Cours · BTS MCO · Bloc 3

Le cadre juridique des opérations de gestion

Frise chronologique : 28 mai 2022, directive Omnibus (prix barré égal au prix le plus bas des 30 jours précédents, faux avis interdits) ; 11 août 2026, démarchage téléphonique des particuliers interdit sans consentement préalable ; 1er septembre 2026, facture électronique (réception par toutes les entreprises assujetties à la TVA, émission par les grandes entreprises et les ETI) ; 1er septembre 2027, émission par les PME et micro-entreprises ; 15 avril 2028, fin de la prolongation du seuil de revente à perte relevé de 10 % pour les produits alimentaires et de l’encadrement des promotions.
Schéma 1. Les dates clés du point d’actualité, de 2022 à 2028.

Documents commerciaux : mentions obligatoires.

L'article R123-237 et suivants du code de commerce précise :

Toute personne immatriculée indique sur ses factures, notes de commande, tarifs et documents publicitaires ainsi que sur toutes correspondances et tous récépissés concernant son activité et signés par elle ou en son nom :

1° Le numéro unique d'identification de l'entreprise délivré conformément à l'article;

2° La mention RCS suivie du nom de la ville où se trouve le greffe où elle est immatriculée ;

3° Le lieu de son siège social ;

4° Le cas échéant, qu'elle est en état de liquidation ;

5° Si elle est une société commerciale dont le siège est à l'étranger, outre les renseignements mentionnés aux 3° et 4°, sa dénomination, sa forme juridique et le numéro d'immatriculation dans l'État où elle a son siège, s'il en existe un ;

6° Le cas échéant, la qualité de locataire-gérant ou de gérant-mandataire ;

7° Si elle est bénéficiaire d'un contrat d'appui au projet d'entreprise pour la création ou la reprise d'une activité économique au sens du chapitre VII du titre II du livre Ier du code de commerce, la dénomination sociale de la personne morale responsable de l'appui, le lieu de son siège social, ainsi que son numéro unique d'identification ;

8° Si elle a constitué un patrimoine affecté en application de l'article L. 526-6, l'objet de l'activité professionnelle à laquelle le patrimoine est affecté et la dénomination utilisée pour l'exercice de l'activité professionnelle incorporant son nom ou nom d'usage précédé ou suivi immédiatement des mots : " entrepreneur individuel à responsabilité limitée " ou des initiales : " EIRL ".

Toute personne immatriculée indique en outre sur son site internet la mention RCS suivie du nom de la ville où se trouve le greffe où elle est immatriculée, ainsi que des renseignements mentionnés aux 1°,3°,5° et 8°.

...

L'article L441-9 du code de commerce (ancien article L441-3) relatif aux factures précise :

Tout achat de produits ou toute prestation de service pour une activité professionnelle doivent faire l'objet d'une facturation.

[...], le vendeur est tenu de délivrer la facture dès la réalisation de la vente ou la prestation du service. L'acheteur doit la réclamer. La facture doit être rédigée en double exemplaire. Le vendeur et l'acheteur doivent en conserver chacun un exemplaire.

[...], la facture doit mentionner le nom des parties ainsi que leur adresse, la date de la vente ou de la prestation de service, la quantité, la dénomination précise, et le prix unitaire hors TVA des produits vendus et des services rendus ainsi que toute réduction de prix acquise à la date de la vente ou de la prestation de services et directement liée à cette opération de vente ou de prestation de services, à l'exclusion des escomptes non prévus sur la facture.

La facture mentionne également la date à laquelle le règlement doit intervenir.

Elle précise les conditions d'escompte applicables en cas de paiement à une date antérieure à celle résultant de l'application des conditions générales de vente, le taux des pénalités exigibles le jour suivant la date de règlement inscrite sur la facture ainsi que le montant de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement due au créancier en cas de retard de paiement.

Le règlement est réputé réalisé à la date à laquelle les fonds sont mis, par le client, à la disposition du bénéficiaire ou de son subrogé.

Délais de paiement,

L'article L441-10 du code de commerce (ancien article L441-6) précise :

Sauf dispositions contraires figurant aux conditions de vente ou convenues entre les parties, le délai de règlement des sommes dues est fixé au trentième jour suivant la date de réception des marchandises ou d'exécution de la prestation demandée.

Le délai convenu entre les parties pour régler les sommes dues ne peut dépasser quarante-cinq jours fin de mois ou soixante jours à compter de la date d'émission de la facture.

[...]

Les conditions de règlement doivent obligatoirement préciser les conditions d'application et le taux d'intérêt des pénalités de retard exigibles le jour suivant la date de règlement figurant sur la facture dans le cas où les sommes dues sont réglées après cette date.

Sauf disposition contraire qui ne peut toutefois fixer un taux inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal, ce taux est égal au taux d'intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente majoré de 10 points de pourcentage.

Les pénalités de retard sont exigibles sans qu'un rappel soit nécessaire.

[...]

Le non-respect des délais de paiement, comme la fixation d'un taux ou de conditions d'exigibilité non conformes, est passible d'une amende administrative pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 2 millions d'euros pour une personne morale, avec publication de la décision (article L441-16 du code de commerce, loi « Sapin 2 »).

Six chiffres clés : 30 jours, délai par défaut après la réception des marchandises ; 60 jours, délai maximal à compter de l’émission de la facture ; 45 jours fin de mois, autre plafond possible ; taux de la BCE majoré de 10 points, taux par défaut (un taux convenu ne peut être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal), pénalités exigibles sans rappel dès le lendemain de la date de règlement ; 40 €, indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement ; jusqu’à 2 millions d’euros d’amende pour une personne morale (75 000 € pour une personne physique).
Schéma 2. Les chiffres clés des délais de paiement entre professionnels et des sanctions du retard.

Stocks : obligations d'inventaires

L'article L123-12 du code de commerce précise :

Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant doit procéder à l'enregistrement comptable des mouvements affectant le patrimoine de son entreprise. Ces mouvements sont enregistrés chronologiquement.

Elle doit contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, l'existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine de l'entreprise.

Elle doit établir des comptes annuels à la clôture de l'exercice au vu des enregistrements comptables et de l'inventaire. Ces comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et une annexe, qui forment un tout indissociable.

Fixation des prix : seuil de REvente à perte

Attention, il s'agit ici du seuil de REvente qui concerne donc un REvendeur et non un fabricant.

Formule : prix unitaire figurant sur la facture plus taxes sur le chiffre d’affaires et taxes spécifiques plus prix du transport égale prix d’achat effectif ; revendre en dessous est interdit, sous peine de 75 000 € d’amende.
Schéma 3. Le seuil de revente à perte est le prix d’achat effectif, multiplié par 1,10 pour les denrées alimentaires jusqu’au 15 avril 2028.

L'article L442-5 du code de commerce (ancien article L442-2) interdit la revente à perte :

Le fait, pour tout commerçant, de revendre ou d'annoncer la revente d'un produit en l'état à un prix inférieur à son prix d'achat effectif est un délit puni d'une amende.

Cette amende peut être portée à la moitié des dépenses de publicité dans le cas où une annonce publicitaire, quel qu'en soit le support, fait état d'un prix inférieur au prix d'achat effectif.

Le prix d'achat effectif est le prix unitaire net figurant sur la facture d'achat, minoré de l'ensemble des autres avantages financiers consentis par le vendeur (exprimés en pourcentage du prix unitaire net du produit) et majoré des taxes sur le chiffre d'affaires, des taxes spécifiques afférentes à cette revente et du prix du transport.

Cependant des exceptions sont prévues par le II du même article (ancien article L442-4) :

I. - Les dispositions de l'article L. 442-2 ne sont pas applicables :

1° Aux ventes volontaires ou forcées motivées par la cessation ou le changement d'une activité commerciale :

a) Aux produits dont la vente présente un caractère saisonnier marqué, pendant la période terminale de la saison des ventes et dans l'intervalle compris entre deux saisons de vente ;

b) Aux produits qui ne répondent plus à la demande générale en raison de l'évolution de la mode ou de l'apparition de perfectionnements techniques ;

c) Aux produits, aux caractéristiques identiques, dont le réapprovisionnement s'est effectué en baisse, le prix effectif d'achat étant alors remplacé par le prix résultant de la nouvelle facture d'achat ;

d) Aux produits alimentaires commercialisés dans un magasin d'une surface de vente de moins de 300 mètres carrés et aux produits non alimentaires commercialisés dans un magasin d'une surface de vente de moins de 1 000 mètres carrés, dont le prix de revente est aligné sur le prix légalement pratiqué pour les mêmes produits par un autre commerçant dans la même zone d'activité ;

2° A condition que l'offre de prix réduit ne fasse l'objet d'une quelconque publicité ou annonce à l'extérieur du point de vente, aux produits périssables à partir du moment où ils sont menacés d'altération rapide.

Ordonnance n° 2019-359 du 24 avril 2019 :

Dans la promotion par les opérateurs de vente d'un produit alimentaire, le terme " gratuit " ne peut être utilisé comme outil marketing et promotionnel dans le cadre d'une relation commerciale.

Ordonnance n° 2018-1128 du 12 décembre 2018 relative au relèvement du seuil de revente à perte et à l'encadrement des promotions pour les denrées et certains produits alimentaires

Les dispositions des articles [...] sont applicables pour une durée de deux ans à compter de leur date d'entrée en vigueur…

Le prix d'achat effectif défini au deuxième alinéa de l'article L. 442-2 du code de commerce est affecté d'un coefficient de 1,10 pour les denrées alimentaires et les produits destinés à l'alimentation des animaux de compagnie revendus en l'état au consommateur.

[...]

Les avantages promotionnels, le cas échéant cumulés, mentionnés au I, accordés au consommateur pour un produit déterminé, ne sont pas supérieurs à 34 % du prix de vente au consommateur ou à une augmentation de la quantité vendue équivalente.

Ces avantages promotionnels, qu'ils soient accordés par le fournisseur ou par le distributeur, portent sur des produits ne représentant pas plus de 25 % :

1° Du chiffre d'affaires prévisionnel fixé par la convention prévue à l'article L. 441-7 du code de commerce ;

2° Du volume prévisionnel prévu par un contrat portant sur la conception et la production de produits alimentaires selon des modalités répondant aux besoins particuliers de l'acheteur [...]

Exceptions à l’interdiction de la revente à perte : cessation ou changement d’activité ; produits saisonniers en fin de saison ou entre deux saisons ; produits dépassés par la mode ou par des perfectionnements techniques ; réapprovisionnement en baisse (le prix de la nouvelle facture remplace l’ancien) ; alignement d’un magasin de moins de 300 m² (alimentaire) ou de 1 000 m² (non alimentaire) sur un concurrent de la même zone ; produits périssables menacés d’altération rapide, sans publicité à l’extérieur du point de vente.
Schéma 4. Les six cas où la revente à perte reste possible.

Documents de synthèse : bilan comptable, compte de résultat

L'article L123-12 du code de commerce précise :

Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant...doit établir des comptes annuels à la clôture de l'exercice au vu des enregistrements comptables et de l'inventaire. Ces comptes annuels comprennent le bilan, le compte de résultat et une annexe, qui forment un tout indissociable.

L'article L123-13 du code de commerce précise :

Le bilan décrit séparément les éléments actifs et passifs de l'entreprise, et fait apparaître, de façon distincte, les capitaux propres.

Le compte de résultat récapitule les produits et les charges de l'exercice, sans qu'il soit tenu compte de leur date d'encaissement ou de paiement.

Il fait apparaître par différence, après déduction des amortissements, des dépréciations et des provisions, le bénéfice ou la perte de l'exercice.

Les produits et les charges, classés par catégorie, doivent être présentés soit sous forme de tableaux, soit sous forme de liste.

[...]

L'annexe complète et commente l'information donnée par le bilan et le compte de résultat.

Arborescence : obligations comptables du commerçant ; enregistrer chronologiquement les mouvements du patrimoine ; inventorier au moins une fois tous les douze mois l’existence et la valeur des actifs et passifs ; établir à la clôture les comptes annuels, un tout indissociable : bilan (actif et passif, capitaux propres à part), compte de résultat (produits et charges de l’exercice, bénéfice ou perte), annexe (complète et commente les deux autres).
Schéma 5. Les obligations comptables du commerçant, de l’enregistrement aux comptes annuels (articles L123-12 et L123-13).

Traitement des incidents : impayés

Après avoir envoyé une lettre de relance, il faut envoyer en recommandé avec accusé de réception une "mise en demeure de payer".

Si le débiteur ne réagit pas, la phase juridique peut démarrer en faisant une demande d'injonction de payer au greffe du tribunal qui si elle est validé par le juge permettre de saisir un commissaire de justice (ex-huissier) lorsqu'on a reçu l'ordonnance d'injonction de payer.

En l'absence d'opposition du débiteur, le créancier peut bénéficier d'un titre exécutoire qui permettra à un commissaire de justice d'effectuer une saisie.

Cependant la procédure simplifiée de recouvrement des petites créances (article L125-1 du code des procédures civiles d'exécution, issue de la loi Macron) permet de récupérer une créance jusqu'à 5 000 € sans passer par le tribunal, en ayant recours à un commissaire de justice.

Processus en quatre étapes : lettre de relance ; mise en demeure de payer en recommandé avec accusé de réception ; demande d’injonction de payer au greffe du tribunal, validée par le juge ; sans opposition du débiteur, titre exécutoire et saisie par un commissaire de justice. Pour une créance jusqu’à 5 000 €, la procédure simplifiée de recouvrement des petites créances passe directement par un commissaire de justice.
Schéma 6. Les étapes du recouvrement d’un impayé ; jusqu’à 5 000 €, la procédure simplifiée évite le tribunal.

Exercices auto-corrigés

Dix questions sur les documents commerciaux, les délais de paiement, la revente à perte, les comptes annuels et le recouvrement des impayés. Une seule réponse par question, sauf mention « plusieurs réponses ».


1) Une facture doit obligatoirement comporter (plusieurs réponses) :


2) À défaut d'accord entre professionnels, le délai de paiement est de :


3) Le délai de paiement convenu entre professionnels ne peut dépasser :


4) En cas de retard de paiement (plusieurs réponses) :


5) Le non-respect des délais de paiement par une entreprise est sanctionné par :


6) La facturation électronique :


7) Le seuil de revente à perte (plusieurs réponses) :


8) Le bilan comptable :


9) Le compte de résultat :


10) Recouvrer une facture impayée (plusieurs réponses) :




Délais de paiement, pénalités et revente à perte


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Le magasin « Déco'Line » reçoit une facture de 3 200 € TTC datée du 10 mars, payable à 45 jours fin de mois (document 1). Vous déterminez l'échéance, les conséquences d'un retard et le seuil de revente à perte d'un article (annexe 1).


Document 1 : éléments

Facture fournisseur3 200 € TTC, datée du 10 mars, payable à 45 jours fin de mois
Pénalités de retard prévues aux CGV12 % l'an (base 360 jours) + indemnité forfaitaire de recouvrement
Article « lampe Soleil » acheté au fournisseurprix catalogue 48,00 € HT, remise 15 % sur facture, frais de port 1,20 € HT par unité, taux de TVA 20 %

Annexe 1

QuestionRéponse
Date d'échéance de la facture (jour du mois)
Pénalités de retard pour 30 jours de retard (€)
Indemnité forfaitaire de recouvrement (€)
Seuil de revente à perte de la lampe, HT (€)
Seuil de revente à perte de la lampe, TTC (€)

Pour calculer le délai « 45 jours fin de mois », la DGCCRF admet :


Vendre la lampe 44 € TTC serait…




Revente à perte et promotions alimentaires aux Halles du Calavon


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Les Halles du Calavon, supermarché indépendant de 1 400 m² à Apt (Vaucluse), préparent une « Quinzaine de Provence » en novembre. Karim, responsable du rayon épicerie, propose deux promotions : – 35 % sur l'huile d'olive AOP Haute-Provence et – 30 % sur le miel de lavande IGP (document 1). Avant d'imprimer les affiches, la directrice vous demande de vérifier qu'elles respectent le seuil de revente à perte majoré de 10 % et l'encadrement des promotions sur les produits alimentaires (document 2).

Vous complétez l'annexe 1, puis vous répondez aux questions d'analyse.


Document 1 : les deux produits de l'opération

ÉlémentHuile d'olive AOP Haute-Provence 75 clMiel de lavande IGP 500 g
Prix catalogue du fournisseur (HT)20,00 €6,00 €
Remise accordée sur la facture3 %5 %
Transport facturé par unité (HT)0,60 €0,30 €
Autres avantages financiers accordés hors factureaucunaucun
Taux de TVA5,5 %5,5 %
Prix de vente habituel TTC, pratiqué depuis plus de trois mois32,90 €12,50 €
Promotion proposée par le rayon– 35 %– 30 %
Prix de la même huile chez l'hypermarché concurrent de la zone (TTC)22,90 €–
Volume prévisionnel de la convention annuelle signée avec le fournisseur–3 000 pots
Pots déjà vendus en promotion depuis janvier–520
Pots prévus en promotion pendant la quinzaine–400

Document 2 : les règles applicables en 2026

  • Prix d'achat effectif = prix unitaire net de la facture d'achat (remises déduites), diminué des autres avantages financiers accordés par le fournisseur, augmenté des taxes (TVA) et du prix du transport. Revendre un produit en l'état en dessous de ce prix est interdit : c'est la revente à perte.
  • Denrées alimentaires : jusqu'au 15 avril 2028, le prix d'achat effectif est multiplié par 1,10 ; c'est le seuil de revente à perte majoré de 10 % (« SRP + 10 »).
  • Encadrement des promotions sur les produits alimentaires : l'avantage accordé au consommateur ne dépasse pas 34 % du prix de vente habituel, et les produits vendus en promotion ne dépassent pas 25 % du volume prévisionnel fixé par la convention annuelle avec le fournisseur.
  • La revente à perte reste possible dans quelques cas : soldes, fin de saison, produits démodés ou dépassés techniquement, réapprovisionnement à un prix plus bas, produits périssables menacés d'altération rapide, cessation d'activité, et alignement sur le prix d'un concurrent de la même zone, réservé aux magasins alimentaires de moins de 300 m² (1 000 m² pour les produits non alimentaires).

Annexe 1 – Vérification des prix (arrondir à deux décimales)

QuestionRéponse
Prix d'achat effectif HT d'une bouteille d'huile (€)
Seuil de revente à perte TTC de l'huile, majoré de 10 % (€)
Prix de vente TTC de l'huile avec la remise de 35 % proposée (€)
Remise maximale possible sur l'huile (%)
Seuil de revente à perte TTC du miel, majoré de 10 % (€)
Prix promotionnel TTC le plus bas autorisé pour le miel (€)
Nombre de pots de miel pouvant encore être vendus en promotion cette année

Questions d'analyse

La promotion de – 35 % sur l'huile d'olive est :


L'hypermarché concurrent de la zone vend la même huile 22,90 € TTC. Les Halles du Calavon peuvent-elles s'aligner sur ce prix ?


Le rayon prévoit de vendre 400 pots de miel en promotion pendant la quinzaine. Pour respecter l'encadrement en volume, il doit :




Quel statut juridique pour L'Atelier Mistral ?


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Inès Roux et Mathis Garcia vont ouvrir « L'Atelier Mistral », une boutique de décoration et d'artisanat provençal à La Ciotat. Inès dirigera la boutique ; Mathis, qui garde son emploi, sera associé sans fonction de direction. Ils hésitent entre une SARL et une SAS ; Inès s'est aussi demandé si elle pourrait se lancer seule, en entreprise individuelle (EI).

À partir des apports prévus (document 1) et des règles en vigueur en 2026 (document 2), vous chiffrez les conséquences de chaque choix (annexe 1), puis vous conseillez les deux associés.


Document 1 : le projet

ÉlémentMontant
Apport d'Inès en numéraire (argent)18 000 €
Apport d'Inès en nature (mobilier et présentoirs, valeur estimée)6 000 €
Apport de Mathis en numéraire16 000 €
Chiffre d'affaires HT prévu la 2e année420 000 €
Bénéfice imposable prévu la 2e année52 000 €

Document 2 : repères 2026 sur trois formes juridiques (source : entreprendre.service-public.gouv.fr)

CritèreEntreprise individuelle (EI)SARLSAS
Nombre de personnesun entrepreneur seul2 à 100 associés2 associés au moins
Capital socialaucunmontant libre (1 € au moins)montant libre (1 € au moins)
Apports en numéraire versés à la création–20 % au moins, le solde dans les 5 ans50 % au moins, le solde dans les 5 ans
Apports en nature (biens)–apportés en totalité à la créationapportés en totalité à la création
Responsabilitépatrimoine personnel séparé du patrimoine professionnel depuis le 15 mai 2022limitée aux apportslimitée aux apports
Statut social du dirigeanttravailleur non salariégérant majoritaire : travailleur non salarié ; gérant minoritaire : assimilé salariéprésident : assimilé salarié (régime général)
Imposition des bénéficesimpôt sur le revenu (option possible pour l'impôt sur les sociétés)impôt sur les sociétésimpôt sur les sociétés

Impôt sur les sociétés : 25 % du bénéfice ; taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice si le chiffre d'affaires HT ne dépasse pas 10 millions d'euros et si le capital est entièrement libéré et détenu pour 75 % au moins par des personnes physiques.


Annexe 1 – Capital, dépôt des fonds et impôt (montants à l'euro près, pourcentage à l'unité)

QuestionRéponse
Capital social de la société (€)
Part du capital détenue par Inès (%)
Somme minimale à déposer à la création en SARL (€)
Somme minimale à déposer à la création en SAS (€)
Impôt sur les sociétés de la 2e année, capital entièrement libéré (€)
Impôt sur les sociétés de la 2e année si le capital n'est pas entièrement libéré (€)
Bénéfice après impôt de la 2e année, capital entièrement libéré (€)

Questions d'analyse

En SARL, si la société ne pouvait plus payer ses dettes, Inès risquerait de perdre au plus :


Inès souhaite relever du régime général de la Sécurité sociale, comme un salarié. Quelle forme le permet ?


Pourquoi l'entreprise individuelle ne convient-elle pas au projet ?