Cours · BTS MCO · Bloc 4

Gérer les conflits, les risques psychosociaux et les situations de crise

Objectifs, clients, horaires, promiscuité en réserve : une équipe commerciale connaît des tensions. Le manager doit savoir repérer un conflit et le résoudre, prévenir les risques psychosociaux dont l'employeur est responsable, lire les indicateurs qui les révèlent et réagir à une situation de crise. Ce chapitre présente les principes généraux ; les procédures précises relèvent de la direction et des ressources humaines.

Les conflits dans une équipe commerciale : types et causes

Un conflit est une opposition entre des personnes ou des groupes dont les intérêts, les besoins ou les valeurs paraissent incompatibles. Il n'est pas anormal dans une équipe commerciale, soumise aux objectifs, aux clients et aux horaires ; ce qui compte, c'est de le repérer tôt et de le traiter. On distingue les conflits selon les personnes qu'ils opposent et selon leurs causes.

Type de conflitQui s'opposeExemple en unité commerciale
InterpersonnelDeux collaborateursDeux vendeurs qui se disputent les clients « intéressants »
Intra-équipeUn sous-groupe contre un autreLes anciens contre les nouveaux, la vente contre la caisse
HiérarchiqueUn collaborateur et son managerRefus répété d'un planning jugé injuste
Inter-servicesDeux équipes ou secteursLe drive accuse les rayons de ne pas préparer les commandes à temps
Avec un tiersUn salarié et un client ou un fournisseurRéclamation qui dégénère en altercation
CauseDescriptionSignal d'alerte
OrganisationRôles flous, règles d'attribution imprécises, charge mal répartie, objectifs contradictoires« Ce n'est pas mon travail », tâches oubliées, doublons
RessourcesManque de personnel, de stock, de matériel, de tempsTensions aux heures de pointe, retards de mise en rayon
CommunicationInformation qui ne circule pas, consignes contradictoires, rumeurs« On ne nous dit rien », messages mal interprétés
Valeurs et personnesDifférences de génération, de rythme, de rapport au clientRemarques personnelles, clans, silences
ReconnaissanceSentiment d'injustice sur les primes, les horaires, les félicitationsComparaisons permanentes, démotivation

Le manager observe les signaux faibles : baisse de la coopération, absences qui coïncident, remarques devant les clients, demandes de changement de rayon. Un conflit ignoré s'étend à l'équipe et touche le client : il se voit dans l'accueil, le taux de transformation et les avis en ligne.

Résoudre un conflit : étapes, DESC, médiation et arbitrage

La résolution suit des étapes ; sauter l'une d'elles, en particulier l'écoute, fait échouer la suite.

Processus en cinq étapes : écouter séparément chaque partie (faits, ressenti, besoins, reformuler sans prendre parti) ; analyser (cause d'organisation, de ressources, de communication ou de personnes ; que risque l'unité commerciale) ; confronter les parties dans un cadre (lieu fermé, règles de parole, solution qui répond aux besoins de chacun) ; formaliser l'accord (règle écrite, engagements, date de bilan) ; suivre (vérifier l'application, revoir la règle si elle ne tient pas).
Schéma 1. Les cinq étapes de la résolution d’un conflit : sauter l’écoute fait échouer la suite.
  1. Écouter séparément chaque partie : faits, ressenti, besoins ; reformuler sans prendre parti (chapitre 6).
  2. Analyser : cause d'organisation, de ressources, de communication ou de personnes ? Que risque l'unité commerciale si rien n'est fait ?
  3. Confronter les parties dans un cadre (lieu fermé, règles de parole) et chercher une solution qui réponde aux besoins de chacun.
  4. Formaliser l'accord : règle écrite, engagements, date de bilan.
  5. Suivre : vérifier l'application, revoir la règle si elle ne tient pas.
MéthodePrincipeQuand l'utiliser
NégociationLes parties cherchent elles-mêmes un compromisConflit naissant entre adultes de bonne foi
MédiationUn tiers neutre (le manager, un collègue reconnu) aide les parties à trouver leur solution, sans décider à leur placeConflit installé, parties qui acceptent de dialoguer
ArbitrageLe manager tranche et impose une décisionÉchec de la médiation, urgence, faute, intérêt du magasin ou des clients
RecoursDirection, ressources humaines, CSE, médecin du travailConflit avec le manager lui-même, soupçon de harcèlement

La méthode DESC structure la prise de parole face à un comportement à faire cesser : Décrire les faits (précis, datés, sans jugement), Exprimer son ressenti ou l'effet sur l'équipe et les clients, Spécifier la solution attendue, Conclure sur les conséquences positives (et, si nécessaire, négatives). Exemple chez Bricomat Vitrolles : « Mardi et jeudi, les commandes du drive de 11 h n'étaient pas préparées à 11 h 30 (D). Les clients ont attendu et l'équipe du drive a dû venir en rayon (E). Je vous demande de préparer les commandes dès réception du bon, avant la mise en rayon (S). Les clients seront servis à l'heure et le drive n'aura plus à vous solliciter (C). »

Les risques psychosociaux : définitions et facteurs

Les risques psychosociaux (RPS) sont les risques pour la santé mentale, physique et sociale engendrés par les conditions d'emploi et les facteurs organisationnels et relationnels du travail. Ils ne sont pas une fragilité individuelle : ils naissent de l'organisation et des relations.

RisqueDéfinitionExemple en magasin
StressDéséquilibre entre ce qui est demandé au salarié et les ressources dont il dispose pour y faire faceTenir seul un rayon et la caisse un samedi de décembre
Harcèlement moralAgissements répétés qui dégradent les conditions de travail et portent atteinte aux droits, à la dignité, à la santé ou à l'avenir professionnelRemarques humiliantes répétées d'un responsable devant l'équipe
Harcèlement sexuelPropos ou comportements à connotation sexuelle répétés, ou pression grave en vue d'obtenir un acte sexuelRemarques insistantes d'un collègue sur la tenue d'une vendeuse
Violence externeInsultes, menaces, agressions de la part de clients ou de tiersClient qui menace un hôte de caisse ; vol à main armée
Violence interneAgressions verbales ou physiques entre salariésAltercation entre deux vendeurs en réserve
Épuisement professionnel (burn-out)Épuisement physique et émotionnel lié à un stress prolongéResponsable de rayon sans remplaçant pendant six mois

Les facteurs de risque se regroupent en six familles : intensité et temps de travail (objectifs, horaires, interruptions), exigences émotionnelles (clients difficiles, sourire imposé), manque d'autonomie, rapports sociaux dégradés (soutien, reconnaissance, conflits), conflits de valeurs (vendre un produit que l'on juge inutile) et insécurité de la situation de travail (contrats précaires, changements non expliqués). Le commerce cumule souvent les deux premières.

Carte des six familles de facteurs de risques psychosociaux : intensité et temps de travail (objectifs, horaires, interruptions) ; exigences émotionnelles (clients difficiles, sourire imposé) ; manque d'autonomie ; rapports sociaux dégradés (soutien, reconnaissance, conflits) ; conflits de valeurs (vendre un produit que l'on juge inutile) ; insécurité de la situation de travail (contrats précaires, changements non expliqués).
Schéma 2. Les six familles de facteurs de risques psychosociaux ; le commerce cumule souvent les deux premières.

Obligations, prévention et acteurs

L'employeur a une obligation de sécurité : il doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale des salariés, prévenir les risques, y compris psychosociaux, et faire cesser le harcèlement dès qu'il en a connaissance. Cette obligation est une obligation de moyens renforcée : l'employeur doit prouver qu'il a agi. Le salarié a lui aussi l'obligation de prendre soin de sa santé et de celle des autres, et il dispose d'un droit d'alerte et de retrait face à un danger grave et imminent.

Niveau de préventionObjectifExemples d'actions
PrimaireSupprimer ou réduire le risque à la sourceRenfort aux heures de pointe, règles d'attribution claires, planning prévisible, objectifs réalistes
SecondaireAider les salariés à faire faceFormation à la gestion des clients difficiles, procédure en cas d'agression, soutien du manager
TertiairePrendre en charge les salariés atteintsAccompagnement après une agression, aménagement du poste, orientation vers le médecin du travail
Pyramide des trois niveaux de prévention : primaire, supprimer ou réduire le risque à la source (renfort aux heures de pointe, règles d'attribution claires, planning prévisible, objectifs réalistes) ; secondaire, aider les salariés à faire face (formation à la gestion des clients difficiles, procédure en cas d'agression, soutien du manager) ; tertiaire, prendre en charge les salariés atteints (accompagnement après une agression, aménagement du poste, médecin du travail).
Schéma 3. Les trois niveaux de prévention des risques psychosociaux, de la source à la prise en charge.
ActeurRôle
Employeur et managerÉvaluer les risques dans le DUERP (chapitre 1), agir, informer, former ; le manager repère, écoute, signale et applique les mesures
CSEContribue à l'évaluation des risques, alerte, enquête ; désigne un référent harcèlement sexuel et agissements sexistes
Référent harcèlement de l'entrepriseObligatoire dans les entreprises d'au moins 250 salariés ; oriente, informe, accompagne
Médecine du travailSuivi de la santé, conseil à l'employeur, visite à la demande du salarié ou de l'employeur

Le DUERP doit intégrer les RPS : pour chaque unité de travail (caisse, vente, réserve, drive), les facteurs de risque identifiés, leur gravité et leur fréquence, les mesures existantes et le plan d'action. Chez Décor&Sens (14 salariés), il est mis à jour au moins chaque année et après tout événement grave ; chez Optique Lavande (5 salariés), il existe aussi, dès le premier salarié.

Mesurer : les indicateurs

Les RPS se mesurent indirectement, par des indicateurs suivis dans le temps et comparés entre unités. Aucun ne suffit seul ; c'est leur évolution conjointe qui alerte.

FamilleIndicateurCalcul ou source
FonctionnementTaux d'absentéisme (chapitre 2)heures d'absence ÷ heures théoriques
FonctionnementTaux de rotation (chapitre 5)[(entrées + sorties) ÷ 2] ÷ effectif
FonctionnementRetards, heures supplémentaires, congés non prisLogiciel de planning, badgeuse
Santé et sécuritéTaux de fréquence des accidents du travailaccidents avec arrêt × 1 000 000 ÷ heures travaillées
Santé et sécuritéVisites spontanées à la médecine du travail, inaptitudesMédecine du travail (données anonymisées)
RelationsSignalements, alertes du CSE, sanctions, conflits traitésRegistre des signalements
ClientsRéclamations sur l'accueil, avis en ligne négatifsService client, plateformes d'avis
PerceptionEnquête de climat social (chapitre 7)Questionnaire anonyme annuel

Exemple : Décor&Sens, après la fermeture d'une caisse sur deux en semaine.

Indicateur20252026Évolution
Taux d'absentéisme3,9 %5,2 %+ 1,3 points
Taux de rotation10,7 %17,9 %+ 7,2 points
Retards (par salarié et par mois)0,81,9+ 1,1
Réclamations clients visant l'accueil (par mois)2,05,0+ 3,0

Lecture. Les quatre indicateurs se dégradent la même année, après une décision d'organisation. Le taux d'absentéisme gagne 1,3 points et le taux de rotation 7,2 points ; les réclamations sur l'accueil font plus que doubler. Avant d'incriminer des personnes, Mme Carlier revoit l'organisation de la caisse. Un indicateur se lit toujours avec son contexte : un taux de rotation élevé dans une équipe d'étudiants n'a pas le même sens que dans une équipe stable.

Graphique en barres comparant 2025 et 2026 chez Décor&Sens : taux d'absentéisme de 3,9 % à 5,2 % (+ 1,3 point) ; taux de rotation de 10,7 % à 17,9 % (+ 7,2 points).
Schéma 4. Chez Décor&Sens, absentéisme et rotation se dégradent la même année, après la fermeture d’une caisse sur deux.

Gérer une situation de crise

Une situation de crise est un événement soudain, grave, qui perturbe le fonctionnement de l'unité commerciale et menace les personnes, les biens ou l'image : agression ou vol à main armée, accident grave d'un client ou d'un salarié, incendie, panne informatique bloquant les caisses, rumeur ou vidéo virale sur les réseaux sociaux, intempérie, intoxication. Elle se gère en trois temps : avant, pendant, après.

TempsActionsResponsable
Avant : prévenir et préparerIdentifier les scénarios dans le DUERP ; rédiger des fiches réflexes (qui appelle qui, où se mettre à l'abri, que dire) ; former l'équipe ; tester (exercice d'évacuation) ; tenir à jour les numéros utilesDirecteur, manager, CSE
Pendant : protéger et déciderMettre les personnes en sécurité ; alerter les secours ; constituer la cellule de crise (directeur, adjoint, responsable sécurité) ; décider (fermeture, évacuation, mode dégradé) ; communiquer en interne, puis à l'extérieur, d'une seule voixCellule de crise
Après : accompagner et tirer les leçonsPrendre en charge les salariés touchés (écoute, médecin du travail, soutien psychologique) ; déclarer (accident du travail, assurance, dépôt de plainte) ; informer l'équipe ; analyser et mettre à jour le DUERP et les fiches réflexesDirecteur, manager, ressources humaines

La communication de crise suit des règles : un seul porte-parole (le directeur), des faits vérifiés, pas de spéculation, une information rapide de l'équipe avant les clients et la presse, une réponse factuelle et calme sur les réseaux sociaux. Exemple : une vidéo d'un client filmant une altercation à l'accueil de Bricomat Vitrolles circule en ligne ; la cellule de crise vérifie les faits, soutient le salarié, répond publiquement en une phrase (regret, prise en charge, contact direct) et briefe l'équipe le jour même pour qu'elle ne réponde pas en ligne à titre personnel.

Le rôle du manager

Le manager de proximité est le premier acteur de la prévention : il voit l'équipe tous les jours, et son comportement est lui-même un facteur de risque ou de protection.

Au quotidienFace à un signalFace à un fait grave
Donner des consignes claires et des règles stables (attribution des ventes, pauses, planning connu à l'avance) ; reconnaître le travail ; répartir la charge ; être présent aux heures de pointeÉcouter sans minimiser ; noter les faits ; proposer un entretien ; orienter vers le médecin du travail ; informer sa hiérarchieProtéger la personne ; ne pas mener seul une enquête sur un harcèlement ; signaler immédiatement à la direction et au référent ; consigner par écrit ; ne jamais exercer de représailles contre un salarié qui signale

Exemple. Chez Bricomat Vitrolles, un chef de secteur remarque qu'une vendeuse du drive, d'ordinaire ponctuelle, multiplie les retards et évite un collègue. Il la reçoit, écoute, note les faits qu'elle rapporte (remarques déplacées répétées) et, sans conclure lui-même à un harcèlement, informe le directeur et le référent du CSE le jour même ; la vendeuse est reçue par le médecin du travail à sa demande. Le secteur ajuste les binômes en attendant les conclusions de l'enquête interne.

Erreurs fréquentes : attendre que « ça se tasse » ; régler un conflit par message ou devant les clients ; promettre la confidentialité absolue sur des faits qui doivent être signalés ; confondre exigence (objectifs, consignes) et pression constante ; oublier de suivre un accord conclu.

Exercices auto-corrigés

Les indicateurs de risques psychosociaux de Bricomat Vitrolles


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Bricomat Vitrolles, grande surface de bricolage ouverte 7 jours sur 7 avec 38 salariés, a connu en 2026 une réorganisation des secteurs et l'ouverture du drive. Le CSE a alerté M. Ferreira sur la dégradation du climat. Le directeur vous demande, en tant qu'assistant(e) manager, de calculer les indicateurs de 2025 et de 2026 (document 1) pour objectiver la situation avant la réunion avec le médecin du travail.

La durée annuelle théorique de travail est de 1 607 h par salarié, soit 61 066 h pour l'effectif. Les formules figurent dans le document 2.


Document 1 : indicateurs sociaux de Bricomat Vitrolles

Indicateur20252026
Effectif3838
Heures d'absence pour maladie2 890 h3 950 h
Entrées46
Sorties (démissions, fins de contrat)47
Accidents du travail avec arrêt24
Signalements au CSE ou au référent harcèlement15

Document 2 : rappels

NotionCalcul
Taux d'absentéismeheures d'absence ÷ heures théoriques (effectif × 1 607 h)
Taux de rotation[(entrées + sorties) ÷ 2] ÷ effectif
Taux de fréquence des accidents du travailaccidents avec arrêt × 1 000 000 ÷ heures réellement travaillées
Heures réellement travailléesheures théoriques – heures d'absence

Annexe 1 (arrondir les pourcentages et les taux à une décimale, les ETP à deux décimales)

QuestionRéponse
Taux d'absentéisme pour maladie en 2025 (%)
Taux d'absentéisme pour maladie en 2026 (%)
Évolution du taux d'absentéisme entre 2025 et 2026 (points)
Taux de rotation du personnel en 2026 (%)
Heures réellement travaillées en 2026 (h)
Taux de fréquence des accidents du travail en 2026
Heures d'absence supplémentaires en 2026 par rapport à 2025 (h)
Équivalent temps plein perdu correspondant (ETP)

Questions d'analyse

La hausse simultanée de l'absentéisme, du turnover, des accidents et des signalements, l'année d'une réorganisation, oriente vers :


La première action de M. Ferreira est :




Le coût de l'absentéisme lié au stress en caisse chez Décor&Sens


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Chez Décor&Sens, les deux hôtes de caisse ont cumulé en 2026 34 jours d'arrêts courts (moins de huit jours), concentrés sur les périodes de forte affluence. Lors des entretiens, tous deux ont évoqué la pression des files d'attente, les incivilités de clients pressés et l'absence de renfort aux heures de pointe. Mme Carlier, la directrice, vous demande, comme assistant(e) manager, de chiffrer le coût complet de ces absences (document 1) avant de décider d'un renfort de caisse.

Le magasin maintient le salaire pendant ces arrêts courts (calcul simplifié). Les absences sont remplacées à 60 % par des vendeurs en heures supplémentaires ; le reste des heures n'est pas remplacé et allonge l'attente en caisse.


Document 1 : données 2026 des caisses de Décor&Sens

ÉlémentValeur
Jours d'absence des deux hôtes de caisse (arrêts courts)34 jours de 7 h
Taux horaire brut des hôtes de caisse12,40 €, salaire maintenu, charges patronales de 42 %
Remplacement60 % des heures d'absence effectuées par des vendeurs en heures supplémentaires majorées de 25 %, taux horaire brut 12,60 €, charges patronales de 42 %
Chiffre d'affaires moyen d'une journée10 500 € HT ; perte estimée à 2,5 % du chiffre d'affaires les jours d'absence (attente en caisse, abandons) ; taux de marque de 40 %
Temps de réorganisation des plannings1 h par jour d'absence pour M. Benali, taux horaire brut 19,50 €, charges patronales de 42 %

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les heures à une décimale)

QuestionRéponse
Heures d'absence des hôtes de caisse en 2026 (h)
Coût du salaire maintenu, charges comprises (€)
Heures remplacées par des vendeurs en heures supplémentaires (h)
Coût des heures supplémentaires de remplacement, charges comprises (€)
Marge perdue sur le chiffre d'affaires non réalisé (€)
Coût du temps passé par M. Benali à réorganiser les plannings, charges comprises (€)
Coût complet de l'absentéisme des caisses en 2026 (€)
Coût moyen d'une journée d'absence (€)

Questions d'analyse

Les absences sont liées à la pression des pics d'affluence. La réponse la plus cohérente avec la prévention des risques psychosociaux est :


Le coût calculé est une estimation basse, car il ne comprend pas :




Le plan de prévention d'Optique Lavande après une agression verbale


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En septembre 2026, un client mécontent d'un délai de réparation a menacé et insulté Inès, vendeuse d'Optique Lavande, devant d'autres clients. Inès a été arrêtée douze jours. Mme Roussel, la gérante, a signalé les faits, reçu Inès et consulté le médecin du travail. Elle vous demande, en tant que manager adjoint(e), de chiffrer le plan de prévention qu'elle envisage (document 1) et de le comparer au coût de l'épisode (document 2).

La formation a lieu un lundi, jour de fermeture : le magasin ne perd pas de chiffre d'affaires, mais les heures sont rémunérées. L'OPCO prend en charge la moitié des frais pédagogiques (chapitre 10).


Document 1 : plan de prévention envisagé

ActionCoût
Formation « faire face aux incivilités » (1 jour, 7 h) pour les 4 salariés, un lundifrais pédagogiques 980 € HT pour le groupe (OPCO : 50 %) ; taux horaire brut moyen des salariés 13,80 €, charges patronales de 42 %
Bouton d'alerte relié à la télésurveillanceinstallation 450 € ; abonnement 29 € par mois
Réunion d'équipe d'une heure (procédure, affichage, consignes)5 personnes, taux horaire brut moyen 15,00 €, charges patronales de 42 %

Document 2 : coût de l'épisode de septembre 2026

ÉlémentValeur
Arrêt de travail d'Inès12 jours
Coût estimé d'une journée d'absence (salaire maintenu, remplacement, désorganisation)165 €

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales)

QuestionRéponse
Coût salarial de la journée de formation pour les quatre salariés, charges comprises (€)
Frais pédagogiques restant à la charge du magasin après l'OPCO (€)
Coût du dispositif d'alerte la première année (€)
Coût de la réunion d'une heure avec toute l'équipe, charges comprises (€)
Budget total du plan la première année (€)
Budget par salarié, gérante comprise (€)
Coût de l'épisode de septembre 2026 (€)
Nombre d'épisodes comparables à éviter pour que le plan soit rentabilisé (arrondi à l'entier supérieur)

Questions d'analyse

L'agression d'un salarié par un client relève, parmi les risques psychosociaux, de :


Après l'incident, Mme Roussel doit en priorité :




Le conflit entre Amine et Chloé, vendeurs du rayon décoration de Décor&Sens


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Au rayon décoration de Décor&Sens, Amine et Chloé se disputent depuis trois semaines l'attribution des ventes de gros articles (luminaires, miroirs), qui comptent pour la prime individuelle. Ils ne se parlent plus, se coupent la parole devant les clients et deux collègues se plaignent de l'ambiance. Le chiffre d'affaires du rayon a baissé de 6 % sur la période. M. Benali décide d'intervenir et vous demande, en tant qu'assistant(e) manager, de chiffrer ce que le conflit a coûté (document 1) et de préparer sa démarche (document 2).


Document 1 : temps et coûts liés au conflit

ÉlémentValeur
Entretiens individuels45 minutes avec chacun des deux vendeurs
Médiation1 h 30 avec les deux vendeurs
Compte rendu et règle écrite d'attribution30 minutes
Taux horaire brut de M. Benali19,50 €, charges patronales de 42 %
Taux horaire brut des vendeurs12,60 €, charges patronales de 42 %
Chiffre d'affaires hebdomadaire habituel du rayon9 800 € HT, en baisse de 6 % pendant trois semaines ; taux de marque de 40 %

Document 2 : les étapes de résolution d'un conflit

ÉtapeContenu
1. Écoute séparéeFaits, ressenti, besoins de chacun
2. Confrontation ou médiationLes parties exposent leur vision ; le manager reformule, fait émerger une solution (DESC)
3. AccordRègle écrite, engagements, suivi
4. ArbitrageSi l'accord échoue : décision du manager, recadrage, suivi

Annexe 1 (arrondir les montants à deux décimales, les heures à deux décimales)

QuestionRéponse
Heures consacrées par M. Benali au traitement du conflit (h)
Coût du temps de M. Benali, charges comprises (€)
Heures des deux vendeurs mobilisées par les entretiens et la médiation (h)
Coût de ces heures, charges comprises (€)
Chiffre d'affaires perdu par le rayon sur trois semaines (€)
Marge perdue correspondante (€)
Coût total du conflit pour le magasin (€)

Questions d'analyse

La première étape de M. Benali est :


Lors de la médiation, M. Benali ouvre avec la méthode DESC. La formulation conforme à la première étape (décrire) est :


La médiation aboutit à une règle écrite d'attribution des ventes. Si le conflit reprenait malgré cette règle, M. Benali devrait :







Questions fréquentes

Qu'est-ce que la méthode DESC pour résoudre un conflit ?

DESC structure la prise de parole face à un comportement à faire cesser : Décrire les faits (précis, datés, sans jugement), Exprimer son ressenti ou l'effet sur l'équipe et les clients, Spécifier la solution attendue, Conclure sur les conséquences positives et, si nécessaire, négatives. Elle s'inscrit dans une résolution en cinq étapes : écouter séparément, analyser, confronter dans un cadre, formaliser l'accord, suivre.

Quels sont les risques psychosociaux et les obligations de l'employeur ?

Les RPS regroupent le stress, le harcèlement moral et sexuel, les violences externes et internes et le burn-out ; ils naissent de l'organisation et des relations, non d'une fragilité individuelle. L'employeur a une obligation de sécurité (de moyens renforcée) : évaluer les risques dans le DUERP, prévenir (primaire, secondaire, tertiaire) et faire cesser le harcèlement dès qu'il en a connaissance, avec le CSE et le médecin du travail.

Quelle est la différence entre médiation et arbitrage dans un conflit ?

Dans la médiation, un tiers neutre (le manager ou un collègue reconnu) aide les parties à trouver leur solution sans décider à leur place ; elle convient à un conflit installé, si les parties acceptent de dialoguer. Dans l'arbitrage, le manager tranche et impose une décision : échec de la médiation, urgence, faute, intérêt du magasin ou des clients. Conflit avec le manager lui-même ou soupçon de harcèlement : recours à la direction ou au CSE.