Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

Les choix stratégiques opérés par l'entreprise

Thème 6 du programme, question 6.2 : quels sont les choix stratégiques opérés par l'entreprise ? Le diagnostic du chapitre précédent a dit où en est l'entreprise ; ce chapitre présente les décisions qui en découlent : le découpage en domaines d'activité, les stratégies globales qui fixent le périmètre de l'entreprise, les stratégies de domaine qui définissent comment affronter les concurrents, les modalités de croissance et, enfin, les critères qui permettent de juger de la pertinence d'un choix.

La décision stratégique : étapes et niveaux

Une décision stratégique engage l'entreprise sur le long terme, mobilise des ressources importantes et se révèle difficilement réversible ; elle est prise par la direction (présidente de SAS, gérant de SARL, cofondateurs) et répond au diagnostic du chapitre précédent. Elle se distingue des décisions tactiques (moyen terme, par les responsables de fonction) et opérationnelles (court terme, par les équipes).

Niveau de décisionHorizonQui décideExemple Les Jardins de Tessier
Stratégique3 à 10 ans, difficilement réversibleDirection (gérant, associés)S'implanter à Valence
Tactique1 à 3 ansResponsables de fonctionRéorganiser les rayons, lancer la vente en ligne
OpérationnelleJour, semaine, moisÉquipes, chefs d'équipePlanning des saisonniers, commande d'engrais

La décision stratégique suit des étapes : constat issu du diagnostic, recherche des options possibles, évaluation de chacune (chiffres et critères qualitatifs), choix, puis mise en œuvre et contrôle. Les choix se prennent à deux niveaux : au niveau global de l'entreprise (quels métiers, quels marchés, quel périmètre ?) et au niveau de chaque domaine d'activité (comment y affronter les concurrents ?).

Les domaines d'activité stratégiques

Un domaine d'activité stratégique (DAS) est un sous-ensemble homogène de l'activité de l'entreprise, qui partage les mêmes facteurs clés de succès, les mêmes concurrents et les mêmes technologies, et pour lequel une stratégie propre peut être définie. La segmentation stratégique découpe l'entreprise en DAS ; elle ne doit pas être confondue avec la segmentation marketing, qui découpe les clients d'un même marché.

EntrepriseDomaines d'activité stratégiquesPourquoi des DAS distincts
VélocitéVélos pour les magasins spécialisés (B to B) ; vente en ligne aux particuliers (B to C) ; demain, batteriesClients, circuits de distribution et facteurs clés de succès différents (référencement et marges pour les magasins, service et livraison pour le site)
Les Jardins de TessierJardinerie pour les particuliers ; pépinière pour les paysagistes et les collectivitésConcurrents différents (jardineries de chaîne contre pépinières de gros), logique de prix et de volumes différente
KoomaService aux particuliers (commission par trajet) ; abonnements d'entreprisesModèles de revenus et interlocuteurs distincts

Définir les DAS permet de répartir les ressources entre eux (investir, maintenir, abandonner) et de choisir une stratégie adaptée à chacun : la vente en ligne de Vélocité n'affronte pas les mêmes concurrents que ses ventes aux magasins.

Les stratégies globales

Les stratégies globales (ou d'entreprise) portent sur le périmètre des activités : sur quels métiers, quels maillons de la filière et quels territoires l'entreprise veut-elle être présente ?

Stratégie globaleDéfinitionAvantagesLimites
SpécialisationConcentrer les ressources sur un seul métier (éventuellement en l'étendant à de nouveaux segments ou territoires)Effet d'expérience, compétences approfondies, image claireDépendance à un seul marché ; vulnérabilité si la demande se retourne
DiversificationEntrer dans un nouveau domaine d'activité ; liée (concentrique) si elle partage des ressources avec le métier d'origine, conglomérale sinonRépartition des risques, relais de croissance, synergiesDispersion, nouveaux concurrents à affronter, compétences à acquérir
Intégration verticaleRéaliser soi-même une activité située en amont (fournisseurs) ou en aval (distribution) de la filièreSécurité des approvisionnements ou des débouchés, marge captée, indépendanceInvestissements lourds, charges fixes, rigidité
ExternalisationConfier à un prestataire une activité auparavant réalisée en interne (sous-traitance, impartition)Souplesse, recentrage sur les compétences distinctives, coûts variablesDépendance au prestataire, perte de savoir-faire, qualité à contrôler
InternationalisationDévelopper l'activité hors du marché national (exportation, implantation, partenariat local)Nouveaux marchés, volumes, étalement des risquesCoûts d'adaptation, risque de change, réglementation étrangère
Carte centrée sur le périmètre des activités, avec cinq branches : spécialisation (un seul métier : effet d'expérience, mais dépendance à un seul marché) ; diversification (nouveau domaine, liée ou conglomérale : répartition des risques, mais dispersion) ; intégration verticale (activité amont ou aval de la filière : sécurité, marge captée, mais investissements lourds) ; externalisation (activité confiée à un prestataire : souplesse, mais dépendance) ; internationalisation (hors du marché national : nouveaux marchés, mais coûts d'adaptation et risque de change).
Schéma 1. Les cinq stratégies globales : sur quels métiers, quels maillons de la filière et quels territoires être présent ?

Exemple chiffré. Les Jardins de Tessier achètent 500 arbustes en pot par an à un grossiste 290 € pièce. Les produire eux-mêmes (intégration vers l'amont) coûterait 180 € de charges variables par arbuste et 40 000 € de charges fixes par an, pour un investissement de 120 000 € en serres. Coût unitaire interne : (500 × 180 + 40 000) ÷ 500 = 260 € ; l'économie annuelle est de 500 × (290 – 180) – 40 000 = 15 000 €, soit un délai de récupération de 120 000 ÷ 15 000 = 8,00 ans et une rentabilité de 12,50 % par an. Le gain est réel mais lent : l'intégration ne se justifie que si l'approvisionnement est aussi un enjeu de qualité ou de sécurité.

Équation : économie par arbuste (prix du grossiste 290 € moins charges variables 180 € = 110 €) multipliée par le nombre d'arbustes par an (500), moins les charges fixes annuelles (40 000 €), égale l'économie annuelle : 15 000 €. Pour un investissement de 120 000 €, le délai de récupération est de 8,00 ans et la rentabilité de 12,50 % par an.
Schéma 2. L’économie annuelle d’une intégration vers l’amont ; exemple chiffré des arbustes des Jardins de Tessier : 500 arbustes achetés 290 € ou produits pour 180 € de charges variables, avec 40 000 € de charges fixes.

Les stratégies de domaine

Les stratégies de domaine (ou concurrentielles, Porter) définissent, pour chaque DAS, la manière d'obtenir un avantage concurrentiel face aux rivaux. Porter en distingue trois, dites génériques.

Stratégie de domainePrincipeConditions de réussiteExemple
Domination par les coûtsObtenir le coût unitaire le plus bas du secteur (volumes, effet d'expérience, automatisation, achats) pour vendre moins cher ou dégager plus de margeTaille, standardisation, contrôle strict des coûtsLeader du VAE : vélos standardisés produits en grande série
DifférenciationProposer une offre perçue comme unique (qualité, design, service, image) qui justifie un prix supérieurCompétence distinctive, innovation, marqueVélocité : design, légèreté, fabrication française
Focalisation (concentration)Se limiter à un segment étroit (clientèle, zone, produit) et y appliquer une logique de coûts ou de différenciationSegment identifiable, concurrents généralistes peu présentsLes Jardins de Tessier : végétaux adaptés à la sécheresse pour les collectivités

Porter met en garde contre l'« enlisement dans la voie médiane » : une entreprise ni la moins chère ni la plus différenciée ne dégage pas d'avantage durable. Le choix de domaine doit être cohérent avec le diagnostic : Vélocité, avec moins de 2 % du marché, ne peut rivaliser sur les coûts avec le leader ; sa compétence distinctive en design impose la différenciation.

Matrice des stratégies de domaine. Axe horizontal : source de l'avantage, coûts à gauche, différenciation à droite ; axe vertical : cible, segment étroit en bas, ensemble du secteur en haut. Domination par les coûts (secteur, coûts) : coût unitaire le plus bas, volumes, standardisation ; exemple, le leader du VAE. Différenciation (secteur, différenciation) : offre perçue comme unique qui justifie un prix supérieur ; exemple, Vélocité. Focalisation par les coûts (segment étroit, coûts) et focalisation par la différenciation (segment étroit, différenciation) : se limiter à un segment étroit ; exemple, Les Jardins de Tessier avec les végétaux adaptés à la sécheresse pour les collectivités. Entre les deux, l'enlisement dans la voie médiane : ni la moins chère ni la plus différenciée.
Schéma 3. Les stratégies génériques de Porter : un avantage par les coûts ou par la différenciation, sur l’ensemble du marché ou sur un segment étroit.

Les modalités de croissance

Une fois l'orientation choisie, l'entreprise décide comment grandir : par ses propres moyens, en rachetant ou en s'alliant. Ce sont les modalités de croissance.

ModalitéDéfinitionAvantagesLimites
Croissance organique (interne)Développer soi-même de nouvelles capacités : investissements, recrutements, nouveaux produitsMaîtrise, progressivité, culture préservée, coût étaléLenteur, concurrents qui avancent pendant ce temps
Croissance externeAcquérir ou fusionner avec une entreprise existante (rachat d'actions, de fonds de commerce, fusion-absorption)Rapidité, part de marché et compétences immédiates, élimination d'un concurrentPrix élevé, intégration difficile des équipes et des systèmes, contrôle des concentrations possible
Croissance conjointeCoopérer avec une entreprise indépendante : alliance entre concurrents, partenariat avec un non-concurrent, coentreprise (filiale commune), franchiseRessources partagées, investissement et risque limités, apprentissageContrôle partagé, dépendance, conflits d'intérêts, fuite de savoir-faire

Exemple. Pour s'internationaliser, Kooma peut ouvrir seule un bureau à Bruxelles (organique), racheter une petite application belge de covoiturage avec ses 15 000 utilisateurs (externe) ou s'allier à un opérateur de transport belge qui apporte sa clientèle d'entreprises (conjointe). Le choix dépend de la vitesse souhaitée, des fonds disponibles et du degré de contrôle voulu.

Comparaison de trois modalités de croissance. Croissance organique (interne) : développer soi-même ; maîtrise, progressivité, coût étalé, mais lenteur ; Kooma ouvre seule un bureau à Bruxelles. Croissance externe : acquérir ou fusionner ; rapidité, part de marché immédiate, mais prix élevé et intégration difficile ; Kooma rachète une application belge et ses 15 000 utilisateurs. Croissance conjointe : coopérer avec une entreprise indépendante (alliance, partenariat, coentreprise, franchise) ; ressources partagées, risque limité, mais contrôle partagé et dépendance ; Kooma s'allie à un opérateur de transport belge.
Schéma 4. Trois façons de grandir, illustrées par l’internationalisation de Kooma en Belgique : le choix dépend de la vitesse souhaitée, des fonds disponibles et du degré de contrôle voulu.

Évaluer la pertinence d'un choix stratégique

Un choix stratégique s'évalue avant d'être arrêté, puis se contrôle après sa mise en œuvre. Trois critères qualitatifs complètent les calculs de rentabilité.

CritèreQuestionOutils et indicateurs
PertinenceL'option répond-elle au diagnostic : exploite-t-elle une force ou une opportunité, corrige-t-elle une faiblesse, réduit-elle une menace ?SWOT, forces de Porter, facteurs clés de succès
FaisabilitéL'entreprise a-t-elle les ressources financières, humaines et techniques ?Capacité d'autofinancement et d'emprunt, compétences disponibles (GPEC), délais
AcceptabilitéLes parties prenantes (associés, salariés, banques, clients, collectivités) adhèrent-elles ? Le risque est-il supportable ?Rentabilité attendue, délai de récupération, sensibilité à une baisse des volumes, climat social

Les calculs usuels sont le résultat annuel attendu, la rentabilité de l'investissement (résultat ou économie annuelle ÷ investissement) et le délai de récupération (investissement ÷ résultat annuel). Dans l'exemple des arbustes, une rentabilité de 12,50 % et un délai de 8,00 ans sont acceptables pour des serres amorties sur quinze ans, mais le projet suppose que les 500 arbustes soient bien vendus chaque année : une baisse des ventes de 20 % réduirait l'économie à 400 × 110 – 40 000 = 4 000 €. Le contrôle stratégique compare ensuite les résultats aux prévisions et déclenche, si besoin, un nouveau diagnostic.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Les questions sur les choix stratégiques demandent de qualifier une décision avec le vocabulaire du programme, d'en montrer la cohérence avec le diagnostic et d'en apprécier la pertinence, souvent avec un calcul simple.

  1. Identifier et qualifier : nommer la stratégie globale, la stratégie de domaine et/ou la modalité de croissance ; préciser le DAS concerné.
  2. Expliquer : rappeler la définition et les avantages/limites généraux de cette stratégie.
  3. Appliquer au cas : relier aux éléments du diagnostic (force, faiblesse, opportunité, menace, FCS) et aux chiffres du dossier (rentabilité, délai de récupération).
  4. Conclure : donner un avis argumenté sur la pertinence, la faisabilité et l'acceptabilité, avec une réserve ou une condition.

Exemple rédigé. « Le projet d'usine de batteries de Vélocité est-il un choix stratégique pertinent ? » — Identifier : il s'agit d'une stratégie globale d'intégration verticale vers l'amont, menée par croissance organique, au service d'une stratégie de domaine de différenciation. Mécanisme : l'intégration consiste à réaliser soi-même une activité confiée aux fournisseurs ; elle sécurise l'approvisionnement et capte la marge, mais ajoute des charges fixes et de la rigidité. Application : le diagnostic a identifié le pouvoir élevé des fournisseurs asiatiques comme faiblesse principale et la batterie comme facteur clé de succès le plus pondéré ; selon le bureau d'études, produire coûte moins cher par batterie qu'acheter dès lors que le volume dépasse le volume d'indifférence, nettement inférieur au besoin annuel, et l'économie dégagée rembourse l'investissement en quelques années. Conclusion : le choix est pertinent (il corrige la faiblesse majeure et renforce la différenciation « fabriqué en France ») et faisable si le financement de l'usine est obtenu ; son acceptabilité dépend de la capacité de Vélocité à maintenir ses volumes, car les charges fixes de l'usine le rendent sensible à un retournement du marché.

Exercices auto-corrigés

Produire ou acheter les batteries : la rentabilité du projet d'usine


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Le diagnostic de Vélocité a désigné la dépendance aux fournisseurs de batteries comme la faiblesse principale. Mme Garnier hésite entre poursuivre l'achat en Asie et construire une usine d'assemblage en Haute-Savoie. Assistant(e) de direction, vous comparez les deux options à partir des prévisions du bureau d'études (document 1).


Document 1 : prévisions du bureau d'études

ÉlémentValeur
Besoin annuel10 000 batteries
Prix d'achat actuel320 € par batterie, livrée
Coût variable de production en interne210 € par batterie (cellules, main-d'œuvre, énergie)
Charges fixes annuelles de l'usine650 000 € (amortissements, encadrement, maintenance)
Investissement initial3 000 000 €

Document 2 : formules

NotionCalcul
Délai de récupérationinvestissement ÷ économie annuelle
Rentabilité de l'investissementéconomie annuelle ÷ investissement
Volume d'indifférencecharges fixes ÷ (prix d'achat – coût variable)

Annexe 1 (arrondir les montants à l'euro, les durées et pourcentages à deux décimales)

QuestionRéponse
Coût annuel d'achat des batteries auprès des fournisseurs actuels (€)
Coût annuel de production dans l'usine (charges variables + charges fixes) (€)
Coût unitaire d'une batterie produite (€)
Économie annuelle réalisée en produisant (€)
Délai de récupération de l'investissement (années)
Rentabilité annuelle de l'investissement (économie ÷ investissement) (%)
Volume annuel à partir duquel produire coûte moins cher qu'acheter (batteries)
Économie annuelle si le volume tombait à 8 000 batteries (€)

Questions d'analyse

La construction de l'usine de batteries est, pour Vélocité, une stratégie :


Au-delà de la rentabilité, l'argument qui pèse le plus en faveur du projet est :




Qualifier les orientations stratégiques des trois entreprises


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Dans le cadre d'un dossier de CEJM, on vous présente six décisions prises ou envisagées par Vélocité, Les Jardins de Tessier et Kooma (document 1). Pour chacune, vous devez qualifier la stratégie à l'aide du vocabulaire du programme.


Document 1 : rappel des définitions à mobiliser

NotionDéfinition courte
Stratégies globalesspécialisation, diversification (liée ou non), intégration verticale (amont/aval), externalisation, internationalisation
Stratégies de domaine (Porter)domination par les coûts, différenciation, focalisation
Modalités de croissanceorganique (interne), externe (rachat, fusion), conjointe (alliance, partenariat, coentreprise)

Vélocité confie la fabrication de ses cadres à un sous-traitant portugais pour ne garder que la conception, l'assemblage et la vente. Cette décision est :


Kooma ouvre son application en Belgique et en Suisse, avec la même offre. Cette décision est :


Les Jardins de Tessier se concentrent uniquement sur les végétaux adaptés à la sécheresse, pour les paysagistes et les collectivités, en abandonnant les autres gammes. Cette décision relève :


Vélocité lance une gamme de trottinettes électriques, un produit nouveau pour une clientèle proche, en utilisant ses batteries et son réseau. Cette décision est :


Le leader du marché du VAE vend des vélos standardisés à bas prix grâce à des volumes très élevés et à des usines automatisées. Sa stratégie de domaine est :


Vélocité vend des vélos plus chers que la moyenne, reconnus pour leur design et leur légèreté. Sa stratégie de domaine est :


Kooma et une société de transport urbain créent ensemble une filiale commune pour proposer une offre combinée aux entreprises. Cette modalité de croissance est :




Grandir à Valence : rachat, création ou partenariat ?


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Les Jardins de Tessier veulent s'implanter à Valence, à 45 km de Montélimar. Trois voies sont possibles : racheter une pépinière dont le propriétaire part à la retraite, créer un nouveau point de vente ou s'associer à un paysagiste de Valence pour un dépôt-vente commun. Stagiaire, vous aidez M. Tessier à comparer ces modalités de croissance (document 1).


Document 1 : les trois options

ÉlémentContenu
Rachat de la pépinière de Valenceprix du fonds 420 000 € ; 5 salariés repris ; clientèle de paysagistes établie ; méthodes de culture différentes
Création d'un point de venteterrain à louer, aménagement 180 000 € ; recrutement de 3 personnes ; clientèle à construire
Partenariat avec un paysagistedépôt-vente dans les locaux du paysagiste ; investissement 25 000 € ; partage de la marge 60/40 ; contrat de deux ans renouvelable
Situation financièretrésorerie disponible 150 000 € ; capacité d'emprunt estimée à 250 000 €

Le rachat de la pépinière de Valence est une modalité de :


L'avantage principal du rachat par rapport à la création est :


La création d'un point de vente par les propres moyens de l'entreprise (croissance organique) présente surtout le risque :


Le dépôt-vente commun avec le paysagiste de Valence relève :


Le document indique une trésorerie disponible de 150 000 € et un prix de rachat de 420 000 €. Cette donnée pèse sur le critère :


M. Tessier redoute que les salariés de la pépinière rachetée n'acceptent pas ses méthodes. Ce risque relève du critère :


Compte tenu d'une trésorerie limitée et d'une volonté de tester le marché de Valence avant d'investir, la modalité la plus cohérente à court terme est :




Kooma : s'étendre à Bordeaux ou développer les abonnements d'entreprises ?


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Avec les fonds levés, Kooma ne peut financer qu'un seul projet en 2027. Le projet A ouvre le service à Bordeaux (nouvelle zone, même offre) ; le projet B développe une offre d'abonnement enrichie pour les entreprises de Lyon (même zone, offre nouvelle). Collaborateur(trice) de Mme Diallo, vous évaluez les deux projets à partir des prévisions en année de croisière (document 1), puis vous aidez à trancher.


Document 1 : prévisions en année de croisière

ÉlémentProjet A : BordeauxProjet B : abonnements enrichis
Investissement initial400 000 €250 000 €
Chiffre d'affaires annuel900 000 trajets × 0,60 € de commission120 entreprises × 2 400 € par an
Charges annuelles d'exploitation350 000 €180 000 €
Lien avec le diagnosticnouvelle ville sans base d'utilisateurss'appuie sur les 18 entreprises déjà abonnées et les 40 000 utilisateurs lyonnais

Document 2 : formules

NotionCalcul
Rentabilité de l'investissementrésultat annuel ÷ investissement
Délai de récupérationinvestissement ÷ résultat annuel

Annexe 1 (arrondir les montants à l'euro, les pourcentages et les durées à deux décimales)

QuestionRéponse
Chiffre d'affaires annuel du projet A (commissions) (€)
Résultat annuel du projet A (€)
Chiffre d'affaires annuel du projet B (abonnements) (€)
Résultat annuel du projet B (€)
Rentabilité de l'investissement du projet A (résultat ÷ investissement) (%)
Rentabilité de l'investissement du projet B (%)
Délai de récupération du projet A (années)
Délai de récupération du projet B (années)

Questions d'analyse

Le projet A (Bordeaux) relève d'une stratégie :


Les deux projets ont des rentabilités proches. Le critère qui doit départager relève alors :







Questions fréquentes

Quelle est la différence entre segmentation stratégique et segmentation marketing ?

La segmentation stratégique découpe l'entreprise en domaines d'activité stratégiques (DAS), sous-ensembles homogènes qui partagent les mêmes facteurs clés de succès, les mêmes concurrents et les mêmes technologies ; la segmentation marketing découpe les clients d'un même marché. Définir les DAS permet de répartir les ressources entre eux (investir, maintenir, abandonner) et de choisir une stratégie adaptée à chacun.

Quelles sont les trois stratégies de domaine de Porter ?

La domination par les coûts (coût unitaire le plus bas grâce aux volumes, à l'effet d'expérience et à la standardisation), la différenciation (offre perçue comme unique par la qualité, le design ou le service, qui justifie un prix supérieur) et la focalisation (segment étroit avec une logique de coûts ou de différenciation). Enlisement dans la voie médiane : ni la moins chère ni la plus différenciée, l'entreprise n'a pas d'avantage durable.

Comment calculer le délai de récupération et la rentabilité d'un investissement stratégique ?

Rentabilité = résultat ou économie annuelle ÷ investissement ; délai de récupération = investissement ÷ résultat annuel. Produire 500 arbustes à 180 € de charges variables et 40 000 € de charges fixes au lieu de les acheter 290 € économise 500 × (290 – 180) – 40 000 = 15 000 € par an : pour 120 000 € de serres, le délai est de 8,00 ans et la rentabilité de 12,50 %. Une baisse des ventes de 20 % ramènerait l'économie à 4 000 €.