Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

De quelle manière l'entreprise s'inscrit-elle dans son environnement ?

Thème 1 du programme, troisième question : de quelle manière l'entreprise s'inscrit-elle dans son environnement ? Après l'approche économique (chapitre 1) et juridique (chapitre 2), ce chapitre adopte le point de vue du management : pourquoi l'entreprise existe-t-elle (ses finalités), avec qui doit-elle composer (ses parties prenantes), comment naît-elle et comment est-elle conduite (logiques entrepreneuriale et managériale), et comment mesure-t-elle sa performance.

Les finalités de l'entreprise et la RSE

La finalité d'une entreprise est sa raison d'être, l'orientation générale qui donne un sens à son activité. Elle se distingue des objectifs, qui sont des cibles précises, chiffrées et datées, fixées pour avancer vers la finalité. Toute entreprise poursuit une finalité économique ; la plupart y ajoutent des finalités sociale et sociétale, exprimées dans leur projet, leur raison d'être ou leur mission.

FinalitéContenuExemple chez Vélocité
ÉconomiqueCréer de la valeur, dégager un profit, assurer la pérennité et la croissance de l'entrepriseAtteindre 14,2 M€ de chiffre d'affaires et financer l'usine de batteries
SocialeOffrir aux salariés emploi, rémunération, conditions de travail et développement des compétencesFormer les monteurs à l'assemblage des batteries, intéressement aux résultats
SociétaleContribuer au bien-être de la collectivité et à la protection de l'environnementRelocaliser la production de batteries, recycler les cellules usagées, favoriser la mobilité propre

Ces finalités peuvent se renforcer (une bonne image sociétale attire les clients et les talents) ou entrer en tension (le profit à court terme contre l'investissement environnemental). La responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE) est la démarche par laquelle l'entreprise intègre volontairement, au-delà de ses obligations légales, les préoccupations sociales et environnementales dans son activité et dans ses relations avec ses parties prenantes. La loi permet désormais à une société d'inscrire une raison d'être dans ses statuts et de se déclarer société à mission.

Les parties prenantes et leurs attentes

Une partie prenante est tout individu ou groupe qui peut affecter l'activité de l'entreprise ou être affecté par elle. L'entreprise doit connaître leurs attentes, souvent divergentes, et les concilier : c'est l'une des tâches du management.

Partie prenanteTypeAttentes principalesMoyens de pression
DirigeantsInternePouvoir, rémunération, réussite du projetDécisions stratégiques
Salariés et leurs représentantsInterneEmploi, salaire, conditions de travail, reconnaissance, formationNégociation, grève, départ
Actionnaires, associésInterneRentabilité des capitaux, dividendes, valeur des titresVote en assemblée, révocation des dirigeants, retrait
ClientsExterneQualité, prix, service, éthiqueChoix d'un concurrent, avis en ligne
Fournisseurs, sous-traitantsExterneCommandes régulières, paiement à l'échéance, relation durableConditions de vente, rupture
Banques, investisseursExterneRemboursement, intérêts, solvabilitéRefus de crédit, garanties
État, collectivitésExterneImpôts, emplois, respect des loisRéglementation, autorisations, subventions
Riverains, associations, ONG, médiasExterneEnvironnement, nuisances, transparenceMobilisation, image
Comparaison. Parties prenantes internes : dirigeants (pouvoir, réussite du projet) ; salariés et leurs représentants (emploi, salaire, conditions de travail, formation) ; actionnaires et associés (rentabilité des capitaux, dividendes). Parties prenantes externes : clients (qualité, prix, service, éthique) ; fournisseurs et sous-traitants (commandes régulières, paiement à l'échéance) ; banques et investisseurs (remboursement, intérêts, solvabilité) ; État et collectivités (impôts, emplois, respect des lois) ; riverains, associations, ONG, médias (environnement, nuisances, transparence).
Schéma 1. Parties prenantes internes et externes : des attentes souvent divergentes, que le management concilie.

Exemple. Chez Kooma, les investisseurs attendent une croissance rapide des trajets pour valoriser leurs parts ; les salariés attendent la stabilité après trois années de start-up ; les collectivités attendent une réduction du trafic ; les conducteurs attendent une commission faible. Une hausse de la commission satisfait les investisseurs et mécontente les conducteurs : le management arbitre. La cartographie des parties prenantes classe chaque acteur selon son pouvoir d'influence et son intérêt pour la décision, afin de savoir qui informer, qui consulter et qui associer.

Les étapes de la création d'entreprise

Créer une entreprise, c'est transformer une idée en organisation viable. La démarche suit des étapes dont chacune réduit l'incertitude.

ÉtapeContenuExemple : Kooma en 2023
1. Idée et opportunitéRepérer un besoin non satisfait, une évolution (technologie, réglementation, mode de vie)Trajets domicile-travail courts, peu couverts par le covoiturage longue distance
2. Étude de marchéMesurer la demande, la concurrence, le prix acceptableEnquête auprès de 600 salariés de zones d'activités lyonnaises
3. Modèle économiqueComment l'entreprise crée et capte de la valeur : clients, offre, revenus, coûtsCommission sur les trajets et abonnements d'entreprises
4. Business plan et financementPrévisions de chiffre d'affaires, de charges, de trésorerie ; recherche de fondsApport des fondatrices, prêt d'honneur, première levée de fonds
5. Choix juridique et formalitésForme de société, statuts, immatriculation au guichet uniqueSAS, pour accueillir des investisseurs
6. Lancement et pilotagePremiers clients, ajustement de l'offre, suivi des indicateursVersion test dans une zone d'activités, puis déploiement
Processus en six étapes : idée et opportunité (trajets domicile-travail courts, peu couverts) ; étude de marché (enquête auprès de 600 salariés) ; modèle économique (commission sur les trajets, abonnements d'entreprises) ; business plan et financement (apport des fondatrices, prêt d'honneur, levée de fonds) ; choix juridique et formalités (SAS, immatriculation au guichet unique) ; lancement et pilotage (version test, puis déploiement).
Schéma 2. Les six étapes de la création d’entreprise, chacune réduisant l’incertitude : l’exemple de Kooma en 2023.

Les accompagnements (chambres consulaires, incubateurs, réseaux de prêts d'honneur, aides publiques) réduisent le risque d'échec. L'entrepreneur engage ses ressources personnelles et son temps ; le choix du statut détermine l'étendue de sa responsabilité (chapitre sur les structures juridiques).

Logique entrepreneuriale et logique managériale

Deux logiques structurent la conduite d'une entreprise. La logique entrepreneuriale consiste à repérer des opportunités, à innover et à prendre des risques pour créer de la valeur nouvelle. Pour Joseph Schumpeter (économiste, 1883-1950), l'entrepreneur est l'agent de l'innovation : il réalise de « nouvelles combinaisons » (nouveau produit, nouveau procédé, nouveau marché, nouvelle source de matières, nouvelle organisation) qui bousculent l'économie par destruction créatrice. La logique managériale consiste à optimiser les ressources d'une organisation existante pour atteindre des objectifs. Pour Peter Drucker (théoricien du management, 1909-2005), le manager fixe des objectifs, organise, motive et communique, mesure les résultats et développe les personnes.

CritèreLogique entrepreneurialeLogique managériale
ObjectifCréer, innover, saisir une opportunitéGérer, optimiser, atteindre des objectifs
Rapport au risqueAccepté, assumé personnellementLimité, maîtrisé par la planification et le contrôle
HorizonVision à long terme, projetCourt et moyen terme, budgets et indicateurs
DécisionIntuition, rapidité, engagement personnelProcédures, analyse, délégation
RessourcesRares, mobilisées au fur et à mesureAllouées et contrôlées
FigureFondateur, créateur, repreneurDirigeant salarié, cadre

Les deux logiques ne s'excluent pas : l'entreprise qui grandit a besoin de managers pour structurer, et l'entreprise installée a besoin d'entrepreneurs pour se renouveler (intrapreneuriat : salariés qui portent des projets innovants en interne). M. Tessier, qui a repris la pépinière familiale puis créé la jardinerie, a combiné les deux : la reprise exigeait de gérer, l'ouverture d'un nouveau point de vente d'entreprendre.

La performance : efficacité et efficience

La performance est la capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs en utilisant au mieux ses ressources. Elle se mesure sur deux axes : l'efficacité compare le résultat obtenu à l'objectif fixé ; l'efficience compare le résultat obtenu aux moyens consommés. Une entreprise peut être efficace sans être efficiente (objectif atteint à un coût excessif), ou l'inverse.

NotionCalculExemple : atelier de Vélocité en 2026
Efficacitérésultat ÷ objectif × 1009 200 vélos produits pour un objectif de 9 000 : 102,22 %, objectif dépassé
Efficiencerésultat ÷ moyens (heures, euros)9 200 vélos en 136 600 h, soit 0,0673 vélo par heure, contre 0,0643 prévu : efficience améliorée
Pertinencemoyens ÷ objectifs : les moyens alloués sont-ils adaptés ?Le budget de 140 000 h était suffisant pour l'objectif
Trois mesures de la performance de l'atelier de Vélocité en 2026. Efficacité : résultat ÷ objectif, 9 200 ÷ 9 000 = 102,22 %, objectif dépassé. Efficience : résultat ÷ moyens, 9 200 vélos ÷ 136 600 h = 0,0673 vélo par heure contre 0,0643 prévu. Pertinence : moyens ÷ objectifs, le budget de 140 000 h était suffisant.
Schéma 3. La performance de l’atelier de Vélocité en 2026 : 9 200 vélos produits pour un objectif de 9 000, en 136 600 heures au lieu des 140 000 prévues.

Exemple. Vélocité visait 13 500 000 € de chiffre d'affaires et a réalisé 14 200 000 € : taux d'atteinte de 14 200 000 ÷ 13 500 000 = 105,19 % (efficacité). Rapporté aux 85 salariés (85 × 1 607 = 136 595 h), l'atelier a produit 9 200 vélos, soit 0,0674 vélo par heure travaillée (efficience). La performance se pilote avec un tableau de bord : quelques indicateurs choisis, comparés à une cible et suivis dans le temps.

Les indicateurs de la performance globale

Un indicateur est une donnée chiffrée qui mesure un aspect de la performance. Il doit être lié à un objectif, calculable à partir d'informations fiables et comparé à une référence (cible, période précédente, concurrent). La performance est globale : elle combine les dimensions économique, sociale et environnementale, en cohérence avec les trois finalités.

DimensionIndicateursCalcul ou source
Performance économique et financièreChiffre d'affaires et sa croissance, part de marché, marge, résultat, rentabilité, productivitéTaux de croissance = (CA N – CA N-1) ÷ CA N-1 ; taux de résultat = résultat ÷ CA ; productivité = production ÷ heures
Performance commercialeSatisfaction et fidélité des clients, taux de réclamation, panier moyenEnquêtes, avis, données de caisse
Performance socialeTaux de rotation du personnel, absentéisme, accidents du travail, heures de formation par salarié, égalité femmes-hommesDéparts ÷ effectif ; heures d'absence ÷ heures théoriques
Performance environnementaleConsommation d'énergie, émissions de CO₂, part de déchets recyclés, part d'achats locauxMesures physiques rapportées à la production

Exemple. Le tableau de bord de Mme Garnier retient six indicateurs : chiffre d'affaires mensuel, marge par vélo, délai de livraison moyen, taux de retours sous garantie, taux d'absentéisme de l'atelier, part de composants d'origine européenne. Les indicateurs sociaux et environnementaux sont aussi exigés par les grandes entreprises dans leur reporting de durabilité, et leurs fournisseurs, comme Vélocité, doivent de plus en plus les documenter.

S'inscrire dans son environnement : de la conformité à l'engagement

L'entreprise ne choisit pas librement son environnement, mais elle choisit la manière de s'y inscrire : par ses finalités, par le dialogue avec ses parties prenantes et par les indicateurs qu'elle s'impose. Trois attitudes sont possibles.

  • Conformité : respecter les obligations légales (sécurité, environnement, droit du travail) sans aller au-delà ; c'est le minimum.
  • Réponse aux attentes : prendre en compte les demandes des parties prenantes influentes (clients, collectivités, financeurs) pour préserver l'activité et l'image.
  • Engagement : inscrire les finalités sociale et sociétale dans la stratégie (raison d'être, société à mission, labels, mesure d'impact) et en faire un avantage concurrentiel.

Exemple. Les Jardins de Tessier approvisionnent 70 % de leurs plants chez des producteurs de la Drôme : cet engagement réduit le transport, soutient l'économie locale et constitue un argument de vente auprès des particuliers et des collectivités. La RSE n'est pas une charge isolée : bien conduite, elle renforce la performance économique (fidélité, accès aux marchés publics, attractivité pour les salariés).

Pyramide à trois niveaux, de la base au sommet. Conformité : respecter les obligations légales (sécurité, environnement, droit du travail), c'est le minimum. Réponse aux attentes : prendre en compte les demandes des parties prenantes influentes pour préserver l'activité et l'image. Engagement : inscrire les finalités sociale et sociétale dans la stratégie (raison d'être, société à mission, labels) et en faire un avantage concurrentiel.
Schéma 4. Trois attitudes face à l’environnement, du minimum légal à l’avantage concurrentiel.

Méthode : répondre à une question de CEJM

En management, une question de CEJM demande de mobiliser un concept (finalité, partie prenante, logique entrepreneuriale, performance) et de l'appliquer au cas pour éclairer une décision.

  1. Identifier et définir la notion de management en jeu (par exemple : efficacité et efficience).
  2. Expliquer le mécanisme ou le raisonnement associé, en citant si possible un auteur du programme (Schumpeter, Drucker).
  3. Appliquer au cas en utilisant les données du dossier (chiffres, témoignages), avec un calcul si nécessaire.
  4. Conclure par une appréciation ou une recommandation argumentée.

Exemple de question. « Appréciez la performance de l'atelier de Vélocité en 2026. » Réponse rédigée. La performance combine l'efficacité, qui rapporte le résultat à l'objectif, et l'efficience, qui rapporte le résultat aux moyens consommés. L'atelier a produit 9 200 vélos pour un objectif de 9 000, soit un taux d'atteinte de 102,22 % : il est efficace. Il y est parvenu en 136 600 heures au lieu des 140 000 prévues, soit 0,0673 vélo par heure contre 0,0643 attendu : il est aussi efficient. La performance de l'atelier est donc satisfaisante sur le plan économique ; pour une appréciation globale, Mme Garnier devrait y ajouter des indicateurs sociaux (absentéisme, accidents) et environnementaux (déchets, énergie), car une productivité obtenue au prix de la fatigue des équipes ne serait pas durable.

Erreurs à éviter : confondre efficacité et efficience ; citer un auteur sans relier sa théorie au cas ; proposer une recommandation sans l'appuyer sur les données du dossier.

Exercices auto-corrigés

Le tableau de bord 2026 des Jardins de Tessier


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M. Tessier souhaite présenter à ses salariés un bilan de l'année 2026 qui ne se limite pas au chiffre d'affaires. Il vous demande, en tant que stagiaire, de calculer une série d'indicateurs de performance économique, sociale et environnementale à partir du document 1, puis de les commenter.


Document 1 : données 2026

ÉlémentValeur
Objectif de chiffre d'affaires fixé en début d'année2 000 000 €
Chiffre d'affaires réalisé1 900 000 €
Charges totales1 710 000 €
Objectif de taux de résultat8 %
Effectif14 salariés (base annuelle 1 607 h chacun)
Départs dans l'année2
Heures d'absence (maladie)210 h
Déchets verts produits / compostés sur place110 t / 86 t
Note moyenne des avis clients4,3 sur 5

Annexe 1 (arrondir les montants et les pourcentages à deux décimales)

QuestionRéponse
Taux d'atteinte de l'objectif de chiffre d'affaires (%)
Chiffre d'affaires par salarié (€)
Résultat de l'exercice (€)
Taux de résultat (résultat ÷ chiffre d'affaires) (%)
Taux de rotation du personnel (départs ÷ effectif) (%)
Taux d'absentéisme (heures d'absence ÷ heures théoriques) (%)
Part des déchets verts compostés (%)
Taux de satisfaction des clients (note ÷ 5) (%)

Questions d'analyse

Le chiffre d'affaires est inférieur à l'objectif mais le taux de résultat dépasse les 8 % visés. L'entreprise est :


Pour mesurer la finalité sociale, l'indicateur le plus pertinent parmi les suivants est :




Les parties prenantes de la future usine de batteries de Vélocité


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Vélocité prépare l'implantation d'une usine d'assemblage de batteries près d'Annecy. Mme Garnier vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, d'identifier les parties prenantes du projet, de qualifier chacune (interne ou externe) et de repérer ses attentes, à partir des réactions recueillies (document 1).


Document 1 : réactions au projet d'usine

ÉlémentContenu
Salariésespèrent des promotions ; craignent une réorganisation des équipes
Actionnairesexigent un retour sur investissement en cinq ans
Communefavorable aux 40 emplois et à la taxe foncière ; inquiète du trafic de poids lourds
Fournisseur asiatiqueperdrait 70 % de ses commandes
Association de riverainsdemande une étude acoustique
Banquefinance 8 M€, demande un plan de remboursement et des garanties

Les 85 salariés, qui espèrent des promotions et craignent une réorganisation, sont :


Les actionnaires de la SAS, qui veulent un retour sur investissement de l'usine sous cinq ans, sont :


La commune, qui attend des emplois et de la taxe foncière mais redoute le trafic de camions, est :


Le fournisseur asiatique de batteries, qui perdrait 70 % de ses commandes, est :


L'association de riverains qui demande une étude sur le bruit exerce sur Vélocité :


La banque qui finance 8 M€ attend avant tout :


Pour hiérarchiser ces parties prenantes, Mme Garnier les classe selon :




Kooma après la levée de fonds : entrepreneur ou manager ?


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Depuis sa dernière levée de fonds, Kooma est passée de 8 à 22 salariés et ses investisseurs demandent des procédures, un budget et des indicateurs mensuels. Mme Diallo, cofondatrice, a l'impression de « ne plus entreprendre ». Stagiaire auprès d'elle, vous qualifiez chaque situation du dossier (document 1) selon la logique entrepreneuriale ou managériale.


Document 1 : situations relevées chez Kooma

ÉlémentContenu
2023Mme Diallo quitte son emploi, investit ses économies, lance l'application
202622 salariés ; investisseurs au capital ; budget, reporting mensuel, objectifs par équipe
Recrutementdirecteur des opérations chargé de structurer les équipes
GouvernanceMme Diallo présidente et actionnaire majoritaire
Projet10 % du temps des développeurs consacré à des projets exploratoires

En 2023, Mme Diallo a quitté son emploi pour lancer l'application, sans certitude de revenus, en repérant une opportunité : les trajets domicile-travail non couverts par les plateformes longue distance. Cette démarche illustre :


Les investisseurs demandent un budget annuel, un reporting mensuel et des objectifs par équipe. Ces exigences relèvent :


Pour créer l'application, Mme Diallo a combiné un service existant (covoiturage) et une cible nouvelle (trajets courts quotidiens). Au sens de Schumpeter, il s'agit :


Le nouveau directeur des opérations, recruté par les investisseurs, fixe des objectifs, organise les équipes et mesure les résultats. Son rôle correspond :


Mme Diallo reste présidente et majoritaire au capital, mais la gestion quotidienne est confiée à des managers salariés. Cette situation montre que :


Pour conserver l'esprit entrepreneurial, la mesure la plus cohérente est :




Les Jardins de Tessier et la vente de produits phytosanitaires


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Les Jardins de Tessier réalisent 90 000 € de marge annuelle sur les produits de traitement chimique. M. Tessier envisage d'arrêter leur vente au profit de solutions biologiques, moins rentables mais attendues par une partie de la clientèle et par la commune, cliente pour ses espaces verts. Stagiaire, vous analysez les finalités en jeu (document 1).


Document 1 : données du dossier

ÉlémentContenu
Marge annuelle sur produits chimiques90 000 €
Marge attendue sur les solutions biologiques55 000 € la première année
Clientèle38 % des clients particuliers déclarent préférer une jardinerie sans produits chimiques
Communecontrat d'entretien de 285 000 € par an, renouvellement conditionné à l'absence de produits chimiques
Salariés14, dont 3 saisonniers ; formation « jardinage biologique » de 2 jours prévue
Environnementjardinerie située à 200 m d'une rivière

Maintenir la vente des produits chimiques pour préserver 90 000 € de marge relève de :


Former les 14 salariés aux conseils en jardinage biologique et garantir leur emploi après le changement relève de :


Arrêter les produits chimiques pour protéger la rivière voisine et répondre aux attentes des habitants relève de :


La RSE consiste, pour l'entreprise, à :


La commune indique qu'elle ne renouvellera son contrat d'entretien (285 000 € par an) qu'avec un fournisseur sans produits chimiques. Pour M. Tessier, la RSE devient :


Pour suivre cette décision, l'indicateur le plus adapté à la finalité sociétale est :







Questions fréquentes

Quelle est la différence entre efficacité et efficience ?

L'efficacité compare le résultat obtenu à l'objectif fixé (résultat ÷ objectif × 100) ; l'efficience compare le résultat aux moyens consommés (résultat ÷ moyens). Un atelier qui produit 9 200 vélos pour un objectif de 9 000 est efficace (102,22 %) ; s'il y parvient en 136 600 heures au lieu de 140 000, soit 0,0673 vélo par heure contre 0,0643 prévu, il est aussi efficient. On peut être efficace sans être efficient.

Quelles sont les trois finalités de l'entreprise ?

La finalité économique (créer de la valeur, dégager un profit, assurer la pérennité), la finalité sociale (emploi, rémunération, conditions de travail et compétences des salariés) et la finalité sociétale (bien-être de la collectivité, protection de l'environnement). La RSE est la démarche par laquelle l'entreprise intègre volontairement, au-delà de la loi, ces préoccupations ; une société peut inscrire une raison d'être dans ses statuts.

Quelle est la différence entre logique entrepreneuriale et logique managériale ?

La logique entrepreneuriale (Schumpeter) consiste à repérer des opportunités, innover et prendre des risques pour créer de la valeur nouvelle : vision à long terme, décision intuitive, risque assumé personnellement. La logique managériale (Drucker) optimise les ressources d'une organisation existante pour atteindre des objectifs : planification, procédures, contrôle. Elles se combinent dans l'entreprise qui grandit (intrapreneuriat).