La veille consiste à surveiller son environnement pour anticiper : concurrents, clients, marchés, réglementation, technologies. Intégrée à l'intelligence commerciale, elle alimente les décisions de l'équipe et se partage dans des formats courts.
La veille est la collecte, le tri et la diffusion organisés d'informations utiles à la décision. L'intelligence économique associe la veille, la protection de l'information de l'entreprise et l'influence (réseaux, communication). L'intelligence commerciale est son application à la relation client : connaître ses marchés, ses concurrents et ses clients mieux et plus tôt que les autres, puis partager cette connaissance dans l'équipe.
| Axe | Objet | Exemples de sources |
|---|---|---|
| Concurrentielle | Offres, prix, délais, communication, résultats, nouveaux entrants | Sites et réseaux des concurrents, Annuaire des entreprises, INPI (comptes), avis clients, salons |
| Commerciale | Projets, appels d'offres, créations et mouvements d'entreprises, signaux d'affaires | BOAMP et profils d'acheteurs, presse régionale, LinkedIn, CCI |
| Réglementaire | Lois, décrets, normes, obligations sectorielles | Légifrance, ministères, DGCCRF, CNIL, fédérations |
| Technologique | Innovations produits, outils, procédés | Presse professionnelle, salons, brevets (INPI) |
| Sociétale et environnementale | Attentes des clients, modes de travail, exigences environnementales | INSEE, études, médias, retours clients |
Les sources ouvertes suffisent à une PME : bases publiques (Annuaire des entreprises, Sirene, INPI, BOAMP, INSEE, Légifrance), sites et réseaux sociaux, presse, salons, et surtout les retours des clients et des commerciaux. Les outils automatisent la collecte : alertes sur mots-clés, flux RSS et agrégateurs, abonnements aux comptes, plateformes de marchés publics avec alertes par secteur et par département, outils d'écoute des réseaux sociaux. La valeur se crée au tri et à l'analyse, pas à la collecte.
Les acheteurs publics (communes, établissements, État) publient leurs consultations sur le BOAMP et leur profil d'acheteur. L'avis indique l'objet, la procédure (adaptée sous les seuils européens), le calendrier, les critères pondérés (prix, valeur technique, environnement…) et les pièces. La candidature peut se faire avec le DUME ; l'offre comprend un mémoire technique organisé selon les critères, un bordereau de prix et les justificatifs. La note globale pondère chaque critère : une PME plus chère peut l'emporter grâce à la valeur technique et environnementale. La réponse est dématérialisée et signée électroniquement ; en cas de rejet, l'entreprise peut demander les motifs.
Classer les informations (publique, interne, confidentielle), limiter les accès (tarifs d'achat, marges, conditions), faire signer une clause de confidentialité et une charte informatique, protéger le secret des affaires par des mesures raisonnables (mots de passe, mentions, journal des accès), respecter le RGPD (pas de fichage des personnes hors de leur fonction), rester loyal (sources ouvertes et légales uniquement, pas de dénigrement) et sensibiliser l'équipe aux risques (réseaux sociaux, hameçonnage, supports perdus).
À retenir
Pour aller plus loin :
BOAMP – Bulletin officiel des annonces des marchés publics
Service-public – Candidater à un marché public
Annuaire des entreprises (data.gouv.fr) – informations légales officielles