Cours · BTS MCO · Bloc 4

Animer et motiver l'équipe commerciale

Une équipe commerciale bien organisée et bien informée ne donne le meilleur d'elle-même que si elle est animée : des objectifs clairs, un style de management adapté à chacun, de la reconnaissance et de la cohésion. Ce chapitre présente les styles de management, les principales théories de la motivation, la fixation des objectifs, les leviers dont dispose le manager de proximité et la mesure du climat social.

Animer l'équipe : le rôle du manager de proximité

Animer une équipe, c'est lui donner une direction (des objectifs), un rythme (briefs, points d'étape, réunions), des moyens (information, formation, outils) et de l'énergie (reconnaissance, cohésion). Motiver, c'est créer les conditions pour que chaque collaborateur ait envie d'agir et de bien faire : la motivation est interne à la personne, le manager ne la décrète pas, mais il agit sur ce qui la favorise ou la détruit. Dans une unité commerciale, l'animation se voit tous les jours : un brief vivant, des vendeurs qui connaissent leur objectif, un manager présent en rayon.

Mission d'animationActions concrètes du managerExemple
Donner du sens et une directionExpliquer la stratégie de l'enseigne, fixer et expliquer les objectifs, montrer la contribution de chacunMme Carlier présente à l'équipe de Décor&Sens le projet de l'année (nouvel espace cadeaux) et ce qu'il changera pour chaque rayon
Organiser et suivreRépartir les rôles, planifier, suivre les résultats, corriger les écartsTableau de bord hebdomadaire du secteur jardin de Bricomat affiché en réserve
Soutenir et développerFormer, accompagner, déléguer, donner du feedbackMme Roussel accompagne Tom, l'apprenti, sur la vente de lentilles
Reconnaître et fédérerFéliciter, valoriser les réussites, créer de la cohésion, traiter les tensionsRésultat du challenge annoncé au brief, repas d'équipe après l'inventaire

Les chapitres précédents ont donné les outils d'organisation (planning, répartition des tâches, délégation) et de communication (brief, réunion, entretien, feedback). Ce chapitre porte sur la manière de les utiliser : avec quel style, pour quels ressorts de motivation, et comment mesurer si l'équipe va bien.

Les styles de management et le management situationnel

Le style de management est la manière dont le manager exerce son autorité et fait participer l'équipe aux décisions. On distingue classiquement quatre styles, selon le degré de directivité (le manager décide et contrôle) et le degré de soutien (il écoute, encourage, associe).

StyleComportement du managerAvantagesLimitesSituation adaptée
DirectifDécide seul, donne des consignes précises, contrôle de prèsRapide, sécurisant, clairPeu d'initiative, démotivation des expérimentésUrgence, débutant, procédure de sécurité ou de caisse
PersuasifDécide, explique et cherche l'adhésion, encourageDonne du sens, mobilisePrend du temps, peut tourner au monologueChangement, collaborateur de compétence moyenne à convaincre
ParticipatifConsulte, associe l'équipe à la décision, écouteImplication, idées du terrain, adhésionLent, risque de flou si le manager ne tranche pasProjet d'équipe, collaborateur compétent dont la motivation baisse
DélégatifConfie objectifs et responsabilités, contrôle à distanceAutonomie, développement, temps libéréRisque d'abandon si le suivi disparaîtCollaborateur compétent et motivé

Le management situationnel (Hersey et Blanchard) propose d'adapter le style au degré d'autonomie du collaborateur sur une tâche donnée, c'est-à-dire à sa compétence et à sa motivation : directif quand la compétence est faible et la motivation forte (nouvel embauché), persuasif quand la compétence est moyenne et la motivation fragile, participatif quand la compétence est bonne mais la motivation faible, délégatif quand les deux sont élevées. Un même vendeur peut relever d'un style pour la vente (autonome) et d'un autre pour la caisse (débutant). Le style évolue avec le collaborateur : le manager vise l'autonomie, qui libère son propre temps.

Matrice à deux axes : la compétence du collaborateur (faible à bonne, de gauche à droite) et sa motivation (fragile à forte, de bas en haut). Compétence faible et motivation forte : style directif (nouvel embauché, consignes précises). Compétence bonne et motivation forte : style délégatif (objectifs et responsabilités, contrôle à distance). Compétence moyenne et motivation fragile : style persuasif (décider, expliquer, chercher l'adhésion). Compétence bonne et motivation faible : style participatif (consulter, associer à la décision).
Schéma 1. Le management situationnel : le style s’adapte à la compétence et à la motivation du collaborateur sur une tâche donnée.

Exemple. Chez Bricomat, le chef du secteur jardin accueille Nadia, recrutée au chapitre 5 : pendant un mois, consignes précises et démonstrations (directif) ; au bout de trois mois, elle tient seule le rayon des végétaux (délégatif), tandis qu'elle reste accompagnée sur la motoculture, qu'elle découvre (persuasif). Le style n'est pas une question de caractère du manager, mais de choix selon la situation.

Les théories de la motivation

Les théories de la motivation aident le manager à comprendre ce qui pousse un collaborateur à s'engager. Trois sont au programme.

ThéorieIdée principaleApplication dans l'unité commerciale
Pyramide des besoins (Maslow)Cinq niveaux de besoins, satisfaits dans l'ordre : physiologiques, sécurité, appartenance, estime, accomplissementSalaire et conditions de travail (niveaux 1 et 2) avant l'esprit d'équipe (3), la reconnaissance (4) et les responsabilités (5) ; un vendeur inquiet pour son contrat n'est pas sensible à un challenge
Deux facteurs (Herzberg)Les facteurs d'hygiène (salaire, conditions, règles, relations) évitent l'insatisfaction mais ne motivent pas ; les facteurs de motivation (réussite, reconnaissance, intérêt du travail, responsabilités, progression) motiventUn planning correct et une salle de pause décente sont dus ; la motivation vient de l'intérêt des missions, de la reconnaissance et des perspectives
Attentes (Vroom)Motivation = expectation (je peux y arriver) × instrumentalité (ma réussite sera récompensée) × valence (la récompense m'intéresse) ; si l'un des trois est nul, la motivation est nulleUn objectif jugé inatteignable, une prime incertaine ou une récompense sans intérêt pour la personne ne motivent pas
Équité (Adams)Chacun compare le rapport entre ce qu'il apporte et ce qu'il reçoit à celui de ses collègues ; un sentiment d'injustice démotiveDes objectifs et des règles identiques pour des situations identiques, expliqués ; un traitement différent doit être justifié
Pyramide à cinq niveaux, de la base au sommet : physiologiques (salaire), sécurité (conditions de travail, contrat), appartenance (esprit d'équipe), estime (reconnaissance des réussites), accomplissement (responsabilités, progression). Un vendeur inquiet pour son contrat n'est pas sensible à un challenge.
Schéma 2. La pyramide des besoins de Maslow, lue dans l’unité commerciale : les besoins se satisfont dans l’ordre, de la base (salaire, conditions) au sommet (responsabilités).

Lecture pour le manager. Les besoins de base et les facteurs d'hygiène sont des conditions préalables : un vendeur mal payé ou mal planifié ne sera pas motivé par des félicitations. Ensuite, la motivation naît du contenu du travail, de la réussite visible, de la reconnaissance et de la progression. Enfin, elle suppose des objectifs atteignables, des règles du jeu claires et tenues, et un sentiment d'équité. Ces théories expliquent pourquoi un challenge (chapitre 9) peut échouer : objectif hors de portée (expectation nulle), récompense qui n'intéresse pas (valence nulle) ou règles jugées injustes (iniquité).

Fixer des objectifs : la méthode SMART et la déclinaison de l'objectif collectif

Un objectif est un résultat à atteindre, exprimé par un indicateur, un niveau et une échéance. Il oriente l'action, permet de mesurer et sert de base à la reconnaissance. La méthode SMART en fixe les qualités :

LettreQualitéQuestion à se poserExemple
SSpécifiqueSur quoi porte-t-il précisément ?Chiffre d'affaires du rayon végétaux, et non « les ventes »
MMesurableAvec quel indicateur et quelle source ?Montant HT issu du logiciel de caisse
AAtteignable (et accepté)Est-il à la portée du collaborateur, avec les moyens donnés ? L'a-t-il compris et accepté ?+ 6 % quand le rayon a progressé de 5 % l'an dernier et qu'une opération est prévue
RRéaliste (pertinent)Contribue-t-il à l'objectif de l'unité ?Cohérent avec l'objectif du magasin
TTemporellement définiPour quand ? Avec quels points d'étape ?Trimestre, avec un point chaque semaine au brief

Décliner un objectif collectif. L'objectif du magasin se répartit entre les rayons, puis entre les vendeurs. La somme des objectifs individuels doit être égale à l'objectif collectif. Les clés de répartition courantes : au prorata des heures contractuelles (chacun contribue selon son temps), au prorata des résultats passés (chacun progresse du même pourcentage), ou une combinaison. Exemple. Le secteur jardin de Bricomat doit réaliser 312 000 € HT au deuxième trimestre, contre 288 000 € l'an dernier, soit une progression de 8,3 %. Avec quatre vendeurs totalisant 129 h par semaine :

VendeurHeuresChiffre d'affaires N–1Objectif au prorata des heuresObjectif au prorata du chiffre d'affaires N–1
Nadia35 h86 000 €84 651 €93 167 €
Amel35 h79 000 €84 651 €85 583 €
Bastien35 h74 000 €84 651 €80 167 €
Clara24 h49 000 €58 047 €53 083 €
Total129 h288 000 €312 000 €312 000 €

Au prorata des heures, Nadia et Bastien reçoivent le même objectif alors que Nadia a vendu 12 000 € de plus l'an dernier : Bastien jugera son objectif difficile, Nadia le sien facile. Au prorata des résultats, chacun doit progresser de 8,3 % : l'effort est le même pour tous. Le manager peut ajuster (nouveau vendeur, changement de rayon, congé prévu) mais doit expliquer sa clé. Les objectifs ne sont pas que financiers : panier moyen, taux de ventes additionnelles, satisfaction client, respect des procédures, ou objectifs de progression personnelle (maîtriser la caisse en deux mois).

Diagramme en barres pour quatre vendeurs du secteur jardin de Bricomat : chiffre d'affaires de l'an dernier, objectif au prorata des heures et objectif au prorata du chiffre d'affaires de l'an dernier. Nadia (35 h) : 86 000 €, 84 651 €, 93 167 €. Amel (35 h) : 79 000 €, 84 651 €, 85 583 €. Bastien (35 h) : 74 000 €, 84 651 €, 80 167 €. Clara (24 h) : 49 000 €, 58 047 €, 53 083 €. Total des objectifs : 312 000 € dans les deux cas.
Schéma 3. Décliner les 312 000 € du secteur jardin entre quatre vendeurs : au prorata des heures, Nadia et Bastien reçoivent le même objectif ; au prorata des résultats, chacun progresse de 8,3 %.

Les leviers de la motivation au quotidien

Au-delà des objectifs, le manager dispose de leviers quotidiens, pour la plupart sans coût direct. Il faut distinguer l'implication (le collaborateur se sent concerné par son travail et son unité) et l'engagement (il y consacre de l'énergie et de l'initiative au-delà du minimum demandé) : le second se construit sur le premier.

LevierCe que fait le managerRisque si le levier est absent
SensExpliquer le pourquoi des objectifs et des consignes, relier le travail de chacun au résultat du magasin et à la satisfaction des clientsTravail subi, exécution sans initiative
Autonomie et responsabilitéDéléguer (chapitre 3), confier des rôles (référent d'un rayon, d'une opération, d'un outil), laisser des marges de décisionInfantilisation, départ des meilleurs
ReconnaissanceFeedback positif précis (chapitre 6), félicitations, mise en avant des réussites au brief, prise en compte des idéesSentiment d'invisibilité, première cause citée dans les enquêtes de climat
DéveloppementFormation, tutorat, polyvalence, perspectives d'évolution, entretiens professionnelsRoutine, plafonnement, turnover
Conditions et organisationPlanning équitable et connu à l'avance, matériel qui fonctionne, charge de travail réalisteInsatisfaction (facteur d'hygiène), absentéisme
ÉquitéMêmes règles pour tous, décisions expliquées, écoute des réclamationsRumeurs, conflits, démotivation collective

Exemple. Au rayon décoration de Décor&Sens, M. Benali confie à chaque vendeur la responsabilité d'une famille de produits (bougies, cadres, textile), avec un point mensuel sur ses ventes et ses idées de mise en avant. Les vendeurs suivent leurs chiffres, proposent des implantations, et le rayon a gagné en réactivité sans dépense supplémentaire. La reconnaissance doit être précise et proportionnée : un « merci » sincère pour un service rendu, une félicitation publique pour une réussite collective, un entretien pour un résultat exceptionnel.

La cohésion d'équipe et le management intergénérationnel

La cohésion est la capacité d'une équipe à travailler ensemble vers un but commun, à s'entraider et à régler ses tensions. Elle se construit par des objectifs collectifs, des moments partagés (brief, réunion, repas après un inventaire), des règles de fonctionnement connues (entraide à la caisse, remplacement en cas d'absence) et par l'exemplarité du manager. Elle se fragilise par les rumeurs, les traitements inégaux, les conflits non traités et le turnover.

Génération (repère indicatif)Attentes souvent observéesPoints de vigilance pour le manager
Collaborateurs expérimentés (plus de 50 ans)Reconnaissance de l'expérience, stabilité, transmissionLes associer à l'intégration des jeunes (tutorat), adapter les outils numériques sans les disqualifier
Génération intermédiaire (35 à 50 ans)Équilibre vie professionnelle et personnelle, évolution, autonomiePlannings prévisibles, perspectives, délégation
Jeunes (moins de 35 ans)Sens, feedback fréquent, souplesse, formation, outils numériquesDonner du retour rapidement, expliquer, proposer des rôles ; ne pas confondre attente de feedback et manque d'autonomie

Le management intergénérationnel consiste à faire de ces différences une ressource : binômes de tutorat (un vendeur expérimenté forme un apprenti aux produits, l'apprenti l'aide sur les réseaux sociaux), objectifs communs, règles identiques pour tous. Les repères par génération sont des tendances, jamais des étiquettes : le manager s'adresse à des personnes, pas à des catégories, et la discrimination fondée sur l'âge est interdite (chapitre 4).

Actions de cohésion : objectif collectif avec résultat partagé, réunion mensuelle avec un temps d'expression, rotation sur les tâches ingrates, événement d'équipe après une période forte, traitement rapide des tensions (chapitre 12). La cohésion ne se décrète pas ; elle résulte de la régularité de ces pratiques.

Mesurer le climat social

Le climat social est l'état d'esprit collectif de l'équipe : confiance, satisfaction, tensions. Il se mesure par des indicateurs objectifs et par une enquête.

IndicateurCalculLecture
Taux d'absentéisme (chapitre 2)heures d'absence subies ÷ heures théoriques × 100Une hausse signale souvent un malaise ; à comparer par secteur et d'une année sur l'autre
Taux de rotation (turnover, chapitre 5)[(entrées + sorties) ÷ 2] ÷ effectif moyen × 100 ; ou taux de départ = sorties ÷ effectif moyenDéparts volontaires et fins de période d'essai : causes à rechercher en entretien de départ
Taux de réponse à l'enquêtequestionnaires rendus ÷ salariés × 100En dessous de 50 %, les résultats sont peu fiables ; un faible taux est déjà un signal
Note moyenne par thèmesomme des notes ÷ nombre de répondants (échelle de 1 à 5)Thèmes sous 3 : priorités d'action
Indice de recommandationpart des salariés qui recommanderaient l'entreprise – part de ceux qui ne la recommanderaient pas (en points)Positif : plus de promoteurs que de détracteurs ; suivre l'évolution
Signaux qualitatifsRemontées au brief, réclamations, demandes de mutation, ambiance, conflitsÀ noter et à recouper avec les chiffres

Exemple. Chez Décor&Sens, 12 des 14 salariés ont répondu à l'enquête annuelle (taux de réponse 85,7 %) ; 8 recommanderaient le magasin comme employeur et 2 non : indice = 66,7 % – 16,7 % = 50,0 points. Sur le trimestre, 620 h d'absence pour 22 400 h théoriques : taux d'absentéisme = 2,8 % ; 2 départs dans l'année pour un effectif de 14 : taux de départ = 14,3 %. Ces chiffres n'ont de sens que comparés (année précédente, autres magasins de l'enseigne) et suivis d'un plan d'action communiqué à l'équipe : une enquête sans suite détruit la confiance.

Conditions d'une enquête utile : anonymat réel (pas de question qui identifie dans une petite équipe), questions courtes et identiques chaque année pour comparer, restitution des résultats à l'équipe, deux ou trois actions décidées et suivies.

Équation : la part des salariés qui recommanderaient l'entreprise, moins la part de ceux qui ne la recommanderaient pas, égale l'indice de recommandation, en points. Exemple chiffré : 8 promoteurs sur 12 répondants, soit 66,7 %, moins 2 détracteurs sur 12, soit 16,7 %, donnent 50,0 points.
Schéma 4. L’indice de recommandation de Décor&Sens : 8 promoteurs et 2 détracteurs parmi 12 répondants, soit 66,7 % – 16,7 % = 50,0 points.

Exercices auto-corrigés

Les objectifs de décembre du rayon arts de la table de Décor&Sens


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Mme Carlier a fixé au rayon arts de la table de Décor&Sens un objectif de 186 000 € HT pour décembre 2026, contre 162 000 € réalisés en décembre 2025. M. Benali doit décliner cet objectif collectif en objectifs individuels pour les quatre vendeurs du rayon (document 1). Deux méthodes sont possibles : au prorata des heures contractuelles, ou au prorata du chiffre d'affaires réalisé l'an dernier.

Assistant(e) manager, vous calculez les objectifs selon les deux méthodes et vous aidez M. Benali à choisir.


Document 1 : l'équipe du rayon arts de la table

VendeurHeures hebdomadairesChiffre d'affaires de décembre 2025
Sonia35 h48 600 €
Mehdi35 h44 200 €
Lucie35 h41 900 €
Chloé24 h27 300 €
Total129 h162 000 €

Document 2 : rappels

NotionCalcul
Objectif individuel au prorata des heuresobjectif collectif × heures du vendeur ÷ heures de l'équipe
Objectif individuel au prorata du chiffre d'affaires passéobjectif collectif × chiffre d'affaires du vendeur ÷ chiffre d'affaires de l'équipe
Taux de progression(objectif – réalisé N–1) ÷ réalisé N–1

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les pourcentages à une décimale)

QuestionRéponse
Progression nécessaire par rapport à décembre 2025 (%)
Heures contractuelles hebdomadaires de l'équipe du rayon (h)
Objectif mensuel par heure contractuelle hebdomadaire (€)
Objectif de Sonia au prorata des heures (€)
Objectif de Chloé au prorata des heures (€)
Objectif de Sonia au prorata du chiffre d'affaires 2025 (€)
Objectif de Chloé au prorata du chiffre d'affaires 2025 (€)
Écart entre les deux objectifs de Sonia (prorata du chiffre d'affaires – prorata des heures) (€)

Questions d'analyse

Chloé réalise 262,70 € par heure travaillée contre 320,69 € pour Sonia (base 4,33 semaines). La répartition au prorata du chiffre d'affaires 2025 :


Un objectif SMART pour Chloé s'énonce ainsi :




Le climat social de Bricomat Vitrolles


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M. Ferreira a fait passer en novembre 2026 une enquête anonyme de climat social aux 38 salariés de Bricomat Vitrolles ; 31 questionnaires ont été rendus. Les salariés notaient quatre affirmations de 1 (pas du tout d'accord) à 5 (tout à fait d'accord) et répondaient à la question « Recommanderiez-vous Bricomat comme employeur ? » (document 1). Le directeur vous demande, en tant qu'assistant(e) manager, de calculer les indicateurs de l'enquête et de les rapprocher de l'absentéisme et des départs (document 2).


Document 1 : résultats de l'enquête de climat (31 répondants sur 38 salariés)

AffirmationNote moyenne (sur 5)
Je comprends les objectifs de mon secteur4,1
Mon travail est reconnu par mon responsable2,9
L'ambiance dans l'équipe est bonne3,8
Je dispose des moyens pour bien travailler3,4
« Recommanderiez-vous Bricomat comme employeur ? »Répondants
Oui17
Sans avis9
Non5
Total31

Document 2 : absences et départs

AnnéeHeures d'absence (maladie, absences injustifiées)Heures théoriques de travail
20251 47059 800
20262 05061 900
ÉlémentValeur
Départs en 2026 (démissions et fins de période d'essai)5
Effectif moyen 202637

Annexe 1 (arrondir les pourcentages à une décimale, les notes à deux décimales)

QuestionRéponse
Taux de réponse à l'enquête (%)
Note moyenne des quatre affirmations (sur 5)
Part des répondants qui recommandent Bricomat (%)
Part des répondants qui ne recommandent pas Bricomat (%)
Indice de recommandation (part des « oui » – part des « non », en points)
Taux d'absentéisme 2025 (%)
Taux d'absentéisme 2026 (%)
Taux de départ 2026 (départs ÷ effectif moyen) (%)

Questions d'analyse

Le levier à travailler en priorité d'après l'enquête est :


La hausse de l'absentéisme et un indice de recommandation modéré doivent conduire M. Ferreira à :




Des référents pour responsabiliser l'équipe d'Optique Lavande


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Mme Roussel souhaite confier à chaque membre de l'équipe d'Optique Lavande un rôle de référent, en plus de la vente et de l'atelier : vitrine, réseaux sociaux, stock, qualité (document 1). Elle y voit un moyen de donner de l'autonomie et de la reconnaissance à chacun. Elle vous demande, en tant que manager adjoint(e), de vérifier que les heures disponibles le permettent (document 2), de proposer une répartition et d'en chiffrer le coût.


Document 1 : les rôles de référent envisagés

RôleTemps hebdomadaire estimé
Référent vitrine et mise en valeur des montures2,0 h
Référent réseaux sociaux et avis clients1,5 h
Référent stock et commandes fournisseurs2,5 h
Référent qualité et service après-vente1,0 h
Total7,0 h

Document 2 : heures de l'équipe

SalariéHeures hebdomadaires en magasinHeures déjà affectées (vente, atelier, caisse)
Karim (opticien)35 h31 h
Léa (opticienne)35 h32 h
Inès (vendeuse)28 h25 h
Tom (apprenti, 28 h en magasin)28 h24 h
ÉlémentValeur
Taux horaire brut moyen de l'équipe13,80 €, charges patronales de 42 %
Semaines travaillées par an47

Annexe 1 (arrondir les heures et les montants à deux décimales, les pourcentages à une décimale)

QuestionRéponse
Heures hebdomadaires nécessaires à l'ensemble des rôles de référent (h)
Heures hebdomadaires non affectées dans l'équipe (h)
Part des heures non affectées mobilisée par les rôles (%)
Taux d'occupation de Léa si elle devient référente stock et commandes (%)
Taux d'occupation de Tom s'il devient référent réseaux sociaux (%)
Coût salarial chargé hebdomadaire des heures de référent, au taux horaire moyen de 13,80 € (€)
Coût salarial chargé annuel sur 47 semaines (€)

Questions d'analyse

Confier le rôle de référent réseaux sociaux à Tom, l'apprenti, est pertinent parce que :


Pour que les rôles de référent motivent durablement, Mme Roussel doit :


Le taux d'occupation de Léa (98,6 %) conduit à :




Quel style de management pour chaque vendeur de Décor&Sens ?


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M. Benali encadre directement quatre vendeurs du rayon décoration, aux profils très différents (document 1). Il consacre chaque semaine un temps d'accompagnement à chacun : briefs individuels, démonstrations, points d'étape. Il vous demande, en tant qu'assistant(e) manager, de l'aider à adapter son style à chaque collaborateur et de chiffrer ce temps d'accompagnement (document 2).


Document 1 : les quatre vendeurs

VendeurSituation
Lucievendeuse embauchée il y a six semaines, motivée, ne maîtrise pas encore les produits ni la caisse
Samirvendeur depuis un an, compétences moyennes, motivation en dents de scie
Mehdivendeur expérimenté et compétent, mais démotivé depuis le changement de rayon
Soniavendeuse expérimentée, compétente et motivée

Document 2 : temps d'accompagnement hebdomadaire prévu

VendeurHeures par semaine
Lucie3,0 h
Samir2,0 h
Mehdi1,5 h
Sonia0,5 h
Total7,0 h
ÉlémentValeur
Durée hebdomadaire de travail de M. Benali35 h
Taux horaire brut de M. Benali17,20 €, charges patronales de 42 %
Période étudiée8 semaines

Annexe 1 (arrondir les heures et les montants à deux décimales, les pourcentages à une décimale)

QuestionRéponse
Heures d'accompagnement hebdomadaires de M. Benali pour les quatre vendeurs (h)
Part de la semaine de 35 h de M. Benali consacrée à cet accompagnement (%)
Coût salarial chargé hebdomadaire de ce temps (€)
Coût salarial chargé sur les huit semaines de la période (€)
Heures d'accompagnement reçues par Lucie sur huit semaines (h)
Heures d'accompagnement hebdomadaires après huit semaines, si Lucie passe à un accompagnement de 2 h (h)
Baisse du temps d'accompagnement hebdomadaire (%)

Questions d'analyse

Avec Lucie, nouvelle et motivée mais encore peu compétente, le style adapté est :


Avec Sonia, compétente et motivée, le style adapté est :


Avec Mehdi, compétent mais démotivé depuis son changement de rayon, M. Benali doit :







Questions fréquentes

Quels sont les quatre styles de management et quand les utiliser ?

Directif (décide seul, contrôle de près) pour l'urgence ou le débutant ; persuasif (décide, explique et cherche l'adhésion) en période de changement ; participatif (consulte, associe à la décision) pour un collaborateur compétent dont la motivation baisse ; délégatif (confie objectifs et responsabilités) pour un collaborateur compétent et motivé. Le management situationnel adapte le style à la compétence et à la motivation sur chaque tâche.

Comment décliner un objectif collectif en objectifs individuels ?

La somme des objectifs individuels doit être égale à l'objectif collectif. Deux clés courantes : au prorata des heures contractuelles, ou au prorata des résultats passés, chacun progressant du même pourcentage. Pour 312 000 € contre 288 000 € l'an dernier (+ 8,3 %), le prorata des heures donne le même objectif à deux vendeurs de 35 h aux ventes différentes ; le prorata des résultats demande le même effort à tous. La clé doit être expliquée.

Que disent les théories de Maslow, Herzberg et Vroom sur la motivation ?

Maslow hiérarchise cinq besoins (physiologiques, sécurité, appartenance, estime, accomplissement) satisfaits dans l'ordre. Herzberg distingue les facteurs d'hygiène (salaire, conditions), qui évitent l'insatisfaction sans motiver, des facteurs de motivation (réussite, reconnaissance, responsabilités). Pour Vroom, motivation = expectation × instrumentalité × valence : si l'un des trois est nul, la motivation est nulle.