Cours · BTS MCO · Bloc 4

Le cadre légal et réglementaire du travail

Manager une équipe commerciale, c'est d'abord respecter un cadre : le droit du travail fixe les règles des contrats, de la durée du travail, des repos, des congés et de la représentation du personnel. Le manager n'écrit pas ces règles, mais il les applique chaque jour dans ses plannings, ses décisions et ses relations avec l'équipe. Ce chapitre présente les règles générales en vigueur en 2026 ; la convention collective applicable et les accords d'entreprise peuvent les compléter.

Les sources du droit du travail

Le droit du travail s'organise en niveaux hiérarchisés. Une règle de niveau inférieur ne peut, en principe, qu'améliorer la situation du salarié par rapport au niveau supérieur ; depuis 2017, l'accord d'entreprise prime cependant sur la convention collective dans de nombreux domaines (heures supplémentaires, primes, organisation du temps de travail), sauf sur les thèmes réservés à la branche (salaires minimaux, classifications…).

SourceContenuExemple dans une unité commerciale
Constitution, traités, droit de l'Union européennePrincipes généraux : liberté syndicale, égalité, durée maximale de travailRepos quotidien de 11 h, semaine de 48 h maximum
Code du travail (lois, décrets)Règles communes à tous les salariés : contrat, durée, congés, licenciement, sécuritéDurée légale de 35 h, SMIC, CSE à partir de 11 salariés
Convention collective de brancheRègles négociées pour un secteur : grille de salaires, primes, période d'essai, préavisConvention collective applicable (commerce de détail) : minima par niveau
Accord d'entrepriseRègles négociées dans l'entreprise avec les syndicats ou le CSETravail du dimanche et contreparties, modulation du temps de travail
Règlement intérieurDiscipline, hygiène, sécurité ; obligatoire à partir de 50 salariésTenue, usage du téléphone en rayon, procédure en cas d'accident
Contrat de travailRègles propres au salarié : poste, durée, rémunération, lieuContrat de 24 h d'une vendeuse à temps partiel

Le manager n'a pas à connaître tout le code, mais il doit savoir où chercher : la convention collective (consultable dans l'entreprise, souvent affichée ou disponible auprès du service des ressources humaines), les accords d'entreprise, le règlement intérieur et le contrat de chaque collaborateur. En cas de doute, il s'adresse au service des ressources humaines ou à la direction avant de décider.

Pyramide des sources du droit du travail, du sommet à la base : Constitution, traités et droit de l'Union européenne (principes généraux : liberté syndicale, égalité, durée maximale) ; Code du travail (règles communes : contrat, durée, congés, licenciement, sécurité) ; convention collective de branche (grille de salaires, primes, période d'essai, préavis) ; accord d'entreprise (négocié avec les syndicats ou le CSE, prime sur la convention dans de nombreux domaines depuis 2017) ; règlement intérieur (discipline, hygiène, sécurité ; obligatoire à partir de 50 salariés) ; contrat de travail (poste, durée, rémunération, lieu).
Schéma 1. La hiérarchie des sources du droit du travail : une règle de niveau inférieur ne peut, en principe, qu’améliorer la situation du salarié.

Les contrats de travail

Le contrat de travail lie un salarié et un employeur par trois éléments : une prestation de travail, une rémunération et un lien de subordination (l'employeur donne des ordres, en contrôle l'exécution et peut sanctionner). Le CDI (contrat à durée indéterminée) est la forme normale de la relation de travail ; les autres contrats répondent à des besoins précis et encadrés.

ContratUsageRègles essentielles
CDIEmploi permanentÉcrit recommandé (obligatoire pour le temps partiel) ; période d'essai maximale de 2 mois (employés), 3 mois (agents de maîtrise), 4 mois (cadres), renouvelable une fois si la convention collective le prévoit ; rupture par démission, licenciement, rupture conventionnelle
CDDRemplacement, accroissement temporaire d'activité, emploi saisonnierÉcrit avec motif précis et terme (ou durée minimale) ; durée maximale fixée par la loi (18 mois dans le cas général, renouvellements compris) ; prime de précarité de 10 % en fin de contrat, sauf exceptions (saisonnier, embauche en CDI)
IntérimMêmes motifs que le CDD, mission confiée par une agenceRelation à trois : agence (employeur), entreprise utilisatrice, salarié ; indemnité de fin de mission de 10 % ; coût facturé par un coefficient
ApprentissageFormation en alternance d'un jeune (16 à 29 ans en général)CDD ou CDI avec période d'apprentissage, de 6 mois à 3 ans ; rémunération en pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année ; maître d'apprentissage ; temps en centre de formation compté comme temps de travail
Temps partielDurée inférieure à 35 hÉcrit obligatoire avec la durée et la répartition des heures ; 24 h par semaine minimum sauf dérogation (demande écrite du salarié, étudiant de moins de 26 ans, convention collective) ; heures complémentaires limitées

Exemple. Chez Optique Lavande, Mme Roussel embauche un opticien en CDI : la période d'essai, fixée par la convention collective applicable, lui permet d'évaluer le salarié, et au salarié d'apprécier le poste ; chacun peut y mettre fin en respectant un délai de prévenance. Pour l'apprenti, le temps passé au centre de formation est du temps de travail payé.

Non-discrimination. Aucune décision (embauche, affectation, rémunération, formation, sanction) ne peut être fondée sur un critère interdit : origine, sexe, âge, situation de famille, grossesse, apparence physique, état de santé, handicap, opinions, activités syndicales, orientation sexuelle, lieu de résidence, etc. Le manager qui participe à un recrutement doit s'en tenir aux compétences requises par le poste.

La durée du travail et les repos

La durée légale du travail est de 35 h par semaine pour un temps plein, soit 151,67 h par mois (35 × 52 ÷ 12). Le temps de travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives : la pause déjeuner libre n'en fait pas partie, le temps d'habillage peut donner lieu à contreparties, le temps de formation à la demande de l'employeur en fait partie.

RègleLimiteRemarque
Durée quotidienne maximale10 h12 h par accord collectif ou dérogation de l'inspection du travail
Durée hebdomadaire maximale48 h sur une semaine44 h en moyenne sur douze semaines consécutives
Repos quotidien11 h consécutivesEntre la fin d'une journée et le début de la suivante
Repos hebdomadaire35 h consécutives24 h de repos hebdomadaire + 11 h de repos quotidien ; en principe le dimanche
Pause20 minutes consécutivesDès que le temps de travail quotidien atteint 6 h

Exemple chez Décor&Sens. Le magasin ouvre de 10 h à 19 h 30. Une vendeuse qui arrive à 9 h 30 pour la mise en place et termine à 19 h 45 après la fermeture a une amplitude de 10 h 15 ; avec une pause déjeuner d'une heure, son temps de travail effectif est de 9 h 15 : conforme. Si elle revient le lendemain à 8 h pour une livraison, son repos n'est que de 12 h 15 : conforme aussi (plus de 11 h). En revanche, une journée d'inventaire de 8 h à 20 h avec une heure de pause fait 11 h de travail : non conforme sans accord.

Le manager est responsable du respect de ces règles pour son équipe : il tient le décompte des heures (feuille d'émargement, badgeuse, logiciel de planning) et conserve les relevés, car c'est à l'employeur de prouver les horaires effectués en cas de litige.

Frise de la journée d'une vendeuse de Décor&Sens : 9 h 30, arrivée pour la mise en place ; pause déjeuner d'une heure, hors temps de travail effectif ; 19 h 45, fin après la fermeture : amplitude de 10 h 15, temps de travail effectif de 9 h 15, conforme à la durée quotidienne maximale de 10 h ; 8 h le lendemain, reprise pour une livraison : repos de 12 h 15, conforme au repos quotidien de 11 h.
Schéma 2. La journée de la vendeuse de Décor&Sens : amplitude, temps de travail effectif et repos quotidien se lisent sur la frise.

Les heures supplémentaires et complémentaires

Une heure supplémentaire est une heure accomplie, à la demande de l'employeur, au-delà de la durée légale de 35 h dans la semaine (ou au-delà de la durée fixée par un accord de modulation). Elle est décomptée semaine par semaine, du lundi 0 h au dimanche 24 h, et majorée. Un contingent annuel (fixé par accord ; 220 h par salarié à défaut) limite le nombre d'heures supplémentaires sans autorisation particulière.

NotionCalcul
Heures supplémentaires majorées de 25 %de la 36e à la 43e heure de la semaine (huit premières heures)
Heures supplémentaires majorées de 50 %à partir de la 44e heure
Majoration par accordun accord d'entreprise ou de branche peut fixer un autre taux, de 10 % au minimum
Rémunération d'une heure majoréetaux horaire × (1 + taux de majoration)
Repos compensateur de remplacementremplace le paiement : 1 h majorée de 25 % = 1 h 15 de repos
Heures complémentaires (temps partiel)au-delà de la durée du contrat, dans la limite du dixième (le tiers par accord) ; majorées de 10 % dans la limite du dixième, 25 % au-delà ; elles ne peuvent jamais porter la durée à 35 h

Exemple. Un vendeur de Décor&Sens payé 12,60 € brut de l'heure travaille 44 h une semaine de décembre : 8 h à 25 % et 1 h à 50 %. Rémunération des heures supplémentaires = 8 × 12,60 × 1,25 + 1 × 12,60 × 1,50 = 126,00 + 18,90 = 144,90 € brut. Une vendeuse à 24 h, même taux horaire, travaille 27 h : les 3 heures complémentaires se décomposent en 2,4 h (le dixième de 24) à 10 % et 0,6 h à 25 % : 2,4 × 12,60 × 1,10 + 0,6 × 12,60 × 1,25 = 33,26 + 9,45 = 42,71 € brut.

Erreurs fréquentes : compter les heures supplémentaires sur le mois et non sur la semaine ; oublier que les heures complémentaires sont majorées dès la première ; confondre heures supplémentaires (temps plein) et complémentaires (temps partiel).

Équation : nombre d'heures supplémentaires multiplié par le taux horaire brut, multiplié par (1 + taux de majoration), égale la rémunération brute des heures supplémentaires. Exemple chiffré : 8 h × 12,60 € × 1,25 = 126,00 € brut (à ajouter : 1 h à 50 %, soit 18,90 €).
Schéma 3. La rémunération d’une heure majorée, avec l’exemple du vendeur de Décor&Sens : 8 heures de la 36e à la 43e, majorées de 25 %.

Le travail du dimanche, de nuit et des jours fériés

Le repos dominical est la règle : le repos hebdomadaire est donné le dimanche. Le commerce de détail bénéficie de nombreuses dérogations, chacune avec ses contreparties.

DérogationQuiContreparties
Dérogation permanente de droitCommerces de détail alimentaire jusqu'à 13 h ; certains commerces listés par décret (ameublement, bricolage, jardinerie…)Celles prévues par la convention collective ou l'accord ; repos compensateur en général
« Dimanches du maire »Jusqu'à 12 dimanches par an pour les commerces de détail de la communeRémunération au moins doublée et repos compensateur équivalent
Zones touristiques, zones commerciales, zones touristiques internationalesCommerces situés dans la zone, sur la base d'un accord collectifFixées par l'accord (majoration, repos, aide à la garde d'enfants) ; volontariat écrit du salarié

Travail de nuit. Est travail de nuit tout travail entre 21 h et 6 h (une autre période de 9 h comprenant l'intervalle minuit-5 h peut être fixée par accord). Il reste exceptionnel, doit être justifié par la continuité de l'activité et donne lieu à contreparties (repos compensateur, majoration). Un inventaire qui se termine à 22 h 30 chez Bricomat Vitrolles comprend donc 1 h 30 de travail de nuit, à traiter selon l'accord applicable.

Jours fériés. Seul le 1er mai est obligatoirement chômé et payé (sauf activités ne pouvant être interrompues, avec paiement doublé). Les autres jours fériés sont travaillés ou chômés selon l'accord ou la convention collective ; chez Bricomat, ouvert 7 jours sur 7, les règles d'ouverture des jours fériés figurent dans l'accord d'entreprise.

Les congés et les absences

Tout salarié acquiert des congés payés : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (cinq semaines) pour une année complète. La période de référence va du 1er juin au 31 mai, sauf accord ; le congé principal (au moins 12 jours ouvrables consécutifs) se prend entre le 1er mai et le 31 octobre, et l'employeur fixe l'ordre des départs après consultation, en tenant compte de la situation de famille et de l'ancienneté. Les jours ouvrables sont tous les jours sauf le jour de repos hebdomadaire et les jours fériés chômés (six par semaine) ; les jours ouvrés sont les jours réellement travaillés (cinq par semaine en général).

AbsencePrincipePoint de vigilance pour le manager
Maladie, accidentArrêt de travail transmis sous 48 h ; indemnités journalières de la sécurité sociale après trois jours de carence ; maintien de salaire selon l'ancienneté et la convention collectivePrévoir le remplacement ; ne pas contacter le salarié pour du travail
Accident du travail, maladie professionnelleDéclaration par l'employeur sous 48 h ; indemnisation sans carenceAnalyser les causes, mettre à jour le DUERP
Maternité, paternité, adoptionCongés légaux, emploi protégéOrganiser le remplacement, préparer le retour
Événements familiaux (mariage, naissance, décès)Jours d'absence rémunérés, nombre fixé par le code du travail ou, plus favorable, par la convention collectiveAccorder sans délai, justificatif à l'appui
Absence injustifiéePas de rémunération ; sanction possible après demande d'explicationTracer les faits, appliquer la procédure disciplinaire

Exemple. Une hôtesse de caisse de Décor&Sens, entrée le 1er mars 2026, a travaillé trois mois au 31 mai 2026 : elle a acquis 3 × 2,5 = 7,5 jours ouvrables, arrondis à 8 jours (l'arrondi se fait toujours à l'entier supérieur). Le manager suit les soldes de congés de chaque collaborateur : des congés non pris s'accumulent et pèsent sur les plannings de fin de période.

La représentation du personnel et les obligations de l'employeur

Le comité social et économique (CSE) est obligatoire dès que l'effectif atteint 11 salariés pendant 12 mois consécutifs. Ses membres sont élus pour quatre ans au maximum. De 11 à 49 salariés, il présente les réclamations individuelles et collectives, veille à la santé et à la sécurité ; à partir de 50 salariés, il est aussi informé et consulté sur la marche de l'entreprise (organisation, économie, formation) et gère les activités sociales et culturelles avec un budget. Chez Décor&Sens (14 salariés) et Bricomat Vitrolles (38 salariés), un CSE existe ; chez Optique Lavande (5 salariés), non.

Obligation de l'employeurContenu
Sécurité et santéObligation de prévention : évaluer les risques, former, fournir les équipements ; document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) dès le premier salarié, mis à jour au moins chaque année dans les entreprises de 11 salariés et plus et à chaque changement important
Affichages et informationsCoordonnées de l'inspection du travail, de la médecine du travail et des services de secours ; horaires collectifs ; consignes d'incendie ; textes sur l'égalité professionnelle, le harcèlement et la discrimination ; convention collective applicable
Suivi médicalVisite d'information et de prévention à l'embauche, puis suivi périodique par la médecine du travail
EntretiensEntretien professionnel tous les deux ans (évolution, formation) et bilan tous les six ans ; l'entretien annuel d'évaluation n'est pas obligatoire mais, s'il existe, il doit être annoncé et fondé sur des critères objectifs
Égalité et respectÉgalité femmes-hommes, prévention du harcèlement (référent dans les entreprises de 250 salariés et plus, et au CSE dans toutes les entreprises qui en ont un), non-discrimination
Grille de six repères : DUERP dès le premier salarié ; CSE obligatoire dès 11 salariés pendant 12 mois consécutifs ; à partir de 50 salariés, le CSE est informé et consulté sur la marche de l'entreprise ; référent harcèlement dans les entreprises de 250 salariés et plus ; mandat des élus du CSE de 4 ans au maximum ; entretien professionnel tous les 2 ans et bilan tous les 6 ans.
Schéma 4. Les seuils et les échéances que le manager doit connaître.

Le rôle du manager dans l'application des règles

Le manager de l'équipe commerciale applique ces règles au quotidien. Il n'est pas juriste, mais il est le premier garant de la conformité dans son unité.

  • Avant d'organiser : connaître les contrats de chaque collaborateur (durée, répartition des heures pour les temps partiels, période d'essai en cours), la convention collective applicable et les accords d'entreprise.
  • En construisant le planning : respecter les durées maximales, les repos, les pauses, le délai de prévenance en cas de modification (sept jours en général, sauf accord), les règles du dimanche et de la nuit.
  • En suivant l'activité : tenir le décompte des heures, faire valider les heures supplémentaires, suivre les soldes de congés et les absences, transmettre les arrêts de travail.
  • En matière de sécurité : faire respecter les consignes (port de charges, échelles, produits), signaler tout accident, contribuer à la mise à jour du DUERP.
  • Dans la relation avec l'équipe : traiter chacun sans discrimination, conduire les entretiens obligatoires, alerter la direction en cas de difficulté (harcèlement, conflit, inaptitude).

Exemple. M. Benali, adjoint de Décor&Sens, reçoit une demande de modification d'horaires d'une vendeuse à temps partiel : il vérifie le contrat, le délai de prévenance et la couverture du samedi, puis propose un avenant si la modification est durable.

Exercices auto-corrigés

Les heures supplémentaires d'un vendeur de Bricomat Vitrolles


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Au printemps, le secteur jardin de Bricomat Vitrolles connaît un fort pic d'activité. M. Ferreira, le directeur, vous demande, en tant qu'assistant(e) manager, de vérifier le décompte des heures d'un vendeur à temps plein (35 h) sur quatre semaines (document 1) et d'en chiffrer le coût.

Le vendeur est payé 12,80 € brut de l'heure. Les heures supplémentaires sont décomptées semaine par semaine selon la règle légale (document 2).


Document 1 : relevé des heures du vendeur (semaines 10 à 13)

SemaineHeures travaillées
Semaine 1038 h
Semaine 1141 h
Semaine 1245 h
Semaine 1335 h
Total159 h

Document 2 : rappels

NotionRègle
Heure supplémentaireHeure effectuée au-delà de 35 h dans la semaine, décomptée semaine par semaine
Majoration25 % pour les huit premières heures (de la 36e à la 43e), 50 % au-delà
Coût employeurrémunération brute × 1,42 (charges patronales de 42 %)

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les heures à une décimale)

QuestionRéponse
Nombre total d'heures supplémentaires sur les quatre semaines (h)
Heures supplémentaires majorées de 25 % (h)
Heures supplémentaires majorées de 50 % (h)
Rémunération brute des heures majorées de 25 % (€)
Rémunération brute des heures majorées de 50 % (€)
Rémunération brute totale des heures supplémentaires (€)
Coût employeur des heures supplémentaires avec 42 % de charges patronales (€)
Durée hebdomadaire moyenne sur les quatre semaines (h)

Questions d'analyse

Si l'accord d'entreprise de Bricomat prévoyait un repos compensateur de remplacement, les heures supplémentaires seraient :


Pendant la semaine 12 (45 h), le vendeur a travaillé un jour de 10 h 30. Cette journée est :




Le renfort de fin d'année chez Décor&Sens


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Décor&Sens, magasin de décoration et d'arts de la table de 900 m² à Marseille, réalise un tiers de son chiffre d'affaires en novembre et décembre. Mme Carlier, la directrice, veut renforcer l'équipe de vente par un salarié à temps plein du 1er novembre au 31 décembre 2026. Elle hésite entre un CDD pour surcroît d'activité et une mission d'intérim.

En tant qu'assistant(e) manager, vous chiffrez les deux solutions à partir du document 1 et vous rappelez les règles du CDD (document 2).


Document 1 : données du recrutement

ÉlémentValeur
Contrat envisagé35 h par semaine, du 1er novembre au 31 décembre 2026 (2 mois)
Salaire mensuel brut1 823,03 € (SMIC 2026)
Charges patronales (CDD)42 % du brut, indemnités comprises
Intérimcoût facturé = salaire brut du poste × coefficient 1,95 (charges et indemnités comprises)

Document 2 : rappels sur le CDD

NotionRègle
Prime de précarité10 % de la rémunération brute versée pendant le contrat
Indemnité compensatrice de congés payés10 % de la rémunération brute (calcul simplifié)
MotifLe CDD doit indiquer un motif précis : accroissement temporaire d'activité, remplacement, emploi saisonnier, etc.

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales)

QuestionRéponse
Salaire brut versé sur les deux mois de CDD (€)
Prime de précarité due en fin de CDD (€)
Indemnité compensatrice de congés payés (€)
Rémunération brute totale du CDD, indemnités comprises (€)
Coût employeur du CDD avec 42 % de charges patronales (€)
Coût facturé par l'agence d'intérim (€)
Surcoût de l'intérim par rapport au CDD (€)

Questions d'analyse

Le motif de recours au CDD à inscrire dans le contrat est :


Malgré son surcoût, l'intérim peut être préféré lorsque :




Le planning de Léa, opticienne chez Optique Lavande


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Optique Lavande, magasin d'optique de Manosque, est ouvert du mardi au samedi. Pendant les vacances de la vendeuse, Mme Roussel, la gérante, a établi pour l'opticienne Léa (contrat de 35 h) le planning du document 1. Le repos quotidien conventionnel est de 11 h.

Manager adjoint(e), vous vérifiez ce planning avant son affichage : durées, repos, pauses, puis vous signalez les anomalies.


Document 1 : planning de Léa (semaine du 11 au 15 août 2026)

JourDébutFinPause méridienne
Mardi9 h18 h 301 h
Mercredi8 h 3019 h0 h 30
Jeudi9 h20 h1 h 30
Vendredi6 h 3019 h1 h
Samedi9 h17 h1 h

Document 2 : rappels

RègleLimite
Durée quotidienne10 h maximum (12 h par accord)
Repos quotidien11 h consécutives entre deux journées
Repos hebdomadaire35 h consécutives (24 h + 11 h)
Pause20 minutes au moins dès 6 h de travail
Heures supplémentairesau-delà de 35 h dans la semaine

Annexe 1 (arrondir les heures à deux décimales)

QuestionRéponse
Durée de travail du jeudi (h)
Durée de travail du vendredi (h)
Durée totale de la semaine (h)
Nombre d'heures supplémentaires de la semaine (h)
Repos entre la fin du jeudi et le début du vendredi (h)
Amplitude de la journée du vendredi, pause comprise (h)
Repos hebdomadaire entre la fin du samedi et la reprise du mardi (h)
Nombre d'anomalies relevées (durée quotidienne, repos quotidien, pause)

Questions d'analyse

Pour rendre le vendredi conforme, la solution la plus simple est :


Les heures supplémentaires de cette semaine doivent être :




Congés et absence d'une vendeuse de Décor&Sens


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Chez Décor&Sens, Mme Carlier vous confie deux dossiers. D'abord, la vendeuse Sonia, embauchée en CDI à temps plein le 1er octobre 2025, demande son solde de congés payés au 31 mai 2026 (document 1). Ensuite, un vendeur, Hugo, est en arrêt maladie six jours ouvrés en juin ; le magasin maintient son salaire et le remplace à mi-temps par un intérimaire (document 2).

Assistant(e) manager, vous calculez les droits de Sonia et le coût complet de l'absence de Hugo.


Document 1 : situation de Sonia

ÉlémentValeur
Entrée dans l'entreprise1er octobre 2025 (CDI, 35 h)
Période de référence des congésdu 1er juin 2025 au 31 mai 2026
Acquisition2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif
Congés déjà pris au 31 mai 202612 jours ouvrables

Document 2 : absence de Hugo

ÉlémentValeur
Durée de l'absence6 jours ouvrés de 7 h
Taux horaire brut de Hugo12,60 €, charges patronales de 42 %, salaire maintenu par le magasin
Remplacementintérimaire sur la moitié des heures d'absence, coefficient 1,95 sur le même taux horaire
Chiffre d'affaires non réalisé420 € HT par jour d'absence, taux de marque de 38 %

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les jours à une décimale)

QuestionRéponse
Jours ouvrables de congés acquis par Sonia du 1er octobre 2025 au 31 mai 2026
Jours de congés restant à prendre
Jours acquis par un salarié présent toute la période de référence (12 mois)
Heures d'absence de Hugo (h)
Coût du salaire maintenu pendant l'absence, charges comprises (€)
Coût de l'intérimaire à mi-temps (€)
Marge perdue sur le chiffre d'affaires non réalisé (€)
Coût complet de l'absence (€)

Questions d'analyse

Pour un arrêt maladie, le salarié doit transmettre son arrêt de travail à l'employeur :


Les jours de congés se décomptent en jours ouvrables, c'est-à-dire :







Questions fréquentes

Comment calculer la majoration des heures supplémentaires et complémentaires ?

Les heures supplémentaires se décomptent par semaine, au-delà de 35 h : + 25 % de la 36e à la 43e heure, + 50 % à partir de la 44e. Rémunération d'une heure majorée = taux horaire × (1 + taux de majoration) : à 12,60 € de l'heure, 8 h à 25 % et 1 h à 50 % font 144,90 € brut. Les heures complémentaires du temps partiel sont majorées de 10 % dans la limite du dixième du contrat, 25 % au-delà.

Quelles sont les durées maximales de travail et les repos obligatoires ?

Durée légale de 35 h par semaine (151,67 h par mois) ; maximum 10 h par jour (12 h par accord) et 48 h sur une semaine (44 h en moyenne sur douze semaines) ; repos quotidien de 11 h consécutives, repos hebdomadaire de 35 h consécutives, en principe le dimanche ; pause de 20 minutes dès que le travail quotidien atteint 6 h. Le manager tient le décompte des heures et doit pouvoir prouver les horaires.

Comment calculer les congés payés acquis par un salarié ?

Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (cinq semaines) pour une année complète, sur une période de référence du 1er juin au 31 mai sauf accord. Le résultat s'arrondit toujours à l'entier supérieur : une hôtesse de caisse entrée le 1er mars a acquis 3 × 2,5 = 7,5 jours au 31 mai, arrondis à 8 jours. Le congé principal d'au moins 12 jours ouvrables se prend entre le 1er mai et le 31 octobre.