Cours · BTS MCO et NDRC · CEJM

Quel financement pour l'entreprise ?

Thème 3 du programme, question 3.5 : quel financement pour l'entreprise ? Acheter avant de vendre, investir avant de produire : toute entreprise doit financer des décalages de trésorerie et des biens durables. Ce chapitre présente les deux cycles de l'activité, la lecture du bilan et du compte de résultat, l'équilibre financier (fonds de roulement, besoin en fonds de roulement, trésorerie), la capacité d'autofinancement, les modes de financement externes et leur coût.

Cycle d'exploitation, cycle d'investissement et besoins de financement

L'activité d'une entreprise s'organise en deux cycles. Le cycle d'exploitation est court et répétitif : acheter, stocker, produire, vendre, encaisser. Le cycle d'investissement est long : acquérir des biens durables (machines, bâtiments, logiciels, brevets) qui serviront plusieurs années et seront financés sur une durée comparable. Chaque cycle crée un besoin de financement : il faut payer avant d'encaisser.

CycleOpérationsBesoin crééHorizon
ExploitationAchat de plants, stockage, vente, encaissement 45 jours plus tard aux Jardins de TessierDécalage entre décaissements et encaissements : stocks et créances à financer, dettes fournisseurs qui aidentSemaines ou mois, renouvelé en permanence
InvestissementLigne d'assemblage de 240 000 € chez Vélocité ; développement de l'application KoomaSortie d'argent immédiate, retour étalé sur plusieurs annéesPlusieurs années
Comparaison. Cycle d'exploitation, court et répétitif : acheter, stocker, produire, vendre, encaisser ; décalage entre décaissements et encaissements (stocks et créances à financer) ; horizon de semaines ou de mois ; se finance par crédit fournisseur, découvert, affacturage. Cycle d'investissement, long : acquérir des biens durables (machines, bâtiments, logiciels, brevets) ; sortie d'argent immédiate, retour étalé sur plusieurs années ; se finance par capitaux propres et emprunt à long terme.
Schéma 1. Deux cycles, deux besoins de financement : un besoin de court terme se finance par des ressources de court terme, un emploi durable par une ressource durable.

Règle d'équilibre. Un emploi durable (investissement) se finance par une ressource durable (capitaux propres, emprunt à long terme) ; un besoin de court terme se finance par des ressources de court terme (crédit fournisseur, découvert, affacturage). Financer une machine par un découvert, ou un stock permanent par un crédit de trois mois, expose à la cessation de paiements.

Lire le compte de résultat et le bilan

Deux documents comptables permettent de lire la situation financière. Le compte de résultat récapitule, sur un exercice (en général douze mois), les produits (ventes, subventions) et les charges (achats, salaires, amortissements, intérêts, impôt) ; leur différence est le résultat, bénéfice ou perte. Le bilan photographie à une date le patrimoine : à l'actif ce que l'entreprise possède, au passif d'où viennent les ressources.

Actif (emplois)Passif (ressources)
Actif immobilisé : immobilisations incorporelles (brevets, logiciels), corporelles (terrains, machines), financières (participations)Capitaux propres : capital apporté par les associés, réserves (bénéfices conservés), résultat de l'exercice
Actif circulant : stocks, créances clients, trésorerie (banque, caisse)Dettes : emprunts (long terme), dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales (court terme), découvert

L'amortissement répartit le coût d'une immobilisation sur sa durée d'utilisation : une dotation annuelle est une charge du compte de résultat, mais elle ne fait pas sortir d'argent ; c'est pourquoi la trésorerie dégagée par l'activité dépasse le résultat net. Exemple. Les Jardins de Tessier achètent une serre de 90 000 € amortie sur 15 ans : chaque année, une charge de 6 000 € réduit le résultat sans sortie de trésorerie.

L'équilibre financier : fonds de roulement, BFR, trésorerie

Trois indicateurs tirés du bilan résument l'équilibre financier.

IndicateurCalculSignification
Fonds de roulement (FR)Capitaux propres + emprunts à long terme – actif immobiliséExcédent des ressources stables sur les emplois stables ; doit être positif et couvrir le BFR
Besoin en fonds de roulement (BFR)Stocks + créances clients – dettes d'exploitation (fournisseurs, fiscales et sociales)Argent immobilisé par le cycle d'exploitation ; il augmente avec le stock, les délais clients et l'activité
Trésorerie netteFR – BFRPositive : disponibilités ; négative : découvert ou crédits de trésorerie
Équation : fonds de roulement (capitaux propres + emprunts à long terme – actif immobilisé) moins besoin en fonds de roulement (stocks + créances clients – dettes d'exploitation) égale trésorerie nette. Exemple chiffré de la page : 140 000 € – 145 000 € = – 5 000 €, découvert.
Schéma 2. La trésorerie nette de la jardinerie de l’exemple : un fonds de roulement de 140 000 € ne couvre pas un BFR de 145 000 €, l’entreprise est à découvert alors qu’elle peut être rentable.

Exemple. Une jardinerie présente 180 000 € de stocks, 60 000 € de créances et 95 000 € de dettes d'exploitation : BFR = 180 000 + 60 000 – 95 000 = 145 000 €. Avec 300 000 € de capitaux propres, 150 000 € d'emprunts à long terme et 310 000 € d'immobilisations, FR = 140 000 €. Trésorerie = 140 000 – 145 000 = -5 000 € : l'entreprise est à découvert alors qu'elle peut être rentable. Pour rétablir l'équilibre, elle peut augmenter le FR (apport, emprunt long) ou réduire le BFR (stock plus faible, délais clients plus courts, délais fournisseurs négociés).

Le BFR s'exprime souvent en jours de chiffre d'affaires (BFR ÷ CA × 360) pour comparer d'une année à l'autre : ici, avec 1,5 M€ de chiffre d'affaires, 145 000 ÷ 1 500 000 × 360 = 34,8 jours.

Le financement interne : la capacité d'autofinancement

Le premier financement vient de l'entreprise elle-même. La capacité d'autofinancement (CAF) mesure les ressources dégagées par l'activité au cours d'un exercice : CAF = résultat net + dotations aux amortissements et provisions – reprises – plus-values de cession. L'autofinancement est la part de la CAF conservée après distribution des dividendes aux associés.

ÉlémentMontant (exemple)Commentaire
Résultat net120 000 €Bénéfice après impôt sur les sociétés
+ Dotations aux amortissements85 000 €Charges sans décaissement
– Plus-value de cession5 000 €Produit exceptionnel, hors activité courante
= CAF200 000 €Ressource interne de l'exercice
– Dividendes40 000 €Rémunération des associés
= Autofinancement160 000 €Disponible pour investir ou rembourser
Cascade : résultat net 120 000 €, plus dotations aux amortissements 85 000 €, moins plus-value de cession 5 000 €, égale capacité d'autofinancement 200 000 € ; moins dividendes 40 000 €, égale autofinancement 160 000 €.
Schéma 3. Du résultat net à l’autofinancement : la CAF ajoute au résultat les charges sans décaissement, puis les dividendes versés aux associés en sont retranchés.

L'autofinancement est gratuit en apparence (pas d'intérêts, pas de dilution du capital) et préserve l'indépendance ; mais il est limité par la rentabilité, prive les associés de revenus et peut retarder des investissements nécessaires. Les banques mesurent la capacité de remboursement : dettes financières ÷ CAF, exprimée en années ; au-delà de 3 à 4 ans, elles hésitent à prêter davantage.

Les financements externes

Quand l'autofinancement ne suffit pas, l'entreprise se tourne vers des financements externes, en fonds propres ou par endettement, de long ou de court terme.

ModeNatureAvantagesLimitesAdapté à
Apports en capital (associés, capital-risque, bourse pour les grandes sociétés)Fonds propresPas de remboursement, pas d'intérêts, renforce la soliditéDilution du pouvoir des fondateurs, dividendes attendusCréation, start-up, projets risqués (Kooma)
Emprunt bancaireDette à moyen ou long termeGarde le contrôle ; intérêts déductiblesIntérêts, remboursement fixe, garanties exigées, capacité de remboursement limitéeEntreprises établies avec CAF (Vélocité)
Crédit-bail (leasing)Location avec option d'achatFinance 100 % du bien sans garantie ; loyers déductiblesCoût total plus élevé ; l'entreprise n'est pas propriétaireMatériel, véhicules, informatique
SubventionsRessource définitiveNi remboursement ni rémunérationConditions, dossiers, contrôle de l'emploi des fondsInnovation, relocalisation, transition écologique
Financement participatifDon, prêt ou capital via une plateformeNotoriété, communautéMontants limités, communication exigeanteProjets à forte image
Crédit fournisseur, découvert, affacturageCourt termeSouplesse, rapiditéCoût élevé, révocable, ne finance pas l'investissementCycle d'exploitation, saisonnalité (Jardins de Tessier)

Exemple. Pour son usine de 3,8 M€, Vélocité combinera autofinancement, augmentation de capital ouverte à un investisseur, subvention à la relocalisation et emprunt bancaire ; Kooma, déficitaire, lèvera des fonds propres ; les Jardins de Tessier couvriront leur pointe de printemps par un crédit de campagne et l'affacturage des créances sur les collectivités.

Le coût du financement

Tout financement a un coût, explicite ou non. Le coût de la dette est le taux d'intérêt, réduit par la déductibilité fiscale des intérêts (à l'impôt sur les sociétés de 25 %, un taux de 4 % revient à 4 × (1 – 0,25) = 3,0 % après impôt). Le coût des fonds propres est la rentabilité attendue par les associés, plus élevée car ils supportent le risque. Le crédit-bail se chiffre par la somme des loyers et de l'option d'achat.

Emprunt de 100 000 € sur 4 ansTaux 3 %Taux 5 %
Annuité constante26 902,70 €28 201,18 €
Total remboursé107 610,82 €112 804,73 €
Intérêts totaux7 610,82 €12 804,73 €
Graphique en barres : intérêts totaux d'un emprunt de 100 000 € sur 4 ans, 7 610,82 € au taux de 3 % et 12 804,73 € au taux de 5 %, soit 5 193,91 € d'écart.
Schéma 4. Pour un emprunt de 100 000 € sur 4 ans, deux points de taux en plus coûtent 5 193,91 € d’intérêts supplémentaires.

L'annuité constante se calcule : capital × taux ÷ (1 – (1 + taux)^–durée). Deux points de taux en plus coûtent ici 5 193,91 € d'intérêts supplémentaires sur quatre ans. Le taux dépend du taux directeur de la BCE, du risque de l'emprunteur et des garanties offertes ; c'est pourquoi la politique monétaire influence directement l'investissement des entreprises.

L'effet de levier. S'endetter est intéressant tant que la rentabilité de l'investissement dépasse le coût de la dette : un projet qui rapporte 9 % financé à 4 % enrichit les associés ; s'il ne rapporte que 2 %, la dette appauvrit (effet de massue). Le choix du financement est donc indissociable de la rentabilité attendue du projet.

Méthode : répondre à une question de CEJM

Une question de financement combine presque toujours un calcul et une argumentation. Exemple : « À partir du bilan, expliquez pourquoi les Jardins de Tessier sont à découvert et proposez des solutions. »

ÉtapeContenu de la réponse
1. Identifier et qualifierLe problème est un problème de trésorerie, non de rentabilité ; il concerne le cycle d'exploitation (stock de plants, créances sur les collectivités).
2. Énoncer le mécanismeTrésorerie = fonds de roulement – BFR ; le BFR dépend des stocks, des délais clients et fournisseurs ; une activité saisonnière gonfle le BFR au printemps.
3. Appliquer au casCalculer FR, BFR et trésorerie avec les chiffres du bilan ; montrer que le BFR dépasse le FR ; exprimer le stock en jours de chiffre d'affaires pour en montrer le poids.
4. Conclure et proposerRéduire le BFR (stock, acomptes, relance des collectivités, affacturage) et/ou renforcer le FR (emprunt à moyen terme, apport) ; écarter le découvert permanent, inadapté à un besoin structurel.

Exemple rédigé (extrait). « Les Jardins de Tessier dégagent un bénéfice mais leur compte est débiteur : le problème est financier et non économique. Le besoin en fonds de roulement, somme des stocks et des créances diminuée des dettes d'exploitation, s'élève à 260 000 €, alors que le fonds de roulement n'est que de 130 000 € ; la trésorerie nette ressort donc à – 130 000 €, ce qui correspond au découvert. Le stock représente près de deux mois de ventes : c'est lui qui immobilise la trésorerie. L'entreprise doit agir sur les deux termes : réduire le BFR en négociant des acomptes avec les collectivités et en limitant le stock de printemps, et consolider le fonds de roulement par un emprunt à moyen terme, plutôt que de reconduire chaque année un découvert coûteux. »

Conseils : poser les formules avant les chiffres ; vérifier la cohérence des unités et des signes ; distinguer toujours rentabilité (compte de résultat) et trésorerie (bilan) ; proposer des solutions adaptées à la durée du besoin.

Exercices auto-corrigés

La trésorerie tendue des Jardins de Tessier


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Chaque printemps, les Jardins de Tessier doivent constituer un stock important de plants avant la saison des ventes, tandis que les collectivités paient à 45 jours. Le banquier de M. Tessier lui demande d'expliquer pourquoi le compte est à découvert alors que l'entreprise est rentable. Vous disposez d'un bilan simplifié au 31 mars 2026 (document 1).

Stagiaire auprès du gérant, vous calculez le besoin en fonds de roulement, le fonds de roulement et la trésorerie, puis vous mesurez l'effet d'une réduction du stock.


Document 1 : bilan simplifié au 31 mars 2026 (en euros)

ActifMontantPassifMontant
Immobilisations505 000Capitaux propres420 000
Stocks310 000Emprunts à long terme215 000
Créances clients95 000Dettes fournisseurs118 000
Trésorerie (découvert)à calculerDettes fiscales et sociales27 000

Chiffre d'affaires annuel : 1 900 000 € hors taxes.


Annexe 1 (arrondir les montants à l'euro, les jours à une décimale)

QuestionRéponse
Besoin en fonds de roulement (stocks + créances – dettes d'exploitation, €)
Fonds de roulement (capitaux propres + emprunts à long terme – immobilisations, €)
Trésorerie nette (fonds de roulement – BFR, €)
BFR exprimé en jours de chiffre d'affaires (base 360 jours)
Stock exprimé en jours de chiffre d'affaires
BFR si le stock est réduit de 60 000 € (€)
Trésorerie nette après cette réduction de stock (€)

Questions d'analyse

L'entreprise est rentable mais à découvert parce que :


Pour financer durablement le besoin saisonnier, la solution la moins adaptée est :




Emprunter ou louer la ligne d'assemblage de Vélocité


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Pour sa future usine de batteries, Vélocité doit acquérir une ligne d'assemblage de 240 000 € hors taxes. La banque propose un emprunt sur cinq ans au taux de 4 % remboursable par annuités constantes ; une société de crédit-bail propose une location de cinq ans avec option d'achat (document 1).

Assistant(e) de direction, vous comparez le coût des deux solutions avant le comité d'investissement.


Document 1 : les deux propositions

ÉlémentEmprunt bancaireCrédit-bail
Montant financé240 000 €240 000 € (bien loué)
Durée5 ans5 ans
Taux ou loyer4 % par an, annuités constantes54 000 € par an
Fin du contratVélocité est propriétaire dès l'achatoption d'achat à 6 000 €
Garantiesnantissement du matériel et cautionaucune : le bailleur reste propriétaire

Annexe 1 (arrondir à deux décimales)

QuestionRéponse
Annuité constante de l'emprunt (€)
Intérêts de la première année (€)
Capital remboursé la première année (€)
Total des intérêts payés sur cinq ans (€)
Coût total du crédit-bail, option d'achat comprise (€)
Surcoût du crédit-bail par rapport à l'emprunt, intérêts compris (€)
Décaissement de la première année avec l'emprunt (€)

Questions d'analyse

Malgré son surcoût, le crédit-bail peut être préféré parce que :


Le coût réel de l'emprunt est inférieur aux intérêts calculés car :




Vélocité peut-elle financer seule son usine de batteries ?


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Le projet d'usine d'assemblage de batteries de Vélocité représente un investissement de 3 800 000 €. Mme Garnier souhaite savoir quelle part l'entreprise peut financer par ses propres ressources avant de solliciter les banques et ses associés. Le document 1 reprend des éléments du compte de résultat et du bilan 2026.

Collaborateur(trice) de la direction financière, vous calculez la capacité d'autofinancement et la capacité de remboursement de l'entreprise.


Document 1 : extraits des comptes 2026 de Vélocité (en euros)

ÉlémentMontant
Résultat net de l'exercice610 000
Dotations aux amortissements et provisions480 000
Plus-value sur cession d'un ancien banc de test25 000
Dividendes prévus150 000
Dettes financières au bilan2 650 000
Investissement projeté (usine)3 800 000

Annexe 1 (arrondir les montants à l'euro, les ratios à deux décimales)

QuestionRéponse
Capacité d'autofinancement (résultat net + dotations aux amortissements – plus-value de cession, €)
Autofinancement disponible après dividendes (€)
Capacité de remboursement (dettes financières ÷ CAF, en années)
Part de l'investissement couverte par l'autofinancement d'une année (%)
Besoin de financement externe (€)
Capacité de remboursement si Vélocité emprunte 2 000 000 € de plus, à CAF inchangée (années)
Taux de CAF (CAF ÷ chiffre d'affaires de 14 200 000 €, %)

Questions d'analyse

La CAF est supérieure au résultat net parce que :


Pour compléter le financement sans dégrader la capacité de remboursement, Mme Garnier devrait d'abord :




Kooma : choisir les financements d'une start-up déficitaire


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Kooma perd encore de l'argent : la plateforme investit dans le développement et le marketing avant de devenir rentable. Mme Diallo prépare un plan de financement de 2,4 M€ sur deux ans et compare plusieurs sources (document 1). Stagiaire auprès de la cofondatrice, vous préparez les arguments pour le conseil d'administration.


Document 1 : sources de financement envisagées par Kooma

ÉlémentContenu
Besoin2,4 M€ sur deux ans : développement (1,2 M€), marketing (0,8 M€), trésorerie d'exploitation (0,4 M€)
Situationrésultat 2026 : – 640 000 € ; aucune immobilisation significative ; 60 000 utilisateurs, 35 entreprises abonnées
Sources possibleslevée de fonds (capital-risque) 1,8 M€ ; subvention à l'innovation 250 000 € ; prêt bancaire refusé ; affacturage des abonnements entreprises ; campagne de financement participatif auprès des utilisateurs
Témoignage de Mme Diallo« Nous vendons une part de l'entreprise, mais c'est le prix d'une croissance que la banque ne financera pas. »

Une entreprise déficitaire ne peut pas compter sur l'autofinancement parce que :


La levée de fonds auprès d'un fonds de capital-risque est :


La banque refuse un prêt de 1 M€ à Kooma. La raison la plus probable est :


Kooma facture ses abonnements aux entreprises à 60 jours et manque de trésorerie. L'affacturage consiste à :


Le financement participatif (crowdfunding) proposé aux utilisateurs de Kooma présente surtout un intérêt :


La subvention publique à l'innovation reçue par Kooma se distingue des autres sources en ce qu'elle :


La structure financière la plus cohérente pour Kooma sur deux ans est :







Questions fréquentes

Comment calculer le fonds de roulement, le BFR et la trésorerie nette ?

Fonds de roulement = capitaux propres + emprunts à long terme – actif immobilisé ; BFR = stocks + créances clients – dettes d'exploitation ; trésorerie nette = FR – BFR. Exemple : avec 145 000 € de BFR et 140 000 € de FR, la trésorerie ressort à – 5 000 € : l'entreprise est à découvert alors qu'elle peut être rentable. Le BFR s'exprime aussi en jours de chiffre d'affaires (BFR ÷ CA × 360).

Quelle est la différence entre la capacité d'autofinancement et l'autofinancement ?

La CAF mesure les ressources dégagées par l'activité sur un exercice : résultat net + dotations aux amortissements et provisions – reprises – plus-values de cession. L'autofinancement est la part de la CAF conservée après distribution des dividendes : 200 000 € de CAF moins 40 000 € de dividendes laissent 160 000 € pour investir ou rembourser. Les banques rapportent les dettes financières à la CAF : au-delà de 3 à 4 ans, elles hésitent à prêter.

Quelle est la différence entre un emprunt bancaire et un crédit-bail pour financer un investissement ?

L'emprunt bancaire est une dette à moyen ou long terme : l'entreprise garde le contrôle et déduit les intérêts, mais rembourse à échéances fixes et fournit des garanties. Le crédit-bail est une location avec option d'achat : il finance 100 % du bien sans garantie et les loyers sont déductibles, mais le coût total est plus élevé et l'entreprise n'est pas propriétaire. À l'IS de 25 %, un taux de 4 % revient à 3 % après impôt.