

Les politiques de l'emploi

Les politiques de l'emploi regroupent les interventions publiques qui visent à réduire le chômage et à améliorer le fonctionnement du marché du travail. On distingue les politiques passives, qui indemnisent les chômeurs (assurance chômage) et facilitent les retraits d'activité, et les politiques actives, qui agissent sur l'offre, la demande et leur rencontre.

Arbre : les politiques de l'emploi se divisent en politiques passives (indemniser les chômeurs par l'assurance chômage, faciliter les retraits d'activité) et politiques actives, qui agissent sur l'offre, la demande et leur rencontre : réduire le coût du travail (allègements de cotisations, aides à l'embauche), former et qualifier (formation, apprentissage, compte personnel de formation), accompagner et intermédier (France Travail), inciter au retour à l'emploi (prime d'activité, cumul emploi-allocation), sécuriser les parcours (contrat de sécurisation professionnelle, chômage partiel), adapter le cadre juridique (contrat de travail, négociation collective).
Schéma 4. Politiques passives et politiques actives de l’emploi, avec les six leviers des politiques actives.
LevierInstrumentsEffet recherché
Réduire le coût du travailAllègements de cotisations patronales sur les salaires proches du SMIC (dégressifs), aides à l'embauche cibléesStimuler la demande de travail peu qualifié
Former et qualifierFormation professionnelle, apprentissage et alternance (aides aux employeurs), compte personnel de formation, préparation opérationnelle à l'emploiRéduire le chômage structurel d'inadéquation
Accompagner et intermédierFrance Travail (qui a remplacé Pôle emploi en 2024) : inscription, accompagnement, offres, contrôle de la rechercheRéduire le chômage frictionnel, rapprocher offres et demandes
Inciter au retour à l'emploiRègles de l'assurance chômage, prime d'activité, cumul emploi-allocationRendre le travail plus rémunérateur que l'inactivité
Sécuriser les parcoursContrat de sécurisation professionnelle, formation des licenciés économiques, chômage partiel en cas de criseLimiter les ruptures durables
Adapter le cadre juridiqueRègles du contrat de travail, négociation collective (chapitre 5.2)Concilier flexibilité pour les entreprises et sécurité pour les salariés

Ces politiques ont un coût pour les finances publiques et des effets discutés : effets d'aubaine (l'entreprise aurait embauché de toute façon), substitution entre catégories de salariés, trappe à bas salaires lorsque les allègements découragent les augmentations. Leur efficacité dépend du ciblage et de la conjoncture (chapitre 2.1).

L'entreprise face au marché du travail

Pour l'entreprise, le marché du travail est une contrainte et une ressource. Elle y recrute, y fixe ses salaires en fonction des minima, des conventions et de la concurrence, et y ajuste ses effectifs.

  • Analyser le marché local : taux de chômage de la zone, métiers en tension, salaires pratiqués, concurrents qui recrutent.
  • Choisir la forme d'emploi : CDI pour le cœur de métier, CDD et intérim pour les pics, apprentissage pour former, sous-traitance ou indépendants pour l'expertise ponctuelle.
  • Mobiliser les politiques publiques : allègements, aides à l'apprentissage, formations financées, services de France Travail.
  • Travailler son attractivité : rémunération, conditions de travail, télétravail, formation, image (marque employeur), surtout sur les segments en tension.
  • Anticiper : pyramide des âges, départs, compétences futures (la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est étudiée au chapitre 5.3).

Exemple. Kooma recrute des développeurs sur un segment où les candidats qualifiés sont rares : elle propose du télétravail, une formation annuelle et une participation au capital, et accepte un délai de recrutement de plusieurs mois. Les Jardins de Tessier, sur un segment peu qualifié mais saisonnier, fidélisent leurs saisonniers d'une année sur l'autre et mobilisent l'apprentissage pour former un futur responsable de pépinière.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Une question d'économie sur le marché du travail attend une réponse qui mobilise les mécanismes (offre, demande, salaire, segmentation, types de chômage) et les applique aux données du dossier, chiffres à l'appui.

  1. Identifier le phénomène : difficulté de recrutement, hausse du coût du travail, chômage local, recours aux contrats courts.
  2. Expliquer le mécanisme économique : confrontation offre-demande, coût du travail et productivité, segmentation, chômage structurel ou conjoncturel.
  3. Appliquer au cas avec les chiffres du dossier : taux, écarts, coûts calculés.
  4. Conclure : conséquences pour l'entreprise et, si la question le demande, leviers d'action (politiques de l'emploi mobilisables, attractivité).

Exemple rédigé. Question : expliquez pourquoi Les Jardins de Tessier peinent à recruter des saisonniers alors que le taux de chômage local atteint 8 %.

Identification : la jardinerie exprime une demande de travail saisonnière, peu qualifiée, que l'offre de travail locale ne satisfait pas malgré un chômage élevé. Mécanisme : le marché du travail est segmenté ; les emplois saisonniers relèvent du marché secondaire (CDD courts, salaire proche du SMIC, travail physique le week-end). L'offre de travail dépend du salaire net mais aussi des conditions de travail et des revenus de remplacement ; une partie des chômeurs locaux n'a pas la mobilité ou l'intérêt pour ces emplois : il s'agit d'un chômage structurel d'inadéquation, non d'un manque de demandeurs. Application : avec trois postes à pourvoir de mars à juin, l'entreprise est en concurrence avec les autres employeurs saisonniers de la région. Conclusion : la réponse ne passe pas par l'attente d'une hausse du chômage mais par l'attractivité (prime de saison, horaires annoncés tôt, hébergement ou transport) et la mobilisation de France Travail et de l'apprentissage pour constituer un vivier fidèle.

Exercices auto-corrigés

Le marché du travail du bassin d'Annecy vu par Vélocité


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Vélocité prévoit de recruter une trentaine de salariés pour son usine d'assemblage de batteries. Avant de lancer les recrutements, Mme Garnier vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, d'analyser les chiffres de la zone d'emploi publiés dans une note de conjoncture locale (document 1, données fictives) et d'en tirer les conséquences pour l'entreprise.


Document 1 : note de conjoncture de la zone d'emploi (données fictives, 2026)

ÉlémentContenu
Population de 15 à 64 ans310 000
Actifs occupés232 500
Chômeurs (définition du Bureau international du travail)14 500 (contre 16 200 un an plus tôt)
Offres d'emploi déposées dans l'industrie sur l'année9 000, dont 1 800 non pourvues après trois mois
Métiers en tensiontechniciens de maintenance, opérateurs qualifiés, soudeurs

Document 2 : rappels

NotionCalcul
Population activeactifs occupés + chômeurs
Taux de chômagechômeurs ÷ population active
Taux d'activitépopulation active ÷ population de 15 à 64 ans
Taux d'emploiactifs occupés ÷ population de 15 à 64 ans

Annexe 1 (arrondir les pourcentages à une décimale)

QuestionRéponse
Population active de la zone (personnes)
Nombre d'inactifs de 15 à 64 ans (personnes)
Taux de chômage de la zone (%)
Taux d'activité des 15-64 ans (%)
Taux d'emploi des 15-64 ans (%)
Part des offres non pourvues dans l'industrie (%)
Variation du nombre de chômeurs sur un an (%)

Questions d'analyse

Un taux de chômage bas combiné à des offres non pourvues dans l'industrie traduit surtout :


Pour Vélocité, cette situation implique :


Le taux de chômage se calcule par rapport :




L'embauche d'un vendeur-conseil aux Jardins de Tessier


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M. Tessier hésite à embaucher en CDI un vendeur-conseil pour développer les ventes aux paysagistes. Stagiaire en gestion, vous chiffrez le coût du travail de ce poste (document 1), vous mesurez l'effet des allègements de cotisations et vous vérifiez si le chiffre d'affaires attendu couvre ce coût (document 2).


Document 1 : le poste envisagé

ÉlémentContenu
ContratCDI à temps plein (35 h, soit 151,67 h par mois)
Salaire brut mensuel1 950 €
Cotisations salariales22 % du brut
Cotisations patronales42 % du brut avant allègement ; 18 % après l'allègement général sur les bas salaires (taux simplifiés)

Document 2 : résultats attendus

ÉlémentContenu
Chiffre d'affaires supplémentaire attendu la première année110 000 € HT auprès des paysagistes
Taux de marque38 % du chiffre d'affaires HT

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales)

QuestionRéponse
Salaire net mensuel du vendeur (€)
Coût employeur mensuel avec allègement de cotisations (€)
Coût employeur mensuel sans allègement (€)
Économie mensuelle procurée par l'allègement (€)
Coût horaire employeur, allègement compris (€)
Coût employeur annuel du poste (€)
Marge attendue sur le chiffre d'affaires supplémentaire (€)
Chiffre d'affaires supplémentaire minimal pour couvrir le coût du poste (€)

Questions d'analyse

Du point de vue économique, l'entreprise demande du travail tant que :


Si le SMIC augmentait fortement sans allègement supplémentaire, le coût de ce poste :




Les statuts des collaborateurs de Kooma


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Kooma fait travailler des personnes sous des statuts variés : salariés en CDI, un CDD, des indépendants, des stagiaires, et des conducteurs qui utilisent l'application. Mme Diallo vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, de situer chaque statut sur le marché du travail (document 1) et d'en apprécier les enjeux économiques (document 2).


Document 1 : les collaborateurs de Kooma

ÉlémentContenu
Salariés en CDI16 (développeurs, chefs de produit, chargés de clientèle, finance)
CDD1 chargé de lancement commercial à Grenoble, six mois
Stagiaires2 étudiants en BTS et en école d'ingénieurs, six mois
Indépendants2 développeurs facturant 520 € par jour, missions de trois à quatre mois
Conducteurs utilisateurs11 400 conducteurs inscrits, partage des frais de trajet

Document 2 : constats de la direction

ÉlémentContenu
Recrutementtrois mois en moyenne pour pourvoir un poste de développeur expérimenté ; deux candidats ont refusé pour un salaire plus élevé ailleurs
Départsdeux développeurs partis en un an vers des entreprises offrant plus de télétravail
Activitéforte saisonnalité des lancements dans les nouvelles villes

Les 16 salariés en CDI de Kooma relèvent du segment du marché du travail dit :


Le CDD de six mois pour le lancement commercial à Grenoble et les deux stagiaires illustrent :


Les deux développeurs indépendants facturés à la journée sont :


Les conducteurs qui proposent des trajets sur l'application Kooma contre un partage des frais :


La difficulté de Kooma à recruter des développeurs expérimentés, malgré un chômage non nul, s'explique par :


Pour fidéliser ses développeurs sans augmenter indéfiniment les salaires, Kooma peut jouer sur :




Vélocité recrute pour l'usine de batteries


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Pour son usine d'assemblage de batteries, Vélocité doit recruter des opérateurs et des techniciens que le marché local ne fournit pas en nombre suffisant. Le conseiller de France Travail propose plusieurs dispositifs (document 1). Mme Garnier vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, de qualifier chaque dispositif et de choisir ceux qui répondent aux besoins (document 2).


Document 1 : dispositifs proposés par France Travail

ÉlémentContenu
Préparation opérationnelle à l'emploiformation de demandeurs d'emploi, financée, avant une embauche sur un poste identifié
Contrat d'apprentissagealternance centre de formation-entreprise pour un diplôme de technicien, rémunération en pourcentage du SMIC, aide à l'embauche
Contrat de professionnalisationalternance pour adultes, qualification reconnue
Allègement général de cotisationsréduction des cotisations patronales sur les salaires proches du SMIC, dégressive

Document 2 : besoins de Vélocité

ÉlémentContenu
Opérateurs d'assemblage20 postes, aucune expérience exigée, salaire proche du SMIC, formation interne de trois semaines
Techniciens de maintenance6 postes, qualification de niveau bac + 2, métier en tension
Intérimaires présents5 intérimaires dans l'atelier depuis plus de six mois, satisfaisants
Délaiusine opérationnelle dans douze mois

Depuis 2024, l'opérateur public qui accompagne les demandeurs d'emploi et les entreprises qui recrutent est :


La préparation opérationnelle à l'emploi, qui forme des demandeurs d'emploi avant l'embauche sur un poste précis, relève :


Le recours à l'apprentissage pour former des techniciens de maintenance présente pour Vélocité :


L'allègement général de cotisations patronales sur les salaires proches du SMIC a pour objectif :


Pour les opérateurs sans expérience industrielle, le dispositif le plus adapté est :


Vélocité constate que ses offres attirent peu de candidats alors que des intérimaires travaillent déjà dans l'atelier. Une réponse cohérente avec le marché du travail local est :







Questions fréquentes

Comment calculer le taux de chômage, le taux d'emploi et le taux d'activité ?

Taux de chômage = chômeurs ÷ population active (actifs occupés + chômeurs) ; taux d'emploi = actifs occupés ÷ population de 15 à 64 ans ; taux d'activité = population active ÷ population de 15 à 64 ans. Exemple : 2 300 000 chômeurs pour 32 000 000 d'actifs donnent 7,2 % ; 29 700 000 actifs occupés sur 45 000 000 de 15-64 ans, un taux d'emploi de 66,0 %. Les inactifs (étudiants, retraités) ne comptent pas.

Quelle est la différence entre chômage conjoncturel, structurel et frictionnel ?

Le chômage conjoncturel vient d'un ralentissement de l'activité : les entreprises embauchent moins ; remède, soutien de la demande et chômage partiel. Le chômage structurel vient d'une inadéquation durable entre qualifications offertes et demandées, du coût du travail ou des rigidités ; remède, formation, apprentissage, allègements. Le chômage frictionnel est le délai normal entre deux emplois, réduit par l'intermédiation (France Travail).

Combien coûte un salarié au SMIC pour l'employeur ?

Au 1er janvier 2026, le SMIC est de 12,02 € brut de l'heure, soit 1 823,03 € brut par mois pour 35 h. Avec des cotisations patronales de 42 %, le salarié coûterait 1 823,03 × 1,42 = 2 588,70 € par mois ; grâce à l'allègement général sur les bas salaires, avec un taux patronal simplifié de 10 %, le coût tombe à 2 005,33 €. C'est pourquoi les politiques de l'emploi agissent sur les cotisations.