Un produit qui n'est pas en rayon, ou qui est mal placé, ne se vend pas. Le commercial qui anime des distributeurs mesure la présence de son offre (dans combien de magasins, avec quelle visibilité, avec quelles ruptures) et propose aux magasins une implantation qui serve leurs intérêts comme les siens.
| Indicateur | Calcul | Interprétation |
|---|---|---|
| Distribution numérique (DN) | Magasins qui référencent le produit ÷ magasins de l'univers étudié × 100 | Part des points de vente où le produit est présent |
| Distribution valeur (DV) | Chiffre d'affaires de la catégorie réalisé par les magasins qui référencent ÷ chiffre d'affaires de la catégorie de tout l'univers × 100 | Poids des magasins où le produit est présent |
Exemple : présent dans 40 magasins sur 100, un produit a une DN de 40 % ; si ces 40 magasins réalisent 55 % des ventes de la catégorie, sa DV est de 55 %. Une DV supérieure à la DN signifie que le produit est présent dans les « gros » magasins ; l'inverse signale une présence dans de petits points de vente. Pour gagner des ventes, on cible en priorité les magasins qui pèsent le plus dans la catégorie.
| Indicateur | Calcul | Usage |
|---|---|---|
| Part de linéaire | Linéaire occupé par la marque ÷ linéaire total du rayon × 100 | Visibilité accordée à la marque |
| Part du chiffre d'affaires (ou de la marge) | Ventes (ou marge) de la marque ÷ ventes (ou marge) du rayon × 100 | Contribution de la marque au rayon |
| Indice de sensibilité | Part du chiffre d'affaires ÷ part de linéaire | Supérieur à 1 : marque sous-exposée ; inférieur à 1 : sur-exposée |
| Chiffre d'affaires au mètre | Ventes ÷ mètres de linéaire | Rendement de l'espace, comparé à la moyenne du rayon |
| Taux de rupture | Relevés en rupture ÷ relevés effectués × 100 | Fiabilité de l'approvisionnement |
Un argument de négociation solide croise ventes et marge : une marque dont la part de marge est proche de sa part de linéaire rapporte au magasin, même si sa part de ventes est plus faible. Les ventes perdues par rupture s'estiment par : ventes moyennes par jour × jours de rupture × prix.
Le merchandising de gestion optimise la rentabilité de l'espace (rotation, marge, ruptures) ; le merchandising de séduction crée une ambiance qui donne envie (mise en scène, saisonnalité). Les deux se complètent.
| Étape | Contenu |
|---|---|
| Préparer | Historique du magasin, ventes et objectifs, promotions en cours, ruptures relevées, arguments chiffrés |
| Relever | Présence des références, prix, facings, ruptures, mises en avant, concurrence (nouveautés, promotions) |
| Agir | Réimplanter avec l'accord du chef de rayon, poser la PLV, proposer une commande ou un réassort, négocier une mise en avant |
| Rendre compte | Compte rendu dans l'outil de gestion de la relation client, suivi des engagements, alerte au siège si besoin |
À retenir
Pour aller plus loin :
Fiche ressource – Animer les ventes chez un distributeur