Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

Le rôle de l'État dans la régulation économique

Thème 2 du programme : la régulation de l'activité économique. Première question : quel est le rôle de l'État dans la régulation économique ? Le marché, étudié au chapitre 1, ne suffit pas à assurer la croissance, le plein emploi et la stabilité des prix. L'État et, dans la zone euro, la Banque centrale européenne interviennent par des politiques économiques qui modifient l'environnement des entreprises : demande, coûts, financement, réglementation. Ce chapitre présente les fonctions de l'État, les grands indicateurs, les politiques conjoncturelles et structurelles et leurs limites.

Les fonctions de l'État dans l'économie

Dans une économie de marché, l'État (au sens large : État central, collectivités territoriales, sécurité sociale) intervient pour corriger les défaillances du marché et orienter l'activité. L'économiste Richard Musgrave a distingué trois fonctions.

FonctionContenuExemples
Allocation des ressourcesProduire les biens collectifs que le marché ne fournit pas (routes, sécurité, justice, éducation), corriger les externalités, garantir la concurrencePistes cyclables, aide à l'achat de VAE, taxe carbone, Autorité de la concurrence
RedistributionRéduire les inégalités de revenus par les prélèvements (impôts, cotisations) et les transferts (prestations sociales, services publics)Impôt sur le revenu progressif, allocations familiales, assurance maladie, SMIC
Régulation ou stabilisationLisser les fluctuations de l'activité : soutenir la croissance, lutter contre le chômage et l'inflation, maintenir les grands équilibresPlans de relance, politiques de l'emploi, politique monétaire (déléguée à la BCE)

L'État agit par la réglementation (lois, normes), par la fiscalité et les dépenses publiques, par la production de services publics et par la monnaie (via la banque centrale). Pour l'entreprise, il est à la fois client (commandes publiques), financeur (aides, crédits d'impôt), prélèveur (impôts, cotisations), régulateur (normes) et producteur d'infrastructures.

Carte des rôles de l'État pour l'entreprise : client (commandes publiques) ; financeur (aides, crédits d'impôt) ; prélèveur (impôts, cotisations) ; régulateur (lois, normes) ; producteur d'infrastructures et de services publics (routes, pistes cyclables, éducation, justice).
Schéma 1. Pour l’entreprise, l’État joue cinq rôles à la fois.

La croissance et le PIB

Le produit intérieur brut (PIB) mesure la production de richesses d'un pays sur un an : la somme des valeurs ajoutées des entreprises et des administrations. La croissance économique est l'augmentation du PIB en volume, c'est-à-dire hors effet des prix. On distingue le PIB nominal (en euros courants) et le PIB réel (en euros constants, déflaté de l'inflation).

IndicateurCalculExemple (données fictives)
Taux de croissance nominal(PIB N – PIB N-1) ÷ PIB N-1 × 100(2 884 – 2 800) ÷ 2 800 = 3,00 %
Taux de croissance réel(1 + taux nominal) ÷ (1 + inflation) – 11,030 ÷ 1,025 – 1 = 0,49 % avec une inflation de 2,5 %
PIB par habitantPIB ÷ populationIndicateur de niveau de vie moyen
Équation : (1 + taux de croissance nominal) ÷ (1 + inflation) – 1 = taux de croissance réel. Exemple : le PIB passe de 2 800 à 2 884, soit + 3,00 % en nominal ; avec 2,5 % d'inflation, 1,030 ÷ 1,025 – 1 = 0,49 % de croissance réelle.
Schéma 2. Du taux de croissance nominal au taux réel, avec les données fictives de la page : un PIB passé de 2 800 à 2 884 et une inflation de 2,5 %.

La croissance résulte de l'augmentation des facteurs de production (travail, capital) et des gains de productivité (innovation, organisation). Elle profite aux entreprises par la demande (plus de revenus, plus d'achats) et aux administrations par les recettes fiscales ; elle réduit le chômage. Ses limites (épuisement des ressources, pollution) conduisent à rechercher une croissance soutenable. Les ordres de grandeur récents pour la France sont une croissance faible, de l'ordre de 1 % par an.

Les déséquilibres : inflation, chômage, déficits

Trois déséquilibres justifient l'intervention de l'État.

DéséquilibreDéfinition et mesureConséquences pour l'entreprise
InflationHausse générale et durable des prix, mesurée par l'indice des prix à la consommation ; objectif de la BCE : 2 %Hausse des coûts (matières, salaires), incertitude ; mais allègement des dettes en termes réels ; la déflation (baisse des prix) est aussi redoutée car elle retarde les achats
ChômagePersonnes sans emploi, disponibles et en recherche active ; taux de chômage = chômeurs ÷ population active ; en France, de l'ordre de 7 à 8 % ces dernières annéesDemande des ménages affaiblie ; main-d'œuvre disponible mais parfois inadaptée (chômage structurel)
Déficit et dette publicsDéficit = dépenses publiques > recettes sur l'année ; dette = cumul des emprunts ; références européennes : 3 % et 60 % du PIBHausse future des impôts, moindres commandes publiques, taux d'intérêt plus élevés si la confiance baisse

Exemple (données fictives). Un pays compte 2,2 millions de chômeurs pour 30,5 millions d'actifs : taux de chômage = 2,2 ÷ 30,5 = 7,21 %. Pour Vélocité, un chômage élevé pèse sur les ventes aux particuliers, mais facilite le recrutement de monteurs. Une inflation de 4 % renchérit l'aluminium et les salaires, et oblige à relever les prix de vente au risque de perdre des clients (chapitre 1 : élasticité).

La politique budgétaire

Les politiques conjoncturelles agissent à court terme sur la demande globale (consommation + investissement + dépenses publiques + exportations – importations). La politique budgétaire utilise le budget de l'État : les dépenses publiques et les prélèvements.

OrientationInstrumentsObjectifEffets sur les entreprises
Relance (expansionniste)Hausse des dépenses publiques (investissements, commandes, prestations), baisse des impôtsSoutenir l'activité et l'emploi en période de ralentissementCarnets de commandes, demande des ménages, aides ; mais déficit accru
Rigueur (restrictive)Baisse des dépenses, hausse des impôtsRéduire le déficit, freiner l'inflationMoins de commandes publiques, prélèvements plus lourds
Comparaison. Relance (expansionniste) : hausse des dépenses publiques (investissements, commandes, prestations), baisse des impôts ; objectif : soutenir l'activité et l'emploi en période de ralentissement ; pour les entreprises : carnets de commandes, demande des ménages, aides, mais déficit accru. Rigueur (restrictive) : baisse des dépenses, hausse des impôts ; objectif : réduire le déficit, freiner l'inflation ; pour les entreprises : moins de commandes publiques, prélèvements plus lourds.
Schéma 3. Les deux orientations de la politique budgétaire et leurs effets sur les entreprises.

Le multiplicateur (Keynes) explique l'effet d'une dépense publique : le revenu distribué est en partie consommé, ce qui crée de nouveaux revenus, et ainsi de suite. Multiplicateur = 1 ÷ (1 – propension marginale à consommer). Exemple. Si les ménages consomment 75 % de tout revenu supplémentaire, une commande publique de 100 000 € à Vélocité (vélos pour une flotte municipale) engendre au total 100 000 × 1 ÷ (1 – 0,75) = 100 000 × 4 = 400 000 € de revenus. Les fuites (épargne, importations, impôts) réduisent ce multiplicateur dans la réalité, et la relance se finance par le déficit.

La politique monétaire et la BCE

La politique monétaire agit sur la quantité de monnaie et le coût du crédit. Dans la zone euro, elle est confiée à la Banque centrale européenne (BCE), indépendante des gouvernements, dont l'objectif principal est la stabilité des prix : une inflation de 2 % à moyen terme. Son instrument principal est le niveau des taux directeurs, taux auxquels elle prête aux banques ou rémunère leurs dépôts.

SituationDécision de la BCETransmissionEffet attendu
Inflation trop forteHausse des taux directeurs (politique restrictive)Les banques prêtent plus cher, le crédit ralentitBaisse de la demande, freinage des prix ; investissements reportés
Activité faible, inflation sous 2 %Baisse des taux directeurs (politique expansionniste)Crédit moins cher, placements moins rémunérésHausse de l'investissement et de la consommation ; euro plus faible, exportations favorisées

Exemple. Les Jardins de Tessier envisagent une serre de 2 000 000 €. À 3 %, les intérêts de la première année s'élèvent à 60 000 € ; à 4,5 %, à 90 000 €. Si la serre rapporte 4 % par an, elle est rentable dans le premier cas et ne l'est plus dans le second : le taux d'intérêt est le filtre des projets d'investissement. L'entreprise suit donc les décisions de la BCE pour choisir le moment d'emprunter et pour anticiper le change (un euro plus faible renchérit les importations).

Chaîne en trois maillons : la BCE relève ses taux directeurs quand l'inflation est trop forte (politique restrictive) ; les banques prêtent plus cher et le crédit ralentit ; l'entreprise reporte ses investissements : pour la serre de 2 000 000 € des Jardins de Tessier, les intérêts de la première année passent de 60 000 € à 3 % à 90 000 € à 4,5 %, alors que la serre rapporte 4 % par an.
Schéma 4. La transmission d’une hausse des taux directeurs, de la BCE aux Jardins de Tessier : pour une serre de 2 000 000 €, les intérêts de la première année passent de 60 000 € à 90 000 €.

Les politiques structurelles

Les politiques structurelles visent à modifier durablement les structures de l'économie pour élever la croissance potentielle, indépendamment de la conjoncture. Leurs effets se manifestent à long terme.

DomaineMesuresIntérêt pour l'entreprise
Innovation et rechercheCrédit d'impôt recherche, financement public de la recherche, pôles de compétitivitéBaisse du coût de l'innovation pour Vélocité et Kooma
Concurrence et marché uniqueOuverture des marchés, lutte contre les ententes, normes communesAccès aux marchés européens, protection contre les abus
Marché du travail et formationApprentissage, formation professionnelle, allègements de cotisations sur les bas salairesRecrutement facilité, coût du travail réduit
Infrastructures et transition écologiqueRéseaux de transport, énergie, numérique ; normes environnementalesDébouchés (mobilité propre), mais contraintes de conformité
Simplification et fiscalitéGuichet unique, baisse de l'impôt sur les sociétés (25 %)Allègement des démarches et des charges

Conjoncturel et structurel se complètent : une relance budgétaire soutient la demande aujourd'hui, une réforme de la formation améliore l'offre de travail demain. Les entreprises intègrent ces politiques dans leur veille (chapitre sur le macro-environnement).

Les limites de l'action de l'État et la régulation européenne

L'action de l'État rencontre des limites.

  • La dette publique : chaque relance financée par l'emprunt accroît la dette, dont les intérêts absorbent une part croissante du budget ; les prêteurs peuvent exiger des taux plus élevés.
  • Les contraintes européennes : la politique monétaire est déléguée à la BCE ; le Pacte de stabilité encadre déficits (référence de 3 % du PIB) et dettes (60 %) ; les aides d'État aux entreprises sont contrôlées par la Commission européenne pour préserver la concurrence.
  • La mondialisation : une relance nationale profite en partie aux importations ; les capitaux se déplacent vers les pays les plus attractifs ; les entreprises comparent les fiscalités.
  • Les délais et les anticipations : une mesure met du temps à produire ses effets, et les agents peuvent la neutraliser (épargne de précaution face à une baisse d'impôts temporaire).

La régulation supranationale compense ces limites : l'Union européenne coordonne les politiques budgétaires, mène une politique commerciale commune, édicte des règlements directement applicables (concurrence, numérique, environnement, protection des données) et finance des programmes (recherche, transition écologique, cohésion régionale). Pour Vélocité, la réglementation européenne sur les batteries (recyclage, traçabilité) est à la fois une contrainte et un argument en faveur d'une usine en France.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Pour une question d'économie sur le rôle de l'État, la réponse relie un mécanisme macroéconomique à la situation de l'entreprise du dossier.

  1. Identifier et qualifier la mesure ou la situation (politique budgétaire ou monétaire, conjoncturelle ou structurelle, fonction de l'État concernée).
  2. Expliquer le mécanisme : instrument → transmission → effet attendu, avec un calcul si le dossier le permet.
  3. Appliquer au cas : conséquences concrètes pour l'entreprise (demande, coûts, financement, réglementation).
  4. Conclure : nuancer par les limites (délais, dette, contraintes européennes) et proposer une décision.

Exemple de question. « Quelles sont les conséquences, pour Les Jardins de Tessier, d'une hausse des taux directeurs de la BCE ? » Réponse rédigée. Les taux directeurs sont les taux auxquels la Banque centrale européenne refinance les banques ; leur hausse constitue une politique monétaire restrictive destinée à ramener l'inflation vers 2 %. Les banques répercutent cette hausse sur les crédits : le coût de l'emprunt augmente et la demande de crédit ralentit. Pour Les Jardins de Tessier, qui projettent une serre de 2 000 000 €, le passage de 3 % à 4,5 % porte la charge d'intérêts de la première année de 60 000 € à 90 000 € et rend le projet, rentable à 4 %, moins intéressant ; en outre, les ménages, confrontés à des crédits plus chers, réduiront leurs achats de plantations. L'entreprise a donc intérêt à reporter l'investissement ou à le redimensionner, tout en surveillant l'inflation : si la politique restrictive la ramène à 2 %, les coûts de ses achats se stabiliseront et les taux pourront redescendre.

Erreurs à éviter : confondre politique budgétaire (État) et monétaire (BCE) ; décrire une mesure sans en expliquer la transmission ; oublier la situation concrète de l'entreprise.

Exercices auto-corrigés

La note de conjoncture 2026 de Vélocité


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Chaque début d'année, Mme Garnier présente au comité de direction de Vélocité une note de conjoncture. Elle vous confie, en tant qu'assistant(e) de direction, les calculs à partir des données de l'entreprise et d'un document de conjoncture (document 1, données fictives établies pour l'exercice). Vous devez distinguer ce qui relève de la croissance réelle de l'entreprise de ce qui relève de la hausse des prix.


Document 1 : données de conjoncture (fictives, pour l'exercice) et données de Vélocité

Élément20252026
PIB nominal du pays (milliards d'euros)2 9002 975
Inflation (hausse des prix à la consommation)—2,2 %
Chômeurs / population active (millions)—2,4 / 31,0
Chiffre d'affaires de Vélocité13 600 000 €14 200 000 €
Prix du vélo urbain (TTC)2 190 €2 290 €
Masse salariale de Vélocité—3 400 000 €

Document 2 : rappels

NotionCalcul
Taux de croissance(valeur N – valeur N-1) ÷ valeur N-1 × 100
Valeur réelle (en volume)valeur nominale ÷ (1 + taux d'inflation)
Taux de chômagechômeurs ÷ population active × 100

Annexe 1 (arrondir les pourcentages à deux décimales, les montants à l'euro)

QuestionRéponse
Taux de croissance nominal du chiffre d'affaires de Vélocité entre 2025 et 2026 (%)
Chiffre d'affaires 2026 exprimé en euros de 2025 (déflaté de l'inflation) (€)
Taux de croissance réel du chiffre d'affaires (%)
Coût d'une revalorisation des salaires égale à l'inflation (€)
Taux de croissance nominal du PIB du document 1 (%)
Taux de croissance réel (en volume) du PIB (%)
Taux de chômage du document 1 (%)
Hausse du prix du vélo urbain de Vélocité entre 2025 et 2026 (%)

Questions d'analyse

L'inflation de 2,2 % est proche de l'objectif de la Banque centrale européenne, qui est :


Une croissance réelle du PIB inférieure à 1 % avec un chômage proche de 8 % caractérise une conjoncture :




Le plan de végétalisation de la commune et Les Jardins de Tessier


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Dans le cadre d'un plan national de soutien à l'activité, l'État subventionne les communes qui végétalisent leurs espaces publics. La commune de Montélimar passe aux Jardins de Tessier une commande supplémentaire de 180 000 € HT. M. Tessier vous demande, en tant que stagiaire, d'en mesurer les effets pour l'entreprise et pour l'économie locale (document 1).


Document 1 : données du plan de végétalisation

ÉlémentValeur
Commande publique supplémentaire180 000 € HT, TVA 20 %
Taux de marge sur ce type de prestation35 % du prix HT
Embauche prévueun saisonnier 6 mois au SMIC (1 823,03 € brut par mois), charges patronales 42 %
Impôt sur les sociétéstaux réduit de 15 % (PME, bénéfice inférieur à 42 500 €)
Comportement des ménages80 % de tout revenu supplémentaire est consommé localement

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales)

QuestionRéponse
Marge dégagée sur la commande publique (€)
Coût employeur d'un saisonnier embauché 6 mois au SMIC (€)
Marge nette après le coût du saisonnier (€)
TVA collectée sur la commande (€)
Impôt sur les sociétés au taux réduit de 15 % sur la marge nette (€)
Multiplicateur de dépense si les ménages consomment 80 % de tout revenu supplémentaire
Effet total de la commande sur le revenu de l'économie locale (€)

Questions d'analyse

La subvention de l'État aux communes relève d'une politique :


L'effet multiplicateur réel est en général plus faible que 5,00 parce que :


Pour financer ce plan, l'État emprunte. À court terme, cela :




La BCE baisse ses taux : Vélocité doit-elle lancer l'usine ?


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La Banque centrale européenne vient d'abaisser ses taux directeurs. La banque de Vélocité propose désormais un emprunt à 3,2 % au lieu de 4,1 % pour financer l'usine de batteries (8 M€). Mme Garnier vous demande, en tant qu'assistant(e) de direction, d'expliquer au comité de direction la chaîne de transmission de cette décision et ses effets (document 1).


Document 1 : données du projet

ÉlémentContenu
Investissement8 M€ financés par emprunt sur 10 ans
Taux proposé avant / après la décision de la BCE4,1 % / 3,2 %
Rentabilité attendue de l'usine5 % par an
Ventes à l'export (Suisse)9 % du chiffre d'affaires
Batteries importéesréglées en dollars jusqu'à l'ouverture de l'usine

Les taux directeurs sont :


En abaissant ses taux, la BCE mène une politique monétaire :


Pour Vélocité, la baisse de 4,1 % à 3,2 % sur 8 M€ représente, la première année, une économie d'intérêts d'environ :


Le projet d'usine est jugé rentable à 5 % par an. La règle de décision est :


Si la baisse des taux relance la demande au point de faire remonter l'inflation à 4 %, la BCE devrait :


Vélocité vend 9 % de ses vélos en Suisse. Une baisse des taux de la BCE tend à :




Les mesures publiques qui concernent Kooma


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Mme Diallo prépare une rencontre avec des élus et veut situer chaque mesure publique qui touche Kooma : politique conjoncturelle ou structurelle, budgétaire ou monétaire, nationale ou européenne. Stagiaire, vous qualifiez les mesures du document 1.


Document 1 : mesures publiques recensées par Kooma

ÉlémentContenu
Crédit d'impôt recherche30 % des dépenses de recherche remboursées
Forfait mobilités durablesaide employeur exonérée pour les salariés covoitureurs
Baisse temporaire de cotisations6 mois, pour soutenir l'emploi
Règlement européen sur les plateformestransparence des algorithmes
Simplification administrativecréation d'entreprise et dépôt de brevet en ligne
Hausse des prestations socialesménages modestes

Le crédit d'impôt qui rembourse 30 % des dépenses de recherche de Kooma est :


Le forfait mobilités durables, par lequel l'employeur peut verser une aide exonérée aux salariés qui covoiturent, relève de :


La baisse temporaire des cotisations patronales décidée pour soutenir l'emploi pendant un ralentissement est :


Le règlement européen qui impose aux plateformes des obligations de transparence sur leurs algorithmes illustre :


La réforme qui simplifie les procédures de création d'entreprise et de dépôt de brevet est :


L'État augmente les prestations sociales des ménages modestes, clients potentiels des abonnements de Kooma. Cette mesure relève de la fonction :


L'État ne peut pas financer sans limite ces mesures parce que :







Questions fréquentes

Quelle est la différence entre politique budgétaire et politique monétaire ?

La politique budgétaire est menée par l'État avec les dépenses publiques et les impôts : relance (hausse des dépenses, baisse des impôts) ou rigueur. La politique monétaire est confiée à la BCE, indépendante, qui agit par ses taux directeurs sur le coût du crédit avec pour objectif une inflation de 2 % : hausse des taux contre l'inflation, baisse pour soutenir l'activité. Toutes deux sont conjoncturelles, à court terme.

Comment calculer le multiplicateur keynésien ?

Multiplicateur = 1 ÷ (1 – propension marginale à consommer). Si les ménages consomment 75 % de tout revenu supplémentaire, une commande publique de 100 000 € engendre 100 000 × 1 ÷ (1 – 0,75) = 400 000 € de revenus au total : le revenu distribué est en partie consommé, ce qui crée de nouveaux revenus. Les fuites (épargne, importations, impôts) réduisent l'effet, et la relance se finance par le déficit.

Quelles sont les trois fonctions de l'État selon Musgrave ?

L'allocation des ressources (produire les biens collectifs que le marché ne fournit pas, corriger les externalités, garantir la concurrence), la redistribution (réduire les inégalités par les prélèvements et les transferts) et la stabilisation (lisser les fluctuations : croissance, chômage, inflation). Pour l'entreprise, l'État est à la fois client, financeur, prélèveur, régulateur et producteur d'infrastructures.